25.11.2007

Paroles de Yfig - Musique et interpète : Jean-Luc Houbron

Amis de la poésie, poils aux pieds

 

- Paroles de Yfig 

- Musique et interpètation : Jean-Luc Houbron

 

 

 

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21.06.2007

Vous reprendrez bien un petit coup de blues !

Je suis la brume aux alizés

Surfant diaphane aux airs légers

Princesse aux mille et un palais

Sultan des mers et vents ailés

 

Je suis un Touareg voilé

Teint de bleu cérulé glacé

Je suis gitane endiablée

Dansant le feu ensorcelée

 

 

Je suis le chantre de nos peines

Licorne duale manichéenne

De nos désirs de nos espoirs

Chantant le blues un peu trop noir

 

Je suis aurore de matin frais

Libellule frêle du marais

Abeille d’or en robe soie

Iris blanche céruse et joie

 

Chanter la vie est ses fragrances

Chanter la mort ses fins ses transes

L’heure véritable de nos souffrances

Nos blues en ré en fa cadencent

 

De nos musiques monte le vrai

Le blues en chair le blues en os

Sur nos désastres il tire un trait

Le blues défie nos vies de rosses

 

08.02.2007

Charité bien ordonnée


le blues du Charity business


Ca m’a pris tout d’un coup
En plein mois d’août
Sans crier gare
A la gare

L’abbé Pierre ayant cassé sa pipe
Contre toute attention
J’ai pris la mesure de mon indifférence
De mon égoïsme

J’ai adressé mon CV
A Emmaüs
M’a envoyé chier
Aux puces

J’ai proposé mes services
A médecins sans frontière
M'ont tapé sur la cafetière
Trop novice

J’ai demandé à sœur Thérèse
Vous savez celle qui ….
Elle m’a jeté sa prothèse
Au nez j’en ai saigné

A la maire j’ai dit
Je suis volontaire
Pas pour la guerre
Mais pour le fourbi

M’ont dit d’aller voir ailleurs
Paraît qu’il y fait meilleurs
J’y suis été
C’était pas mieux

Mais j’ai surpris une sale
Conversation verticale
Entre deux bénévoles
Dorés comme des idoles

Parlaient de sous sonores
Et trébuchants couleur
D’or portant fort intérêts
Aux taux majorés

Faudrait pas que ça s’arrête
Disait l’un en secouant ses poches
Qui tintinnabulaient
Au doux son des cloches

Les cloches qui vivent sur le trottoir
Avec pour réconfort leur litre de pinard
Leur chien puceux et leur tente
Leur gueule décadente

On a pas la chance d’un tsunami
Par an faut garder une poire
Pour la soif la pépie
L’heure de gloire

Un SDF logé c’est un client perdu
Du chiffre d’affaire foutu
Une allocation tsoin-tsoin
Une subvention de moins

Ah ! le charity business
Vaut bien celui de la fesse
L’argent n’a point d’odeur
Non plus que la charité des voleurs

01.11.2006

BLUES EXTATIQUE

BLUES EXTATIQUE

    

Bien à l’écart, des beaux quartiers........Bien à l'étroit dans son costard à raies

 

Et de leur symbolisme altier,.............   Avec sur la tête un sablier

 

On perçoit, à travers la brume............. On croit voir une plume qui lui pousse

 

Une sombre vie, qui se consume.........Qui sort de son trou à mousse

 

 

 

Elle est celle, d’un pauvre diable..........Pauvre diable en bien piteux état

 

Traînant sa silhouette misérable,.........Traînant comme une girouette folle

 

Revêtue de poussiéreux haillons,.........Soulevant poussières et crachats

 

Portant d’ineffaçables horions..............Portant son cartable à l'épaule

 

 

 

Il passe devant une mairie.....................Il se présente à la mairie

 

Regarde le fronton, et puis rit................Espoir de se voir élire

 

La belle devise de la France...................La France à besoin de son délire

 

A pour lui, une odeur bien rance...........De ses odeurs fragrances pourries

 

 

 

Dans l’abîme, de son exclusion.............Dans la cabine à érections

 

Il a perdu toute illusion.........................Il vote pour lui le con !

 

Destinée remplie, de ratures............…...Mais il à fait tout plein de ratures

 

Un fantôme, que la faim torture............Sur le bulletin de forfaiture

 

 

 

Pour les guignols technocratiques........Les guignols zygomatiques

 

Il n’est juste qu’une, statistique............Ont ramassé un tas de tiques

 

Un chiffre classé dans un dossier..........Auraient dû se laver les pieds

 

Et qu’ils ont aussitôt fait, d’oublier.......Auraient senti moins mauvais

 

 

 

Quand il poussera son dernier râle,........Quand on fera pousser les crânes

 

Dans l’indifférence générale,...................A la différence des bananes

 

Loin de l'égoïsme de ce monde,...............Pas de besoin d'une égoïne

 

Son âme ira seule, jusqu’à sa tombe........Pour que seuls ils tombent

 

                                                                                                     

 

                                                                                                Yfig