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Cuisine littéraire

  • L'art et la manière de perdre son temps quand on a tout oublié de ses expériences passées !

    Après 15 années, j'ai oublié combien le monde des arts et lettres est fermé et réservé aux copines copains et famille !

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  • Si vous voulez que les choses changent …..

    adhérez aux parties

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  • La réforme … quelle réforme ? … y'a-t-il de quoi y perdre son latin ! ?

    L'excellence pour tous !

    Et mon cul, c'est du hallal ou du casher ?

     

    La société de demain se forge aujourd'hui.

     

    Des citoyens cultivés, ça donne des électeurs critiques, ce n'est pas bon pour les affaires ni pour la politique.

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  • Où est l’bec (Houellebeck) se fout de la gueule des crétins ...... et il a bien raison !

     

    Où est l’bec surf toujours sur les thèmes susceptibles de lui permettre de vendre un max de merde.

     

     

    Je me suis fait avoir une fois ….. je sais de quoi je cause !

     

     

    Où est l’bec agite le tchador islamique aux yeux de centaines de milliers d’imbéciles qui, après s’être précipités comme une seule hermaphrodite sur le PQ de Valérie Tierweiler, vont se jeter dans les boutiques à papiers recyclables pour acquérir ce qui n’est qu’une grosse farce bien crasse pour dindes !

     

     

    Quel est le sujet de son « soumission » ?

     

     

    Un président arabe et musulman de surcroît pour la France en 2020.

     

     

    En quoi cette farce est-elle abracadabrantesque ?

     

    D’abord parce que 2020 c’est trop court pour arriver à un changement radical du mode de gouvernement de notre pays. Passer de gouvernement mollasson au gouvernement par la brutale charia … ça ne se fera pas en 5 ans et de toute façon ça ne se fera pas.

     

     

    Pourquoi ?

     

     

    Parce que la politique se fait mener par les couilles par les finances et que les arabes, s’ils sont d’excellents commerciaux ne sont ni des financiers ni des inventifs.

     

     

    Ceux qui possèdent la technologie, l’argent et l’immoralité absolue nécessaire à la conquête du monde, ce sont les chinetocks.

     

     

    Mais là … Où est l’bec ne s’aventurera pas à impliquer 3 milliards de bridés qui pourraient lui faire avaler son bulletin de naissance avant de l’enterrer à Champlan (si le maire est d’accord).

     

     

    Conclusion :

    Si vous êtes un gros con, un raciste primaire, un islamophobe rétrograde et obtu ou si vous êtes tout simplement complètement abruti …. Vous irez acheter cet étron lamentable.

     


     

    Si vous êtes intelligent, curieux, cultivé, amoureux de la belle littérature et des concierges velues … vous irez sur Google Play acheter mes bouquins :

     

    LES BOUQUINS DE YFIG

     

     

     

     

  • Tata Baluchon reçoit la légion d’honneur ... quelle horeur !

     

     

    Comme d’hab je suis en retard.

    Pas le temps de prendre un café, je me rattraperai au bureau …

    Évidemment, l’ascenseur ne répond pas …. Vite, je saute dans les marches comme un para s’éjecte de l’avion d’un bond … j’avale les marches quatre à quatre  …. Et plus si affinités !

     

    Merde !

     

    Elle est dans l’entrée, son balai à la main elle guette sa proie comme une araignée affamée, le prochain locataire qui va lui tomber entre ses pattes velues.

    Dès qu’elle m’aperçoit elle gueule de loin :

    « Ah ! le p’tit monsieur du troisième gauche, c’est pas vous que j’attendais … mais à défaut ! »

    Je tente le tout pour le tout …

    « Désolé madame Baluchon, mais je suis très en retard … je ne vais pas… »

    Elle :

    « Tut tut, ça ne sera pas long, juste votre avis sur un petit problème pilo saphique »

    Je fais celui qui n’a pas entendu, mais elle m’alpague par la manche et de sa main de velours en fer elle me bloque contre le mur en me postillonnant sur la bouche :

    « Il en pense quoi, lui, du refus de monsieur Piccadilly de son prix poubelle ? »

    Je suis tout baveux, limite dégoulinant … j’ai envie de gerber, ça pue le chou, la vinasse et je ne sais quoi qui me rappelle un peu la pisse de chat ! Je me torche d’un revers de l’autre manche.

    « Madame Baluchon, promis juré, j’en discuterai volontiers ce soir avec vous … mais là, je n’ai vraiment pas le temps ! »

    Mais elle ne lâche pas sa prise et, derechef, m’inonde de ses horribles postillons.

    « C’est sérieux mon petit monsieur, est-ce que vous refuseriez un prix comme ça, vous ? »

    « Non, madame Baluchon, jamais je ne refuserais pareil honneur … je peux y’aller maintenant ? »

    « Vous vous rendez compte ? Invité chez Trucker au palais de Les lysées, avec des brassades et des petits fours … faut vraiment pas être normal pour refuser ça ! »

    Souvent le silence est d’or et finit, parfois par décourager la bignole … mais là !

    « D’après vous, qu’est-ce qui a bien pu lui passer par la tête ? »

    Ne pas répondre, garder un silence distant, un mutisme prudent …

    « Moi, je crois que c’est la folie qui l’a pris par surprise sans crier gare … St Lazard » (et elle se marre de son bon mot en me faisant un sourire noir comme ses chicots).

    Je détourne la tête pour essayer d’éviter ses crachats … c’est ma nuque qui prend tout !

    « Quoi, il ne me croit pas ? et ça … c’est du ragoût d’mouton ? » Elle me tend un journal que je n’ose refuser … parce que les représailles … et, oubliant malencontreusement mes bonnes résolutions, je lis à voix haute :

    « Thomas Picketti refuse la légion d’honneur. »

    Elle, triomphante :

    « Alors ! ? J’avais pas raison ? »

    Que vais-je bien pouvoir dire au bureau pour expliquer mon retard ?

    « Bon ! c’est pas le prix poubelle, mais c’est quand même une belle … euh … »

    « Ce n’est que la légion d’honneur, madame Baluchon, juste une médaille sans valeur et sans récompense pécuniaire. »

    « Pécul ou pas pécul, moi je dis que quand qu’on vous donne quelque chose, on n’a pas le droit de refuser ! »

    « Mais il s’explique, il dit que ce n’est pas au gouvernement de décider de qui a du mérite et de qui n’en n’a pas ! »

    « Ça ne veut rien dire, ça, si quelqu’un vous offre … un bouquet de fleurs, par exemple, ben on va pas lui jeter à la figure, c’est du manque de respect ! »

    « C’est justement ce que Picketti voulait exprimer, du mépris et de l’irrespect pour une décoration galvaudée qui est attribuée à n’importe qui pour n’importe quoi … »

    « Holà, le p’tit monsieur, c’est pas en m’inondant de vos mots savants que vous allez m’impressionner ! »

    En parlant d’inondation …. Si elle pouvait fermer la bouche en parlant ….

    « Moi, si le syndic me donne le prix poubelles, hop ! Je le prends et je l’affiche sur la porte de ma loge pour que tout le monde voie bien que je suis fière de mon travail ! »

    « Ce qu’on va faire, madame Baluchon, c’est qu’on va y réfléchir, chacun de son côté et ce soir on en reparle … »

    « Pourquoi remettre à noël ce qu’on peut faire le jour de l’an ? »

    Le temps que je réfléchisse à cette litote … elle reprend …

    « Justement, au jour de l’an, moi, on me donne des étrennes … Je voudrais bien voir que je les refuse !»

    OUUUUUHHHH !!! On est parti loin, là … J’essaie de revenir à l’essentiel …

    « Je suis attendu et en retard pour mon bureau. »

    « Vous voulez que je vous fasse un mot ? »

    « Je préférerais que vous me laissiez passer. »

    « Mais je ne vous retiens pas ! »

    Et elle me tient plus serré que jamais contre le mur pour bien me montrer que c’est elle le chef !

    « Alors à ce soir … »

    « Mais vous, vous l’accepteriez, vous,  le prix poubelle ? »

    Et elle me tient bien serré, si serré que je commence à manquer sérieusement d’air !

    « La vérité, c’est que vous manquez d’air ! Vous refusez de voir que le prix poubelles est une solution ! »

    « Chére madame Baluchon, vous avez tout à fait raison …. Et … oui …. Je manque d’air … »

    Je dois être plus que rubicond … elle finit par relâcher sa pression … mais pas trop ….

    « Quand vous dites que j’ai raison …. Vous pensez que j’ai raison … sur quoi ? »

    « Sur tout, madame Baluchon, sur tout ! »

    « Le tout c’est le rien selon Einstein ! »

    Tata Baluchon citant Einstein sans se tromper sur son nom … je défaille, elle doit avoir un coach en philo un Aufrais ou un Bernard Harry l’écrevisse … Fière de son petit effet qu’elle détecte à me voir ainsi stupéfait et défait, elle pousse le bouchon un peu plus loin …

    « Et pourquoi j’aurais pas le droit au prix poubelle ? Je suis pas assez bien pour ça, peut-être, je ne mérite pas qu’on s’intéresse à moi, je ne travaille pas assez comme ça, je suis une pôv … »

    « Madame Baluchon, avec tout le respect que je vous dois, je crois que vous confondez le prix Nobel avec le prix poubelle ! »

    ERREUR FATALE ! Elle se colle à moi comme une ventouse et je peux sentir ses deux gros nichons me rentrer dans les poumons et me couper le souffle ! Avec une vigueur inouïe, elle m’aplatit comme une crêpe bretonne et son ventre contre mon ventre, ses cuisses lipophiles contre mes cuisses de mouche, sa bouche tout contre ma bouche elle hurle :

    « QUOI ? »

    Je défaille, je me sens vide, inconscient, pris d’ictus et de désespoir … ma fin est proche … elle vient de m’envoyer un jet de chique dans le gosier et au lieu de me revigorer, cette mixture infâme me liquéfie … Voyant que je suis devenu plus mou que sa serpillière, elle recule et me maintient d’une ferme poigne par le colbac pour m’éviter de me répandre à terre.

    « Vous pouvez toujours m’insulter mon petit monsieur,  je sais ce que je dis et je lis la presse déchaînée pour me tenir bien informée des nouvelles du jour le jour et j’en sais probablement plus que tous les habitants de l’immeuble réunis y compris vous ! »

    Elle me lâche et je glisse nonchalamment le long du mur avant de me retrouver le cul par terre.

    Elle s’éloigne, digne, droite, emportant son balai, son seau, sa serpillière vers d’autres lointains horizons, là où l’attendent son esprit et sa culture (peuvent toujours attendre !).

    Après tout elle n’a pas tout à fait tort, si Piketti n’avait pas refusé sa médaille, tout cela ne me serait pas arrivé !

  • du vide, du néant, du creux, des trous noirs, de l'absence .... de la présidence ...

     

    Bonjour très chers téléspectatrices et teurs ,

     

    je vous cause en direct de nulle part et d’ailleurs, je suis dans un tourbillon, que dis-je un tourbillon … un maelström, une tornade tourni-coti touni-coton … je vous cause depuis la présidence.

     

    Ici, rien !

     

    Non, vraiment, rien …. Il ne se passe rien !

     

    Le président (poils au chiendent) accroche des médailles aux revers de vestons fil à fil made in Hong-Kong, il prend le thé et les biscuits à l’aspartame avec le président du Boukistan (poils aux molaires), il entrevoit le premier sinistre d’entre tous, se rend de ci, de là … se baguenaude, saute Julie entre deux pince-fesses, fait peur aux gardes à cheval en imitant le hibou-genou-caillou, fait la danse de saint glin-glin devant les 3 sénateurs exceptionnellement présents en ce beau jour de roshashanana …. Il vaque, meuglant comme une vache , s’occupant comme il peut ….

     

     

     

    Non, vaiment, ce n’est pas un métier facile !

     

    On a de lourdes responsabilités et rien pour les honorer … c’est tout de même pas de remettre toutes les semaines une médaille à BHL qui remplit une vie !

     

     

     

    Quand on est président, on a une grande caisse pleines de médailles en alu chromé et il faut trouver moyen de s’en débarrasser … donc, trouver de bonnes filles (vieilles ou pas), des bons garçons à décorer.

     

    Ah ! mais c’est que ça n’est pas si facile que ça de trouver des couillons volontaires pour la médaille …

     

    Non, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit … d’ailleurs, je le dirais si j’ai envie …

     

    Non, ce ne sont pas les candidats qui manquent, ils sont des milliers par centaines qui attendent à la porte de l’Elysée que le grand mamamouchi grandguignolesque appelle leur nom …

     

    Il ne suffit pas d’être candidat …. Il faut le mériter …. Et c’est bien là que le bâts blesse … à part BHL, d’Ormesson et madame Veil … qui d’autre vaut vraiment la peine d’être épinglé ?

     

    Oh ! je ne parle pas de la mère Bettencourt, elle est tellement à l’ouest qu’elle ne comprendrait rien au film … elle, elle file son fric et pour le reste on s’en fout !

     

    Mère thérésa est morte. En partie à cause du poids des médailles qu’on lui avait cravaté à sa burqa.

     

    Johnny Halliday, il est bien gentil, mais il n’est jamais là quand on a besoin de lui !

     

    Ayrault fait voler des avions en rase campagne … Macron macronne et Méchantcon insulte le monde entier !

     

    Y’aurait bien Ségolène, mais il n’y a pas de médaille assez grande pour son ego !

     

     

     

    Bref, le président a fini par renoncer aux décorations et aux cérémonies idoines qui l’occupaient un peu … mais ça va faire des économies au pays cette restriction médaillère !

     

     

     

    Voilà, c’était, en direct du palais vide mon reportage creux et indigent à l’image de celles et ceux qui prétendent nous diriger sans en avoir la moindre capacité !

     

  • De l’écriture en général et des pâtés d’Yfig en particulier (à l’intention des cornichons indispensables pour accompagner les pâtés)

    Non …. Je ne vais pas vous apprendre à faire des pâtés de foie gras de Zanzibar ou des rillettes de Montélimar … je veux seulement vous entretenir de mes divagations scribouillardes.

     

    Oh ! Je n’ai guère de notoriété à poser en guise de ridelles autour de ma personne pour vous convaincre de mon habilitation à vous entretenir de littérature.

    Je n’ai aucun « best seller » à opposer à vos réticences à faire preuve de bonne volonté à mon égard.

    Et je n’ai même pas de kalachnikov à vous mettre sous le nez pour vous forcer à m’écouter !

    Rien, je n’ai rien que quelques mots d’intro qui, espérons, vous donnerons envie de faire un petit bout de chemin en ma singulière compagnie.

     

    De quoi t’est-ce exactement que je veux vous causer ?

    D’écriture.

    Pas de styles …. Encore que … Pas de genre … même si … Pas de règles … ou à l’insu de mon plein gré …

    Non, je veux vous entretenir de la façon dont l’usage de l’écriture peut amener à penser l’écriture différemment.

    Au début était le verbe … Ouais …. Bon …. C’est pas original mais ce n’est pas moi qui ai inventé cette faribole !

    Au début que j’écrivais … car il a bien fallu un début … je ne savais pas trop quoi écrire ni comment.

    Pourquoi ?

    Mais diantre, fichtre ! Parce qu’on peut écrire de tant de différentes façons !

    Un article de style journalistique.

    Un cours théorique sur la conchyliculture du bigorneau aux yeux bleux.

    Un conte de fée humoristique ou lubrique.

    Un sketch pour amuser le bourgeois qui s’emmerde devant sa téloche.

    Une chronique des temps moderne dont la modernité n’a rien à envier au Moyen-âge qui était en avance sur son temps dans bien des domaines.

    Un roman … d’aventures, d’amour, d’espionnage, policier …

    Une pièce de théâtre, une comédie de boulevard, une tragédie, un burlesque …

    Un scénario de cinéma ou une série télé ou de Bande Dessinées …

    Vous rendez-vous compte de l’éventail infini de possibilités qui s’étalaient provocantes à mes yeux innocents ?

    En fait, si je me souviens bien, j’ai écrit une nouvelle.

    La nouvelle, c’est pas mal pour débuter. C’est court et on peut n’y mettre qu’un nombre limité de personnages. Ma nouvelle, je l’ai intitulée : « le choix du père ». C’est bien comme titre parce que ça n’a pas de sens unique. Le choix … quel choix ?

    Faut pas croire, écrire une nouvelle de 25 pages, ça peut paraître facile mais ça ne l’est pas !

    On se lance dans une grande aventure en se demandant si on y arrivera … on tombe sur des tas de pièges inattendus.

    Par exemple, pour faciliter l’écriture, j’avais choisi de baser ma nouvelle sur une aventure qui m’était réellement arrivée … genre biographie épisodique. Mais on se pose rapidement la question de savoir ce qu’on peut dire et ce qu’il faut garder pour soi parce qu’on sera peut-être lu par des inconnus, des amis, voire la famille …

    En fait … personne … ou presque ne vous lit … mais ça, on ne le sait pas au début !

    Ensuite, j’ai écrit quelques mirliton … souvent, c’était des réponses rimées à des vacheries reçues sur internet …

    Puis j’ai décidé de me lancer dans un roman.  Ne le cherchez pas en librairie il n’a pas été édité. Son titre : « Ludmilla » … encore un titre suffisamment évasif pour que personne n’ai envie de le lire.

    Un premier roman, ce n’est pas une aventure, c’est une gageure, un travail herculéen à réaliser par un nain. On ne devrait jamais se lancer dans pareille mésaventure sans prendre une bonne assurance anti-risquetout !

    Je vous passe les affres de la technique liée à l’orthographe et la grammaire … les phrases qu’on pense mais qu’on ne sait pas écrire … les mots qu’on ne trouve plus … les mots qu’on met par défaut ….

    Le pire est à venir …

    Le pire, c’est qu’à la quatrième ou cinquième page on a l’impression d’avoir tout dit !

    Alors …. On s’arrête et on se dit : « demain ça ira mieux ! »

    Mais le lendemain rien ne se passe … ni le surlendemain …. Ni les jours suivants … et on finit par oublier qu’on avait fait un grand projet.

    AH ! il en faut de l’ambition et de la niaque pour se remettre à l’ouvrage, surtout si on est tout bloqué !

    Moi, mon truc, ça a été d’écrire des petits trucs pour me débloquer, des chroniques, une saynète, une fausse interview , de petits sketches … et tout doucement, ça s’est débloqué …

    Mais ça ne veut pas dire que c’est gagné … loin de là … car l’imagination, voyez-vous, ça marche bien dans la tête, mais quand il s’agit de le transcrire sur le papier …. C’est une autre histoire !

    Bon, bref …

    Après, je me suis mis à l’écriture de ma première pièce de théâtre : « un raout chez les ploutocrates ».

    Comme j’avais un peu d’argent mis de côté (c’est si rare) … je l’ai faite imprimer. On appelle ça « l’autoédition ».

    Puis un polar dont j’avais jeté les bases quelques vingt ans auparavant et dont j’ai retrouvé les premières pages manuscrites car il n’y avait pas d’ordinateur à l’époque.

    Je me suis essayé à écrire des chansons, puis de nouveau des chroniques et des petites choses tout en travaillant à une autre pièce puis à la transcription d’une pièce en scénario de cinéma.

     

    Cessez de bailler, j’en suis arrivé à mon sujet.

     

    À écrire ainsi, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a 3 genres qui se chevauchent.

    Le plus évident, c’est le scénario de cinéma et la pièce de théâtre. En fait, on peut dire que c’est très semblable et que ça consiste en des dialogues.

    Les cinéphages (femmes et hommes de cinéma)  et les théâtreux tiennent absolument à ce que leurs disciplines restent bien dissociées et c’est dans la forme qu’ils imposent qu’ils tentent de forcer les uns et les autres à rester derrière d’infranchissables barrières virtuelles.

     

     

     

    Voici un exemple d’écriture théâtrale :

    ACTE I

    Scène I

     

    Nous sommes au mois de juillet dans la galerie ‘Maurice Maurice’ où se déroule une exposition - vernissage.  La salle (le magasin) est vide de monde. Musique douce d’ambiance. Lumière feutrée avec des spots sur les tableaux.

    Une simple table sur tréteaux avec une nappe en papier blanche supporte des petits fours fatigués, une bouteille de soda et une bouteille de mousseux de mauvaise qualité avec des gobelets en plastique.

    Des tableaux abstraits et figuratifs sont cimaisés sur des châssis amovibles, quelques statues sur des présentoirs …

     

    Un couple de visiteurs vient à passer ..

     

    Lui : Dis donc, y’a pas grand monde !

     

    Elle : Y’a une ambiance à tirer au couteau !

     

    Lui : Remarque …. C’est franchement pas terrible !

     

    Elle : J’aime assez celui-là ! (elle lit l’étiquette au bas du tableau) bateau échoué sur la vase dans le port de Honfleur avant 1990. C’est où Honfleur ? et … Que s’est-il passé en 90 ?

     

    Lui : C’est juste un bateau, il n’y a pas âme qui vive dans ce tableau …. Comme dans cette galerie, d’ailleurs  !

     

    Elle : Oui, mais les couleurs sont apaisantes et je préfère un bateau échoué qu’en pleine tempête, je n’ai pas le pied marin.

     

    Lui : C’est tellement apaisant que ça donne envie de dormir !

     

    Elle : Tu ne serais pas un peu de mauvaise foi ?

     

    Lui : Viens ! Partons d’ici c’est trop morose.

     

    (Ils partent)

     

     

     

     

    Examinons les contraintes textuelles liées à l’écriture d’une pièce de théâtre.

    La première est la division en actes et en scènes. Bon ! Ça, ce n’est pas bien difficile à faire.

    Pour le théâtre, l’outil américain Celtx nous donne les clefs suivantes :

    ·       Acte

    ·       Entête (scène)

    ·       Mise en scène (didascalies)

    ·       Personnage

    ·       Dialogue

    ·       (Indication)

    ·       Transition

    ·       Texte

     

    Il est à noter que l’outil Celtx fournit un certain nombre de fonctionnalités très utiles pour le metteur en scène ou le réalisateur.

    Il permet de décrire avec une grande précision les personnages, leurs caractéristiques physiques et psychologiques, leur rôle en tant qu’antagoniste, protagoniste, faire-valoir, figurant … etc …

    Il permet de gérer les accessoires et les plans de tournages avec l’emplacement de la ou des caméras et de tous les décors ainsi que les autorisations de tournage à demander aux mairies ou préfectures ….

    Il permet de gérer les plannings de tournage …

    Il construit, à partir du scénario, des rapports précieux sur les scènes successives incluant les personnages et leur charge de dialogues … et plein d’autres choses encore qui sont presque totalement inutiles à l’auteur.

    Et un exemple de script (scénario de cinéma) :

    1 INT/EXT LE PATIO ARBORÉ DE LA GALERIE DES MAURICE

    Nous sommes au mois de juillet dans le patio planté de la

    galerie "Maurice Maurice" où se déroule une exposition- vernissage.

    Le patio est vide de monde. Musique douce d’ambiance Lumière feutrée avec des spots sur les tableaux.

    Une simple table sur tréteaux avec une nappe en papier blanche supporte des petits fours fatigués, une bouteille de soda et une bouteille de mousseux de mauvaise qualité avec des gobelets en plastique Des tableaux abstraits et figuratifs sont cimaisés sur des châssis amovibles, quelques statues sur des présentoirs

     

    Un couple de visiteurs vient à passer ..

     

    LUI

    Dis donc, y’a pas grand monde !

     

    ELLE

    Y’a une ambiance à tirer au couteau

    !

     

    LUI

    Remarque .... C’est franchement pas

    terrible !

     

    ELLE

    J’aime assez celui-là ! (elle lit

    l’étiquette au bas du tableau)

    bateau échoué sur la vase dans le

    port de Honfleur avant 1990. C’est

    où Honfleur ? et ... Que s’est-il

    passé en 90 ?

     

    LUI

    C’est juste un bateau, il n’y a pas

    âme qui vive dans ce tableau ....

    Comme dans cette galerie,

    d’ailleurs !

     

    ELLE

    Oui, mais les couleurs sont

    apaisantes et je préfère un bateau

    échoué qu’en pleine tempête, je

    n’ai pas le pied marin.

     

    LUI

    C’est tellement apaisant que ça

    donne envie de dormir !

     

    ELLE

    Tu ne serais pas un peu de mauvaise

    foi ?

     

     

    LUI

    Viens ! Partons d’ici c’est trop

    morose.

     

    Ils partent

     

     

    Pour le cinéma, l’outil américain Celtx nous donne les clefs suivantes :

    ·       Entête (scène)

    ·       Action (didascalies)

    ·       Personnage

    ·       Dialogue

    ·       (Indication)

    ·       Transition

    ·       Valeur de plan

    ·       Texte

    Dans l’écriture des scripts, il n’y a ni actes ni scènes mais des entêtes qui définissent le plan de tournage et commence principalement par la définition « intérieur ou extérieur jour ou nuit ».

     

     

     

     

    Comme tout un chacun peut le constater, seule la forme diffère … l’histoire (à travers les didascalies) et les personnages sont identiques.

    Du coup, vous le sentez bien, si je propose un texte sous forme théâtre pour un film, le CNC qui finance des centaines de millions par an (véridique) et qui EXIGE le format « script » me priera poliment mais fermement d’aller voir ailleurs si j’essuie.

    À l’inverse, si je propose une pièce de théâtre au format « script » à un metteur en scène (subventionné par le ministère de la culture qui a une liste d’amis réservés), celui-ci me proposera d’aller me faire pendre ailleurs.

    Que faire ?

    Ben … en fait, je dirais que je m’en fous !

    Pourquoi ?

    Mais parce que de même que personne ne lit mes textes, personne ne s’intéresse à mes pièces ni à mes scripts … cela me rend plus indépendants et c’est pour ça que j’ai décidé d’économiser mes forces et de cesser de perdre mon temps à mettre mes textes sous des formes imposées par d’autres qui n’ont pas vraiment le souci du fonds mais plutôt celui de la forme, ce qui explique en partie la déconfiture généralisée et du théâtre et du cinéma (les films français sont tous déficitaires en recette !).

    Et puisque j’ai décidé de ne plus répondre aux dictats absurdes, autant aller jusqu’au bout du raisonnement et faire d’une pierre non pas 2 mais 3 coups. C’est pour ça que désormais, j’écris des romans-ciné-théâtre … comme ça :

    1      La galerie d’art

     

    Par ce beau mois de juillet, dehors, la chaleur est étouffante et le soleil brûle tout ce que ses rayons percutent.

    La température est plus supportable sous la charmille du patio arboré de la galerie ‘Maurice Maurice’ où se déroule une exposition - vernissage.

    L’espace ombré est vide de monde. Une douce musique d’ambiance flotte langoureusement dans l’air comme un effluve vaporeux et nuageux. La lumière feutrée donne une note suave orangée et intime. Les spots vifs projetant leurs rais clairs sur les tableaux forment des îlots de clarté rayonnante parsemée.

    Au centre du patio, une simple table sur tréteaux avec une nappe en papier blanche supporte des petits fours fatigués, une bouteille de soda et une bouteille de mousseux de mauvaise qualité avec des gobelets en plastique.

    Des tableaux abstraits et figuratifs sont cimaisés sur des châssis amovibles, quelques statues de stuc reposent nonchalants sur des présentoirs …

    Malgré l’impression apaisante des lieux, il y plane comme une menace éthérée et dramatique.

    Un couple de visiteurs vient à passer … Ils sont jeunes et branchés, ils sont entrés là par le plus grand des hasards après avoir lu la pancarte à l’entrée de la galerie exhortant les passants à venir se rafraîchir à l’abri du soleil et à se rincer l’œil avec les tableaux et sculptures. Ils sont en short et tong, très décontractés et très bronzés. Elle, blonde et lui brun ils ont des visages communs, sans particularité exceptionnelle.

    Lui : Dis donc, y’a pas grand monde !

     

    Elle : Y’a une ambiance à tirer au couteau !

     

    Lui : Remarque …. C’est franchement pas terrible !

     

    Elle : J’aime assez celui-là ! elle lit l’étiquette au bas du tableau bateau échoué sur la vase dans le port de Honfleur avant 1990.  Ça l’interpelle et la questionne, elle se tourne vers son compagnon dans l’espoir qu’il lui procure quelques renseignements … C’est où Honfleur ? et … Que s’est-il passé en 90 ?

     

    Il n’en sait rien le pauvre, comment pourrait-il savoir ? Il ne prend même pas la peine de s’excuser et s’esquive.

     

    Lui : C’est juste un bateau, il n’y a pas âme qui vive dans ce tableau …. Comme dans cette galerie, d’ailleurs !

     

    Elle : Oui, mais les couleurs sont apaisantes et je préfère un bateau échoué qu’en pleine tempête, je n’ai pas le pied marin.

     

    Lui : C’est tellement apaisant que ça donne envie de dormir !

     

    Elle : Tu ne serais pas un peu de mauvaise foi ?

     

    Lui : Viens ! Partons d’ici c’est trop morose.

     

     

    Ensuite et pour satisfaire à la notion de numérotation des dialogues des scripts pour le cinéma, je reprends les dialogue et je leur donne un ordre chronologique :

    Comme ça :

    1.     Lui : Dis donc, y’a pas grand monde !

     

    2.     Elle : Y’a une ambiance à tirer au couteau !

     

    3.     Lui : Remarque …. C’est franchement pas terrible !

     

    4.     Elle : J’aime assez celui-là ! elle lit l’étiquette au bas du tableau bateau échoué sur la vase dans le port de Honfleur avant 1990.  Ça l’interpelle et la questionne, elle se tourne vers son compagnon dans l’espoir qu’il lui procure quelques renseignements … C’est où Honfleur ? et … Que s’est-il passé en 90 ?

     

    Il n’en sait rien le pauvre, comment pourrait-il savoir ? Il ne prend même pas la peine de s’excuser et s’esquive.

     

    5.     Lui : C’est juste un bateau, il n’y a pas âme qui vive dans ce tableau …. Comme dans cette galerie, d’ailleurs !

     

    6.     Elle : Oui, mais les couleurs sont apaisantes et je préfère un bateau échoué qu’en pleine tempête, je n’ai pas le pied marin.

     

    7.     Lui : C’est tellement apaisant que ça donne envie de dormir !

     

    8.     Elle : Tu ne serais pas un peu de mauvaise foi ?

     

    9.     Lui : Viens ! Partons d’ici c’est trop morose.

     

    D’autre part, avec le jeu des couleurs de texte, je réponds à la condition qui stipule que l’on doit séparer clairement les dialogues des didascalies.

     

     

    Elle est pas belle, la vie ?

     

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  • La rentrée inculturelle télévisuelle aura-t-elle raison de notre inculture ? Mergault à poils de chameau !

    En cette rentrée 2014, après les reprises (de chaussettes) des émissions incultes de Patric c’est bastia et les JT dépliants touristiques, on sent un sang neuf dans l'émission inculte du démiurge noctambule quoique non nyctalope Roux Pieds, des invités surprenants et inhabituels à ses côtés,  des croqueniqueurs plein d'allants, de mordants (car ils ont les dents longues, eux, pas comme ces piètres "#sansdents" pitoyables et fauchés!).

    Bref, un renouveau qui fait chaud aux doigts d'pieds et qui permet d'aller se coucher beaucoup plus tôt que d'habitude ... Rien que du "good" !

    La nouvelle croqueniqueuse, elle est charmante, vous ne trouvez pas ? Elle est si intelligente et cultivée, comment peut-elle savoir autant de jolies choses tout en restant si jeune ? le maquillage ? les produits de beauté ? un masque au concombre tous les matins ?

    On n'en saura pas plus .... il faut bien conserver une part de mystère à cette émission "grunchy" !

    Mergault égale à elle même ! Comment pourrait-il en être et le néant ?

    Roux Pieds lui a écrit une nouvelle pièce en collaboration avec la vieille bigote ... euh .... Sarraute et le vieux bouc ... euh ... Ah ... je l'ai sur le bout de la bite d'amarrage ... Ben ... Ben ... Ah merde ! Ah oui ! Bénchouchou. En plus, le psy Mille airs a mis son grain de poivre dans l'bitounio à gripper l'bouzin et ça va nous donner un texte et pissé à souhaits !

    Roux Pieds sait s’entourer ! Mille airs, Sarraute, Bénchouchou, Mégault, Bédosse … avec tous ces enfants d’Abraham, on aurait mauvaise presse de rechigner, on se sentirait en pâle estime de nous mêmes, occupés à critiquer l’incritiquable !

    Ah non ! j'vous jure, cette bande là (enfin ... quand ça peut) … toute la culture de la France réunie dans quelques têtes (de bi… oups … pardon ! … de noeuds) ! Nous devons nous réjouir de pouvoir profiter de ces immenses ingénies qui nous incultent tout leur insavoir avec tant de généropilosité !

     

     

    Allez ! c’est pas que j’m’ennuie, mais j’ai tout Au Frais à relire pour entretenir ma paranoïa qui a tendance à s’avachir après cinq minutes de Roux Pieds !

     

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  • Yfig - Le fantôme du château de hurle aux loups. Comédie burlesque.

    Pièces en 3 actes de 3 scènes chacun.

    Durée 1h30

    4 h

    4 f

    Voix off et fantôme

    5 personnages simultanément sur scène.

     

    Le héros de cette comédie burlesque est un fantôme qu’on ne voit presque pas mais que, singulièrement, on entend.

    Ce fantôme erre dans les arcanes du château de hurle aux loups, semant une terreur effrayante parmi les visiteurs non avertis.

    Refusant obstinément de porter son suaire (drap) il finit par s’enrhumer … ATCHOUM !

    Le médecin appelé au chevet du fantôme renonce et prévient le curé qui vient pour l’extrême onction et l’exorcisme …

    Ayant lamentablement échoué, ils préviendront, en désespoir de cause, la police qui délègue son plus fin limier sur les lieux : l’inspecteur chef  DVDP (David Van den Prout).

    Toutes ces âmes bien intentionnées contrecarrent en fait les projets d’un  gîte hanté de la duchesse veuve et propriétaire du château.

     

    Rassurez-vous … tout finit bien ! Et les rires sont garantis du début jusqu’à la fin !

  • Monsieur iPidi dit que les psys sont des diables qui entrent par les fenêtres ….

     

    Mais par où diantre ressortent-ils ?

     

    En l’occurrence, ma dernière pièce de théâtre (dernière scène du dernier acte à écrire) ... a pour héros un fantôme.

    Bien entendu, on ne le voit pas .... ne soyez pas stupides !

    Mais .... chose plus que surprenante .... on l'entend ....

    Ah! la magie du théâtre ... on ne dira jamais assez tout le bien que procurent les artistes se démenant comme des diables pour retenir le public sur son siège ....

    Paraît qu'à Avignon les gens sont debout et peuvent voir 36 spectacles en même temps ... ça doit être pour ça qu'ils n'en retiennent aucun !

    De toute façon les intermittents jamais contents font une grève perlée comme mes pets (vous avez remarqué que je parle beaucoup de pets en ce moment ?) ... du coup ... les spectacles sont en dents de scie (si vous trouvez le rapport entre les pets et la scie, je vous offre le voyage de votre vie ... 1 nuit à Gaza).

     

    Je crois qu’iPidi a un petit coup de fatigue …. Il confond les psys et les rayons du soleil … si rares !

    Hier, prenant mon courage à deux mains et de l’autre le volant, nous sommes allés nous faire piquer.

    Oui, c’est une pratique courante dans nos sociétés évoluées … nous allons régulièrement chez des gens mal famés qui pratiquent la ponction sanguine à des fins peu avouables de détection de maladies graves dont on meurt mais qui leur permet de s’en mettre plein les fouilles (du fric, pas du sang) ! *

    *cet intermède est destiné aux générations futures qui liront mes chroniques comme on boit un bon vin ou un excellent whisky (Ah ! les mots !) et qui n’en croiront pas leurs antennes lectrices quand ils apprendront les méthodes barbares avec lesquelles nous sommes traités aujourd’hui.   Faudra que je vous parle de mes visions du futur … mais on a le temps …

     

    Donc, nous voilà à faire la queue comme à la supérette pour nous faire sucer la vie.

    Après une interminable attente … incroyable le nombre de personnes qui se font traire le sang … c’est enfin mon tour.

    Je demande à l’infirmière si je dois me mettre à poil ?

    Elle me répond que je peux me contenter de retrousser ma manche.

    Je lui fais la gueule !

    Elle me fait une clé au bras gauche, me met un truc qui me serre les biscoteaux et commence à me frapper le creux du bras sauvagement en m’excitant ainsi :

    « Ne rentrez pas vos veines … serrez le poing … plus fort … »

    Moi, je ne vois rien car je suis déjà à demi-inconscient la tête tournée vers le mur du fond …

    « Aïe ! »  et je fais un bond olympique !

    La salope !

     Elle vient de m’enfoncer une pointe de 120 dans le creux du bras et elle m’engueule :

    « AH ! C’est malin ! vous avez bougé, je vous ai raté, faut que je recommence … »

    En mon for intérieur, je me dis qu’elle est gonflée de m’attribuer tous les torts … mais comme nous ne sommes pas mariés ….

    « Bon ! tournez-vous donnez-moi l’autre bras ! »

    Je m’exécute docilement avec ce sentiment de culpabilité qu’ont les êtres charitables.

    Je peux admirer l’autre mur du fond.

    Je me motive en me disant que plus vite ce sera fait, plus vite ….. ce sera fini ! Je serre le poing, les dents, les fesses et tout l’restant !

    Elle recommence son manège, me frappe vigoureusement le creux du bras, me frotte énergiquement avec un coton dégoulinant de formol (ou de je ne sais quoi) … et …

    « Aïe » hurle-je dans ma tête ! Mais je n’ai pas bougé ! elle ne pourra pas m’inculper !

    (je fais un court aparté … vous êtes au courant pour la clique de l’UMP ?  Vraiment abjectes ces gens là !)

     Elle ne dit rien, preuve que je suis innocent.

    Mais par contre … elle pousse sur l’aiguille pour la faire rentrer …. Ouille ouille ouille …

    Et puis paf …. La seringue ressort …. Elle la re-rentre aussitôt …. Mais elle rechigne tant et si bien qu'elle finit par se retirer définitivement (l'aiguille).

    Vampirella va !

    Elle enlève l’élastique de mon bras, pas de sa culotte et entame des recherches approfondies de veines sur mon bras endolori.

    Elle semble avoir trouvé quelque chose … élastique …. Coton dégoulinant … claques sur mon bras … et

    « Aïe »

    La guêpe (mais pas la taille … je veux pas être méchant, mais elle n’a pas que les os sur la peau … euh … c’est bien comme ça qu’on dit, non ?)

    « Bon ! ça ne va pas du tout, on va essayer avec l’autre bras. »

    Ma parole, elle me prend pour une poupée vaudou !

    Si ça continue elle va finir par me demander de me foutre à poil …. Comme si on n’avait pas pu commencer par ça !

    « Vous comprenez, vous êtes trop tendu, il faut vous détendre, respirez et tout ira bien ! »

    Elle me prend pour un jobard, en plus … comment se détendre quand on est transpercé de partout ?

    Je me motive en me disant … ouais … je l’ai déjà dit …

    Elle refait son cinéma …

    « Aïe » …. Tient ! Elle ne bouge plus !  Est-ce moi ou elle qui est tombé dans les pommes ?

    Pas du tout !

    Elle me dit

    «Ça  y’est ! »

    Ensuite, elle me scotche des bouts de coton partout sur les bras pour cacher les trous qu’elle m’a fait !

    Et je sors du gourbi … la tête haute, le regard au loin sur la chaîne des Pyrénées, la démarche assurée du poivrot  zigzaguant …

    Vivement la prochaine prise !