28.03.2008

Fourniret dernières nouvelles du procès

Bon !

les reporters sont nuls, impossible d'obtenir une information valable .... j'ai donc été obligé de transporter ma personne jusqu'à la cour d'assises des Ardennes.

 

Le sieur Fourniret à la triste mine ne dégoise pas un mot.

par contre il écrit comme je chie.

sa prose sort tout droit de son postérieur.

L'infâme assassin en série refuse de livrer les informations qu'il détient , mais nous saurons bien l faire parler ....

je vous donne donc rendez-vous à demain car je dors avec lui cette nuit .... ça va saigner !!!!! 

Le procès Fourniret

Se tient en ce moment le procès du tueur en série le dit 'Fourniret'.

 

Nos envoyés spéciaux et autres reporters sont sur les lieux, nous attendons leurs rapports incessamment sous peu.

 

nous ne manquerons pas de vous relater les débats.

 

à bientôt ! 

27.03.2008

Machin a-t-il tué Chantal Sébire ?

Au palais de justice, ce matin, nos reporters sont en alertes .....

un vilain bruit court à la cour .....

Machin aurait assassiné Chantal Sébire ....  cette grave accusation a été proférée par un SDF SP et SC (Sans Papiers et Sans Cervelle) !

Le procureur de la république a saisi  la magistature sur le parquet et a regardé sous sa robe.

une minute a été adressée au président du consistoire et les avocats vinaigrette se sont réunis dans le TGI (Tribunal de Grande Instance).

Le greffier s'est accroché aux rideaux car le procureur voulait lui carresser l'échine ....  la Chine par mesure de rétorsion a grillé mille tibétains qui priaient Allah pour le retour de la sainte vierge !

 

La reine d'Angleterre a téléxé à la cour d'arrêter de déconner ... sinon, elle leur envoi les reliefs de panse de brebis farcie .... après une hésitation compréhensible, tout est revenu dans l'ordre (des complices d'avocats!) 

04.07.2007

Je suis dérouté ! attentats ratés à Londres GB

Suite aux attentats manqués de Londres,

La Grande Bretagne s'apprête à modifier ses critères de recrutement de médecins, chirurgiens !

 

Je ne comprends pas !

Ces personnes qualifiées font soudain l'objet d'un ostracisme inqualifiable !

Est-ce que leur qualité d'iraquien, de Libyen, de Russe, de Pakistanais, d'indien, de français, de chiites, de breton, de parisien, de guadeloupéen, de philippin, de japonais, de chinois, de kolkhozien ....

fait d'eux des médecins chirurgiens incompétents ?

 

Pour moi, la qualification est facile :

on prend un malade ou un blessé, on le met entre les mains de l'un de ces médecins-chirurgiens et on observe ce qui se passe !

Si tous les malades sont guéris !  pain de coucou !!!!!!

 

 si le malade meurt ..... on renvoie l'imposteur !

 

mais franchement, prendre en compte la nationalité, l'origine, la race ..... c'est d'un abject racisme !!!!

 

j'espère que la licra, djamel debouze, ramzy, amel bent, hélène cheguévarra et  dieudonné vont marquer le coup et se présenter aux tests de vérification de qualification en médecine-chirurgie à London !!!!!!

 

:-) 

Ma note sur la TVA Sociale sur le blog de E-M Leclerc a disparu

Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire !

Ma note a disparu comme par enchantement !

Réaction rapide et nette !

Lorsqu'une info contredit votre propos, ne cherchez pas à argumenter, virer la note, ça va plus vite et c'est plus efficace !!

 

Merci Leclerc ..... qui nous propose la transparence dans la concurrence deds prix !

On sent une grand force de conviction et d'humanité dans cette enseigne de milliardaires attardés mentaux !

 

Bon !

à qui le tour ? 

21.06.2007

Mon commentaire censuré chez Lapinos (pas agile)

Comme tous les grands marchés, celui de l'art est particulièrement encadré !

 

Ses intervenants sont nombreux et l'artiste n'est que la cheville plus ou moins ouvrière qui sustente tout un tas de parasites plus ou moins inspirés !

 

 

le premier suceur : l'URSSAF

http://www.secuartsgraphiquesetplastiques.org

 

le 2ème : l'association loi 1901 'la maison des artistes' connue sous le sigle MDA et qui s'évertue à conserver ses avantages iniques au profit du train de vie de ses dirigeants.

 

Mais pour être sucé, il faut vendre.

Donc .... galerie.

Mais de nombreux autres parasites se chargent de vampiriser l'artiste exsangue ....  des petites associations locales qui demandent une cotisation puis une participation aux frais d'exposition et enfin prennent un pourcentage sur la vente (éventuelle) !

 

Il y a les marchands de couleurs qui vendent à une prix d'or des pigments qui ne valent rien au poids.

 

Les fabricants de supports (toiles) faites en Chine pur un bol de riz et vendu au prix fort !

 

Bon, ça, c'est pour le tout venant, l'artiste des rues et des champs qui se chauffe au rayons du soleil et se trempe les pieds danbs l'eau quand le temps est trop chaud.

 

On passe la vitesse supérieure avec les commissaires priseurs qui savent si bien donner de la valeur à un tableau chiné dans un vide grenier pour 3 euros revendu en  leur salle des fêtes 3000 ! 30 000 !  3 000 000 ! au bout de trois années de reventes successives de salle en salle.

 

Et puis les deux gros requins : pinault et arnault ... qui possèdent leurs propres salles de ventes et qui font des culbutes à vous rendre hémiplégique rien qu'à essayer de lire les zéros sur le chèque !

 

Alors .... le critique d'art .... c'est vraiment la dernière roue à plat de étrange équipage. Son influence ne s'exerce que sur sa femme, sa belle-famille et son chien !

 

 

(J'ai dû dire quelque chose qui ne lui a pas plu !) 

01.06.2007

Etre informé représente-t-il un avantage ou un handicap ?

Oh ! je vais être bref car il n’y a pas grand-chose à dire !

 

 

Juste une tite question :

 

Lorsqu’un palais de justice est le siège d’une loge maçonnique, quel espoir a-t-on de voir triompher la justice ?

17.04.2007

Un procès très ordinaire ....

 

Le gnome a payé, le notaire a déposé le chèque sur la caisse des avocats (CARPA).

J’ai fait part à mon avocat de mes difficultés financières directement liées au fait qu’il m’avait début février dit que je pouvais engager des dépenses alors que de l’autre côté, il accordait un délai de grâce à mon ancien employeur. J’avais justement des arbres à faire abattre car ils menaçaient directement la maison et le moi de mars est le dernier délai pour l’abattage, j’avais aussi, pour pouvoir continuer à vous écrire mes états d’âme, un besoin urgent d’un nouveau PC et d’une imprimante. Mon avocat m’a rassuré en m’expliquant que ces cas étaient prévus et qu’il allait demander une avance sur règlement à la CARPA.

Au bout de deux semaines, ne voyant rien venir, je le relançais. Je reçu de lui le message suivant :

 

« Cher Monsieur,

 

J'ai pu avoir à l'instant le Président de la CARPA au téléphone auquel j'ai exposé votre situation.

 

Celui-ci estime que la situation que vous rencontrez ne caractérise pas l'urgence exigée par le texte pour justifier un débloquage anticipé des fonds.

 

Il est bien évidemment prêt si nécessaire à établir une attestation destinée à votre banque si celle-ci avait un doute sur la proximité et l'effectivité de la remise des fonds.

 

Restant à votre disposition,

 

Bien à vous »

 

J’étais dans un état d’exaspération maximum et je lui répondais dans la foulée :

 

« Maître,

 

je ne pensais pas que vous me mettriez dans une telle situation !

 

Lorsque je vous ai quitté, après l'audience, et plus tard au téléphone,

vous m'avez dit que je pouvais commander des peintures.

 

Je vous ai fait confiance, je n'ai pas acheté de peintures parce que ce n'était pas une urgence.

 

J'ai fait l'acquisition d'un nouvel ordinateur. Le mien avait sept ans et était obsolète alors que j'en ai besoin pour présenter mes services aux entreprises.

 

Je n'ai pas procédé aux autres achats urgents, je suis, je crois quelqu'un de raisonnable malgré les doutes que vous aviez émis lors du jugement du conseil des prud'hommes et votre conviction partagée avec Maître Machin de ne pas procéder à l'exécution du jugement à cette époque de peur que je ne dépense cet argent .... avec le risque qu'en appel ....

Heureusement, il y avait cet article  ....R 516-18 ?

 

Par contre, les arbres qui menaçaient ma maison c'était une véritable urgence car à un mois près, il n'était plus possible de procéder à leur élagage.

 

En tout confiance, j'ai fait travailler un artisan que j'aurais dû payer

au début du mois de mars au plus tard en me référant à la délibération de la cour d'appel de Caen intervenue le 27 janvier 2006, son exécution aurait dû intervenir dans les jours suivant la délibération. soit vers début février.

Il est venu se faire payer, ce soir, et je lui ai demandé de revenir vers mi-avril ..... je ne savais pas comment me comporter avec lui ... il a été correct, et moi, je me conduis comme un voyou .... grâce à vous ! Merci !

 

Lorsqu'à fin février je vous ai écrit, puis appelé,

Vous m'avez répondu que vous ne me contactiez que lorsqu'un évènement intervenait, mais en même temps, vous m'informiez que vous vous étiez mis d'accord avec Maître Machin pour reporter,  SANS ME DEMANDER MON AVIS l'échéance du paiement à fin février.

 

Ainsi, pour un jugement de fin janvier, je serais réglé mi avril.

 

Effectivement, je suis tout à fait d'accord avec le Président de la CARPA,

tant qu'il n'y a pas mort d'homme, il n'y a pas d'urgence !

Je n'ai pas l'heurt de connaître ce Môssieur, mais il doit vraiment valoir la peine d'être connu !

Je suppose qu'il vit dans l'urgence et qu'il sait donc de quoi il parle .... comme je le plains, ce pôvre homme !

Si vous pouviez me rappeler son nom ....

 

De qui vous moquez-vous, vous, les hommes de loi, les représentants de la justice ?

 

Et puis pour qui vous prenez-vous ?

 

Oui, je pisse dans un violon en vous disant cela, et pourtant, je suis absolument outré de votre désinvolture.

 

Croyez que chaque fois que j'en aurais l'occasion je chanterai vos louanges.

 

Qu'allez-vous encore inventer pour me spolier ?

Quelle nouvelle procrastination allez-vous encore concevoir pour vous foutre un peu plus de moi ?

Je ne suis qu'un stupide citoyen, vous avez bien raison de vous payer ma tête.

 

Qu'ai-je à faire de votre caisse CARPA et de financer de mes deniers vos indolentes soirées d'initiés ?

 

Je suis hors de moi, je ne trouve pas les mots qui pourraient vous faire ressentir à la fois le désappointement que j'éprouve et l'immense vague de révolte que vos abus de pouvoirs font résonner en moi.

 

 

J'espère que vous et vos congénères dormirez du sommeil du juste qui a bien entubé les autres en profitant de sa force et de leurs faiblesses. 

si je peux vous rendre la monnaie de votre pièce, je serai votre très dévoué.

 

C'est lamentable, je suis tout à fait écoeuré.

 

 

Au fait, j'espère que vous avez pu vous payer de vos propres émoluments,

il serait dommage que l'avocat soit traité selon le régime de son client,

et puis vous, vous n'êtes pas stupide ! »

 

 

 

Je n’ai reçu aucune réponse.

Je ne suis peut-être qu’un pot de terre, mais vieux car c’est bien connu, dans les vieux pots, on fait la meilleure soupe (voir mes recettes de cuisine).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PS :

P. Driout ne croit pas si bien dire en écrivant :

« Le juriste dit savamment des choses évidentes pour éloigner le profane en joignant le geste vague à la parole obscure ... » il oublie seulement de préciser que tout cela se fait par procrastination !!!!!

 

 

 

PS + :

Chère lectrice cher lecteur, cher maître,

 

Malgré tout le soin que nous avons apporté à corriger nos mauvaises habitudes orthographiques et grammaticales (dues, à n'en pas douter à un enseignement foireux), nous constatons que quelques scories ont échappées à notre vigilance et nous vous saurions fort reconnaissants de ne pas nous en faire une tartine et encore moins un mauvais procès ! Sachez que nous avons des hommes de loi dans notre poche !!!!!

 

L'auteur et ses ayants droits.

 

 

 

PS ++ :

 

L'argent de la CARPA ne dort pas, il sert à ......

la formation des avocats !

 

Après le cours sur les effets de manches et les mots les plus abscons du dictionnaire à son maî-maître,

 

Aujourd'hui, le sujet sera :

comment entuber le justiciable et lui clouer le bec s'il se rebiffe !!!!!

 

La semaine prochaine :

Comment décliner toutes les formes (et plus si affinités) de la procrastination !!!

 

 

Si l'argent des justiciables sert à financer les frais de fonctionnements de la CARPA et les frais de formations des avocats ..... y'a de gros soucis à se faire car cela relève purement et simplement du financement dit de "cavalerie" en faite, il vaudrait mieux dire : "qui se mord la queue" car, si la CARPA était brusquement dissoute (pour des raisons évidentes d'associations de malfaiteurs agissants en bande organisée) elle serait dans l'incapacité totale de rembourser les justiciables dont elle détourne allègrement les fonds sans que personne n'y voit rien à redire (sauf moi .... merdre).

Et cela explique que les délais de règlement aux justiciables ne cessent de s'allonger car l'argent a besoin d'argent pour se nourrir .....

 

Pour mon prochain procès, je prévois déjà un délai de 3 mois .... soyons toujours prévoyants car comme dit mon croquemort :

mieux vaut mourir que mal guérir !!!

.

 

 

 

           

Envoyé samedi 20 mai 2006 - 12h28:             

A vous lire, je me dis que la loi, décidemment, ne cesse de s'enfoncer dans ses propres contradictions et qu'il faudra bien, un jour revenir sur terre !

 

Les lois issues de la jurisprudence, en particulier, sont d'une aberration à mourir de rire si les conséquences directes n'étaient pas si dramatiques pour les quidam qui en subissent les conséquences.

 

La jurisprudence, c'est un peu la justice de St Louis sous son chêne.

Ah ! vous revendiquez tous les deux la maternité de ce têtard ..... eh bien montrez-moi vos cuisses de grenouilles !

La jurisprudence se fout pas mal du général dans lequel évolue la société, elle s'attache à l'application ponctuelle et personnifiée d'un jugement sans tenir compte des effets de bord.

La cour de casse (porte bien son nom, celle là) dit que y'a qu'à, faut qu'on ..... tant pis si les autres cas de figures ne sont pas évalués .... les plaideurs professionnels s'emparent de ce cas particulier pour en faire une généralité et hop ! désormais, on traite tout le monde de la même façon ! Ah, c'est antinomique avec votre situation professionnelle .... ben démerdez-vous, la jurisprudence a parlé, je ne peux plus rien pour vous !!!!!!

 

Ouaip, on peut dire que nous avons la justice que nous méritons ! tout ce petit monde qui grouille et magouille à qui mieux mieux aux frais du contribuable et qui fait barrage et qui serre les coudes sitôt que l'un de ses membres est en défaut !!!!!!!

 

Belle justice, en vérité que ces bachibouzouks alambiqués et dissimulateurs et menteurs et voleurs !!!!!!!

 

Beurk !

 

 

Alors !

 

Nous sommes, à présent, le 18 avril 2007.

Voici ce que j’ai envoyé par e-mail hier à mon avocat :

 

Le 7 mars 2007 :

Bonjour Maître,

 

En réponse à votre courrier du 6 mars,

Je vous rappelle que l’XXXXXXX n’a pas exécuté ses obligations conformément aux règles de calcul des cotisations URSSAF, AGIRC, ARCCO.

Le solde de tous comptes qui m’a été délivré, comme je vous l’expliquais dans mes divers courriers depuis plus d’une année, n’est pas conforme à la législation et me lèse d’un montant évalué à environ 1000 euros et ne me permet pas de faire ma déclaration d’impôt dans des conditions équitables.

Je vous remercie de bien vouloir vous reporter à mes différents courriers qui vous expliquaient cette situation par le détail et pour lesquels vous m’aviez répondu tenir une position très ferme vis-à-vis de votre confrère.

Je ne doute pas un seul instant que vous allez mettre bon ordre rapidement dans mon dossier et que votre courrier qui n’a aucune cohérence avec mon dossier doit être mis au crédit de la longue patience dont vous avez dû faire preuve vis-à-vis de votre confrère qui joue la montre pour mieux noyer le pauvre petit poisson que je suis.

Je suis bien obligé de mettre une note d’humour (quelque peu acide) à cette histoire sans fin !

Non, pas sans fin, car je suis très optimiste et reste accroché à la conviction que la justice, même aveugle, retrouve toujours le chemin du droit.

 

Bien à vous

 

 

 

Et hier soir, le 17 avril 2007 :

Maître,

En réponse à votre courrier du 5 avril 2007,

Je pense que la prise en charges des honoraires d’un expert comptable  

doivent être à la charge de l’XXXXXXX puisqu’ils correspondent à leur indigence.

D’après l’un de vos précédents courriers (3 nov 2006), il reste sur votre compte séquestre

Un montant de 5697.15 euros.

Je demande que les honoraires soient prélevés d’office sur cette somme puisque l’XXXXXXXX refuse de s’exécuter.

 

Merci de votre attention

 

 

Je me demande sérieusement si je ne devrais pas écrire une nouvelle basée sur cette mésaventure …..

Le problème sera de trouver une chute à cette histoire sans fin !!!!!

Un procès très ordinaire

 

C’était un 15 décembre.

 

Dès que je me suis présenté à la réception pour l'entretien d'embauche, j'ai su que ça allait merder !

La secrétaire avait une tête de chien battu et a totalement paniqué quand je lui ai annoncé que j'avais rendez-vous avec le directeur.

Elle est restée un bon moment à me regarder comme si je venais pour un hold-up, puis, voyant que je ne bougeais pas d'un poil, elle m'a dit :

" je vais l'appeler pour lui dire que vous êtes là, alors ?" et c'était plus une question qu'une affirmation.

 

La secrétaire du directeur est venue me chercher. Elle avait l’air sympa mais quelque peu distante.

Le directeur, je l’avais déjà eu au téléphone et il m’avait semblé assez limité.

C’était un homme courtaud avec le cou rentré dans les épaules, des petits yeux chafouins et une barbe en collier de marin breton qui prend d’une oreille jusqu’à l’autre mais en évitant le dessous de la lèvre inférieure et sans moustache, un nain de jardin. Il avait l’air fourbe et retors.

Il n’était pas seul dans le bureau, une femme mûre à la face rébarbative aux yeux globuleux aux lèvres repoussantes et aux cheveux hirsutes et blanchâtres l’accompagnait.

Le directeur nous a présentés : Yfig, Madame Obséquieuse, Chef du personnel.

Nous nous sommes serré la louche, elle avait des mains de maçon, toutes sèches, crevassées, râpeuses.

Elle a évité soigneusement de me regarder dans les yeux et j’ai trouvé que son nom lui allait à merveille.

Ils m’ont prié de m’asseoir et l’entretien a commencé.

Ils m’ont fait le coup du : « nous allons vous présenter notre société », formalité des plus chiantes dans la mesure ou  elle consiste à parler en bien de l’entreprise en évitant soigneusement de dire le moindre mot sur la réalité interne.

Puis, de la façon la plus classique qui soit, nous nous sommes penchés sur mon CV. J’ai bien essayé d’y mettre un brin de fantaisie, mais ils m’ont vite fait comprendre que l’humour ne les branchaient pas.

Enfin, on a joué au petit jeu des questions réponses, le truc le plus tartignolle qui se puisse pratiquer pour un entretien d’embauche, sauf si strictement technique.

 

La question qui tue : «  avez-vous des questions sur l’entreprise ? »

Ben oui, évidemment face de pet, je voudrais savoir si vous piquez dans la caisse et si vous vous octroyez des avantages surnuméraires ?

 

Et là, la dame à tête de bouledogue et qui se prétendait chef du personnel a enfin pu poser LA question pour laquelle elle avait insisté pour participer à l’entretien :

«  Si nous vous retenons pour le poste, pensez-vous que vous devrez être tenu  informé de tout ce qui se passera dans la société, ou bien, au contraire, pensez-vous que vous ne vous sentirez concerné par ce qui se passera dans votre département et uniquement par ça ? »

 

Ca m’a foutu un coup, car je me suis dit que cette pauvre dinde était vraiment aussi finaude qu’un baril de lessive vide qui peut encore servir comme poubelle et que je me préparais de sacrés beaux jours si jamais je rentrais dans une boîte où le chef du personnel est aussi gland qu’un rayon de roue de bicyclette !!!!!!

 

J’ai eu une furieuse envie de me lever et de me casser en laissant là ces deux ronds de flanc.

Mais j’étais sans boulot depuis six mois et n’avais droit à aucun type d’allocation ni d’aide et chaque jour qui passait nous endettait un peu plus ….. et puis, j’ai eu une pensée amicale pour l’ami qui m’avait introduit auprès de cette société.

 

J’ai donc fait semblant d’avoir pris le temps de réfléchir pour leur asséner benoîtement le seul lieu commun qu’une pareille question pouvait attendre en réponse :

«  Ni l’un ni l’autre, chère madame (et j’ai perçu, à certaines vibrations, qu’elle serrait les fesses), car si je vous dis que je me contenterai de m’informer de mon département, vous penserez que je me désintéresse de votre entreprise, ce qui n’est pas le cas, et si je vous réponds que je veux être tenu informé par le détails de tout ce qui s’y passe, je n’aurais plus assez de  temps pour m’occuper de mon service. Je souhaiterai donc être mis au courant de tout ce qui me concernera au premier degré et accessoirement de tout ce qui peut avoir une influence sur la stratégie globale de l’entreprise et donc, par effets de bord, sur mon service. L’art du management n’est-il pas d’anticiper ? »

 

Le directeur acquiesça du chef et parut fort satisfait et elle, fort décontenancée, je le vis à ses yeux qui avaient échappés à ses orbites.

Elle les remit en place et nous échangeâmes nos civilités.

 

 

 

Par mon copain qui suivait ce client pour d’autres services, j’appris que nous étions deux sur les rangs. Avouerais-je que j’ai espéré ne pas être retenu ? C’était un peu lâche de ma part, mais qui me jettera la première pierre ?

Le lendemain, mon copain m’informait que l’autre candidat avait déclaré forfait après son entretien. Tu m’étonnes, pensais-je ! Il est pas fou, lui !

 

Le 19 décembre, le directeur m’appela pour me tenir informé, sans s’oublier au passage.

« Je voulais vous dire que nous continuons à recevoir des candidats et que c’est pour cette raison que nous ne vous avons donné aucune suite pour le moment, et je voulais savoir si vous êtes toujours disponible, si nous pouvons compter sur vous ? »

 

J’ai quand même appelé mon pote pour lui faire part de mon inconfort vis à vis de cette turne inquiétante.

Il m’a rassuré en termes convaincants :

« T’inquiète, Yfig, c’est qu’une question de formalités, une fois dans la bergerie, tu feras tout ce que tu voudras, ils sont tous brèles en informatique et tu vas vite t’en rendre compte et tu passeras pour un dieu à leurs yeux ! Et puis oublies pas qu’ils sont à moitié fonctionnaires et qu’ils passent leur temps à roupiller.  »

 

Lui, au moins, avait la foi !

«  Et pourquoi tu travailles avec eux si tu en as une si mauvaise opinion. » risquais-je.

«  Pour le fric mon chéri, pour le fric. »

 

Bon ! je me remis à ma toile et me concentrais sur un glacis des plus délicat. Dommage que la peinture ne nourrisse pas en dessous d’une certaine notoriété. Si mon copain m’avait introduit dans les milieux artistiques, j’aurais eu plus de grâces à jouer les caudataires.

 

 

Le 26 décembre, le nain de jardin m’appelait pour me demander si j’accepterais de commencer le 30 décembre en justifiant cette date quelque peu surprenante par un jargon totalement incompréhensible. Il s’agissait de mettre, au plus vite, un terme aux bêtises du responsable de service que je devais remplacer.

 

Rendez-vous fut donné.

Le 30, à 9 heures, j’avançais vers ma destinée.

 

Le directeur me demanda de l’accompagner jusqu’au service informatique.

C’était une grand messe : tout le personnel de service, y compris les deux personnes en congés, avaient été requises. Au total 12 personnes plus le directeur et votre serviteur nous évitions de justesse le 13 fatidique. La ‘cène’ me sembla particulièrement surréaliste.

Le directeur en Christ et ses 12 apôtres et moi le témoin inattendu !

La bouledogue n’était pas là, mais j’apprendrais ultérieurement qu’elle n’était pas spécialement courageuse dans les cas de gros vent.

Le Christ me présenta en qualité de nouveau chef de service devant l’ancien qui prit rapidement la parole pour affirmer qu’il n’avait pas été officiellement informé ni destitué et qu’en conséquence il restait le seul chef ….. passant outre, le Christ fit le tour de la table en demandant à chacune et chacun de se présenter.

Ils s’exécutèrent avec des mines crispées et des culs serrés (ça se voyait à leur bouches qui rentraient dans leurs faces).

L’ambiance de plomb était particulièrement lourde et épineuse.

On mettrait ça dans un film, pensais-je, personne n’y croirait !

Puis vint mon tour de présenter mes états de services.

Je débitais mon CV comme s’il s’agissait du synopsis de ma prochaine nouvelle, avec baroud à Khartoum, ramdam à Djakarta, barnum à Pretoria et missions commandos à Chicago …. A leur bouilles pétrifiées, je me suis mis à la place de mes futures collaboratrices et teurs qui devaient se demander quel était là le mercenaire qui débarquait dans cette petite entreprise paisible qui vivait au rythme des 35 heures et des RTT et n’avait nul besoin d’un kamikaze pour gâcher leur tranquillité.

Ce n’était pas moi, c’était une espèce de professionnel qui récitait une notice d’emploi.

Le directeur m’a demandé de présenter mon plan d’action.

Manquait pas d’air le dirlo ! J’ai répondu que je souhaitais réaliser un travail d’équipe et que je convoquais le personnel à une réunion de définition de stratégie qui se tiendrait à 14 heures 30.

 

Le Christ est redescendu à son bureau de directeur et je suis resté avec mon prédécesseur qui m’a dit qu’il ne me tenait pas personnellement responsable de la situation mais qu’il ne fallait pas non plus que je m’attende à la moindre faveur de sa part.

 

J’avais pas faim. Je suis allé faire un tour à pied pour m’aérer les synapses.

Je faisais tout mon possible pour ne pas penser. La seule chose qui me retenait de tout envoyer chier, c’était de me dire que de commencer un 30 décembre me validait le dernier trimestre pour la retraite et ça, c’était quand même un joli pied de nez au destin. Et puis tout comptes faits, ce n’était jamais qu’un contrat à durée déterminée, de quoi passer une mauvaise passe !

 

On m’a casé dans un petit bureau au fond du couloir.

 

 

Ca a duré plus d’un mois, jusqu’à début février quand le directeur et sa marâtre se sont enfin décidés à lourder mon prédécesseur.

Ils se sont crus aux States, car ils l’ont viré du jour au lendemain sans semonce …….  Mais c’est son histoire, pas la mienne …… ça m’a quand même laissé de quoi largement réfléchir à ce que pourrait être mon sort ……

 

Et puis je me suis mis à l’ouvrage.

 

Chaque fois que je constatais un dysfonctionnement, je rédigeais un rapport circonstancié que j’adressais au directeur en lui demandant de me faire part de sa décision.

 

Exemple :

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Messageries LOTUS / LINUX  et Base Documentaire LOTUS

.  Nous avons mis en place une messagerie sous LINUX

  nous avons testé avec succès la possibilité de consulter les bases documentaires de   

Lotus à partir d’un navigateur WEB.

 

Nous sommes donc à même de vous proposer deux solutions :

- Acheter des licences LOTUS pour les nouvelles boîtes de messagerie

- Donner accès à la messagerie LINUX en garantissant une parfaite communication avec les personnes ayant déjà leur compte sous LOTUS.

En l’attente de votre décision, et toujours à votre disposition pour toute question ou information complémentaire, veuillez agréer mes plus cordiales salutations.

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Mes collaboratrices-teurs n’étaient pas du tout des brèles, en tout cas, pas tous.

Je les ai inscris à des cours, choses qui ne leur était pas arrivé depuis plusieurs années et j’ai fait venir des intervenants experts sur des sujets pointus.

Au fil des mois, les compétences du service remontaient de niveau et l’ambiance de travail  devenait de plus en plus agréable.

 

Mais c’était sans compter sur la jalousie de la l’acariâtre pimbêche dont je venais d’apprendre qu’elle se trouvait être DRH par ancienneté et qu’elle avait commencé  comme secrétaire sténodactylo quelques décennies auparavant. Je n’ai rien contre les autodidactes, mais les promotions canapé, par contre, ça me défrise les poils du cul et la différence est aisée à faire entre une professionnelle et une gribouille qui vous fait de vilain procès pour des choses qui la dépasse et qui réinvente le code du travail au gré des ses fantasmes et autres humeurs.

J’avais eu l’occasion, au travers de quelques altercations simples de me rendre compte de l’incompétence croquignolette de la dame.

Elle ignorait, entres autres, les modalités juridiques de gestion des fonds de formations et prétendait que les formations que je réclamais pour mon service devaient faire l’objet d’un budget officiel. Je lui fis entendre raison en l’amenant à accepter une réunion avec un prescripteur de formations professionnelles de la place qui lui apporta tous les éléments juridiques qui lui prouvèrent par A plus B que le financement pouvait être assuré indépendamment du budget. J’ai bien senti que mon stratagème ne l’avait pas flattée sur sa capacité à la gestion des ressources humaines.

Elle avait décrété, d’autre part, qu’avec un CDD, je n’avais pas accès aux avantages du CE. Je m’en foutais, le CE ne proposait rien, rien qui puisse m’intéresser.

Puis les premiers échos des suites données par mon prédécesseur sont parvenus à nos oreilles et il les avait assignés en prud’hommes pour non respect des procédures de licenciements.

 

C’est dans le courant du mois d’avril que j’ai été convoqué par le Christ et sa bonne sœur. Nous nous sommes donc retrouvé à trois dans ce huis clos à l’ambiance une nouvelle fois surréaliste et mélodramatique.

Au début de la conversation, ce n’était pas clair, on me demandait si je n’avais rien à me reprocher ? Je me suis dit qu ‘ils devaient agir de la sorte avec le reste du personnel, convoquer les salariés et les traiter comme des gosses pris la main dans le pot de confiture ….. mais moi, je ne voyais pas du tout où ils voulaient en venir ?

Je ne devais pas avoir l’attitude qu’ils attendaient d’un subalterne en présence du tribunal d’exception disposé à pardonner les fautes avouées.

Ce jeu de cons commençait à sérieusement m’agacer et je leur ai demandé si il ne manquait pas un quatrième pour une partie de carte ?

Ca a eut au moins pour résultat de les secouer au point de m’avouer la faute dont ils attendaient que je m’accuse.

Vous donnez trop de compétences aux personnes du service informatique !

Nom de Zeus ! Ils m’auraient demandé en mariage, je n’aurais pas été plus abasourdi !

Ils ont pris leur pied, car j’étais bouche bée, tétanisé par tant de stupidité infantile. Une mouche, qu’on aurait facilement entendu voler, aurait eu largement le temps de se réfugier au fond de mon gosier.

Quand je suis sorti de mon coma, j’ai bégayé un truc du genre :

« Mais c’est exactement ce pour quoi vous m’avez recruté ! Comment pouvez-vous me reprocher ce que toute entreprise attend d’un chef de service ? »

La réponse était Kafkaïenne :

« Leur donner un peu de compétence, oui, mais là, c’est trop ! »

Je voulais encore y croire, ne pas sombrer dans leur délire imbécile.

«  En quoi cela vous gène-t-il ? »

J’avais pensé à tout sauf à ça :

«  S’ils ont trop de compétences, ils vont facilement se revendre sur le marché du travail et nous perdrons des salariés fidèles. »

 

Tout était incroyable ! Je n’avais pas de mots pour exprimer et mon désarroi et mon incrédulité face à tant d’iniquités.

 

Et puis j’ai soudainement compris.

La lourdingue était en train de me faire un numéro de comique.

Elle n’avait pas apprécié, mais alors pas du tout, mon coup pour lui forcer la main sur le financement des formations et avaient dû passer toutes ses nuits à trouver le moyen de briser mes velléités de donner à  mon équipe les connaissances et les compétences qui nous rendraient compétitifs. 

Elle avait donc manœuvré autour du directeur pour le convaincre du péril que de telles compétences pouvaient faire courir à l’entreprise.

C’était affligent.

Mais ayant compris tout ce cinéma, il m’était facile de la renvoyer dans ses buts.

Très rapidement, j’allais au tableau et je listais les formations demandées, celles réalisées ou en cours et celles à venir.

Innocemment, je posais la question :

«  Qu’elles sont, d’après vous, les formations superfétatoires ? »

 

Ils conclurent soudainement que je devais continuer de veiller à la formation du personnel de mon service, mais sans excès de zèle.

 

J’avais envie de gerber. J’ai pris ma bagnole et je suis rentré chez moi.

 

Il y eut bien d’autres péripéties du même acabit, mais je vous en fait grâce.

 

Et puis, un soir, j’étais resté plus tard qu’à l’habitude elle m’appela et me demanda de la rejoindre dans son bureau. Je m’exécutais, mais avec la même bonne grâce que met un lapin à se jeter dans la gueule du loup.

 

Elle me remémora qu’elle était mon supérieur direct et qu’elle avait décidé de suivre le service informatique de plus près car, dit elle, je n’étais pas assez proche de mes collaborateurs ni assez directif.  Elle me prévint que, dès le lendemain, elle avait décidé d’organiser une réunion de « remise sur pied » du service.  Je ne pipais mot car je ne souhaitais surtout pas lui donner la satisfaction de rechigner. De toutes façons, depuis l’histoire de la formation, ses manœuvres me laissaient de glace. J’avais un contrat à durée déterminée et je souhaitais juste le mener à son terme avec le moins de tracas possible.

Au moment de sortir, elle me lança :

« Vous me préparerez un état des lieux du service, il n’est pas normal que vous ne rendiez jamais de compte à personne ! »

Je remontais dans mon bureau et luis transmis par e-mail l’ensemble des compte-rendus que j’avais adressés au directeur et qui étaient tous restés sans réponse.  J’en profitais pour lui glisser que si son altesse sérénissime le directeur de mes deux voulait bien préciser ses choix sur les questions restées sans réponse, cela ne pouvait pas nuire à l’entreprise. C’était un peu comme une bigote qui dirait au bon dieu qu’elle ne comprend pas qu’on se tue en Irak !

 

Le lendemain matin, elle vint comme prévu dans le service, mais elle était moins arrogante, en façade, en tout cas. Elle avait apporté des croissants et nous réunit tous dans la petite salle de conférence du service. Nous étions un peu tassés, mais ça ne pouvait que réchauffer l’ambiance qu’elle brisa rapidement en annonçant à la plus grande surprise de toutes et tous que rien n’allait plus au service informatique et que le laissé-aller entretenu par le responsable nuisait considérablement à l’ensemble de l’entreprise.

Tout le monde était stupéfait car elle semblait totalement ignorer qu’en fait nous venions de réaliser un certain nombres d’exploits qui, pourtant, étaient relatés (sans zèle, il est vrai) dans mes rapports, rapports qui avaient été repris dans le bulletin d’information de l’entreprise (ce genre de propagande qu’affectionnent tant les petits chef d’entreprise ou les politicards arriérés en imaginant que c’est ce qui est écrit qui compte et non ce qu’ils font !). Nous avions fait passer la société de l’ère de l’informatique de papa à celui du vingt et unième siècle. Nouvelle et ultra puissante machine UNIX, langages L4G, bases de données relationnelles, ADSL, HTML,  JAVA, PHP, et LINUX avec DMZ et fire-wall pour tout ce qui avait trait à l’internet.

Seulement voilà, je n’avais pas pensé à mettre un tableau d’emploi du temps à l’entrée du service qui aurait permis à chacun de savoir exactement ce qu’il avait à faire et ce que les autres faisaient, elle précisa même qu’on pouvait le faire avec EXCEL, la godiche.

J’essayais de lui expliquer que cette fonction était remplie par un planning ultra sophistiqué géré sous MS/Project partagé par réseaux entre l’ensemble des personnes du service, mais elle était si fière de sa trouvaille qu’il fut impossible de rien lui dire et la secrétaire fut chargée de cette noble tâche pour le lendemain.

 

Lorsqu’elle fut reparti vers ses pénates, je calmais tant bien que mal mes collaboratrices et       -teurs qui avaient beaucoup de difficultés à comprendre l’attitude inexplicable de la mégère qui semblait privilégier les méthodes moyenâgeuses.

 

Je suggérais à la secrétaire d’imprimer les planning et de les punaiser pour le lendemain. Dans un premier temps, je lui avais préciser : dans les toilettes, mais, me méfiant d’une interprétation au pied de la lettre, je rectifiais en affectant à cet emploi le mur au dessus de la photocopieuse.

 

Une bonne âme devait avoir eu pitié de la gribouille car elle ne se présenta pas le lendemain et je n’entendis plus parler d’elle pendant au moins deux semaines. Je savais depuis le début qu’elle avait des espions dans tous les services qui la renseignaient sur les faits et gestes de tout le monde, mais sur ce coup là, selle s’était foutu seule dans la mouise sans prendre le temps ni  la peine de consulter ses antennes.

 

Puis les semaines ont passées. Il y eut encore et encore des algarades qui la rendaient de plus en plus agressive à mon encontre jusqu’au jour où elle piqua une crise de nerfs en tête à tête, me reprochant un truc dont je n’ai pas conservé le souvenir. Je me souviens seulement lui avoir dit quelque chose comme : « Allez, je vous laisse, une fois encore croire que vous m’avez coincé, le ridicule ne vous ayant pas encore tuée, je suppose que vous êtes maso pour autant aimer ça ! » et je la quittais effondrée en larmes.

 

Plus elle m’agressait et plus j’avais envie de l’humilier.

 

Je finis d’ailleurs pas adresser un courrier recommandé accusé réception au directeur pour lui faire un exposé exhaustif de toutes les extraordinaires bévues commises par  sa thuriféraire de service.

Ce fut la goutte qui fit déborder le vase ! Mon récit était si fidèle à relater l’incompétence de la drh qui voulait se faire informaticienne qu’il n’était plus possible de prolonger la cohabitation. La décision fut prise rapidement et j’étais mis à pied avant même que le directeur eut fini de lire ma lettre.

Elle commençait comme ça :

« Monsieur le nain de jardin, croyez bien que je suis désolé d’en arriver à cette extrémité, mais vous ne sauriez exiger de moi de mener à bien les missions que vous m’avez confiées tout en ayant à subir l’inexpérience, l’incompétence dans la conduite de projet et le management de cadres experts ainsi que les manœuvres dilatoires et diffamantes de Madame l’Obséquieuse qui, sans s’en rendre compte, hélas, prend le parti des intérêts de notre fournisseur contre ceux de l’entreprise. Je veux bien lui accorder le bénéfice du doute et considérer ses actes comme autant de maladresses de bonne foi, seulement les enjeux du projet ne supportent pas les maladresses. »

 

 

Puis, un quinzaine de jours plus tard, je fus convoqué à un entretien préalable  à mon licenciement. Nous étions fin novembre et je n’avais pas tenu douze mois sur les dix huit de mon engagement.

Je fus licencié au motif d’avoir mis en cause la sécurité informatique de l’entreprise.

Ca me faisait penser à la sombre période de l’inquisition qui torturait pour obtenir des aveux sans se soucier de la cohérence des dits aveux. Ainsi, on pouvait voir un aveugle accusé de surveillance, un muet de ragots et un cul-de-jatte de  fuite.

 

 

 

Le cabinet de l’avocat était clair et bien rangé. Le mobilier assez sobre à l’exception de son bureau ministre qui formait barrage entre lui et son client.

Lui-même était grand, plus d’un mètre quatre-vingt à mon avis. Le crâne dégarni un visage rond des yeux bleus au regard intelligent.

 

Je lui ai exposé mon histoire, il a prit des notes et rapidement m’a exposé que compte-tenu que je remplaçais un CDI, il se faisait fort de faire passer mon CDD en CDI.

« Quels avantages ? » Lui demandais-je

« Il doit vous payer une indemnité immédiate égale à un mois de salaire pour CDD inapproprié. »

« Et après ? »

« Eh bien ! on les poursuit pour rupture abusive et vous pouvez demander une indemnité égale à deux mois de salaires. »

« Oui, mais avec un CDD il me doivent 6 mois de salaires pour rupture abusive, plus les congés, les primes et une indemnité pour préjudice moral. » Lui rétorquais-je.

« Oui, évidemment ! »

Ce qu’il y a de bien avec les avocats, c’est qu’ils ont le sens pratique, si j’avais accepté sa proposition, ça lui rapportait la même chose mais avec bien moins d’efforts.

 

Puis il m’a demandé de choisir mon mode de facturation de ses services : un montant fixe tout de suite ou un pourcentage sur les sommes que je percevrai ? J’ai opté pour le pourcentage. Il m’a demandé une avance de 600 euros et, après une heure, nous nous sommes quittés.

Jusqu’à la prochaine fois.

 

Trois mois plus tard, nous avons été convoqués au tribunal des prud’hommes pour la conciliation.

La juge, une jeune femme sympathique, m’a demandé si j’étais disposé à une conciliation, je lui ai répondu que oui.

Elle a posé la même question au jeune avocat de la partie adverse, il a répondu qu’il n’était pas habilité à concilier quoi que ce soit.

Tout le monde était interloqué et la juge lui a demandé s’il confirmait n’avoir aucune habilité à négocier, ce qu’il a fait, elle lui a alors demandé pourquoi nous étions tous réunis s’il n’avait aucune procuration ?

Il a comprit sa méprise, mais il était un peu tard. Il a quand même fini par dire qu’il était mandaté mais pour refuser toute conc