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Cuisine européenne

  • l'Europe s'y prend à contrepied pour gérer l'immigration ! Il faut prendre le problème à la source et nos migrants seront parfaits !

    Imposer des quotas quantitatifs de migrants est une aberration !

    Ce qu'il faut, c'est imaginer une autre manière de penser l'immigration !

    Nous devons mettre en place des critères qualitatifs d'importation de migrants pré-européanisés capables de s'intégrer rapidement et facilement dans nos sociétés évoluées !

    Ipidi Blue (l'homme qu'à vu l'homme)  m'a suggéré un article dans boulevard Voltaire qui m'a ouvert les yeux !

     http://www.bvoltaire.fr/migrants-squattent-autolib-a-paris-start-up-nation-panne-durable/

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  • Voilà pourquoi la France disparaîtra dans quelques années.

    17 décembre 2015

     

     

    La France se divise en deux grandes parties à peu près égales :

    Les votant et les non votant.

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  • Si vous voulez que les choses changent …..

    adhérez aux parties

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  • Dis grand père .... c'est quand qu'on fait LA RÉVOLUTION ?

    Ma conclusion :

    il n'y a pas d'alternative à la révolution.

    Mais il faut la préparer et l'organiser, ne pas la faire dans le désordre et la mort.

    LA REVOLUTION, c'est en fait simple comme une nouvelle constitution qu'on impose par la force mais pas par le crime (ou juste ce qu'il faut ...) :-)

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  • Impossible de commenter !

    Commentaire au JT il y a quelques minutes :

     

    "Ils rêvaient simplement d'une vie meilleure"

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  • Mon nouveau parti : le #NF ou Nation France ou #NationFrance… Les statuts ont été validés par tata Baluchon.

     

     

    OUF ! A y'est !

     

    Tata a officiellement validé la création de mon parti en me délivrant un récépissé sur papier gras et tâches de soupe aux choux.

     

    Je vous mets les statuts et le programme ...

     

     

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  • Le remboursement de la dette grecque reporté aux calendes grecques.

     

    Les banques grecques s'effondrent .... mais les banques grecques sont les banques européennes et, du coup, l'€uro se casse la gueule ... mais nous aut' les français on s'en fout, Pépé Hollande règle tous les problèmes de la terre depuis son salon de l'Elysée !

     

    Le chômage ?

    Quoi le chômage ?

    C'est un fait entendu, le président (poils aux couilles) a passé cette patate chaude à Guetaz le patron des patrons ... c'est à lui, désormais de créer des emplois ... le gouvernement, quant à lui, se charge de faire grimper les impôts.

     

    L'éducation ?

    Quoi l'éducation ?

    On a N'a Jatte Va à l'eau si Belle qu'a s'Aime qui s'en occupe, elle fai chanter la Marseillaise aux petits enfants et leur explique que nos ancêtres les gaullois étaient moustachus plutôt que barbus et que les petits beurres ont autant de chance de trouver une place à Paul En Ploie que n'importe quel petits bourgeois du XVI ème fils de leurs papas industriels !

     

    L'armée ?

    Pan t'es mort !

    On va louer les tanks les avions et les contre-torpilleurs au lieu de les acheter, comme ça, ce sont nos petits enfants qui paieront sauf si la Grèce rachète la France et sa dette !

     

    Le FN ?

    C'est pas avec leur 13% des inscrits qu'ils vont gouverner la France ... nous, avec nos 10% nous allons changer la constitution pour que le candidat à la présidentielle obtienne d'abord au moins 600 voix de députés pour se présenter, sauf pour l'UMP et le PS !

     

    La dette ?

    On la donne aux grecs !

     

     

  • Elections européennes ... la grande, la très grande peine !

    Rappelez-vous 2009 !

     

     

     

    Nombre

    % Inscrits

    % Votants

    Inscrits

    44 282 823

     

     

    Abstentions

    26 290 662

    59,37

     

    Votants

    17 992 161

    40,63

     

    Blancs ou nuls

    773 547

    1,75

    4,30

    Exprimés

    17 218 614

    38,88

    95,70

     

     

    Et voici 2014 :

    http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Europeennes/elecresult__ER2014/(path)/ER2014/FE.html

     

     

    23 mai 2014

    Nombre

    % Inscrits

    % Votants

    Inscrits

    46 544 712

       

    Abstentions

    26 796 819

    57,57

     

    Votants

    19 747 893

    42,43

     

    Blancs

    546 601

    1,17

    2,77

    Nuls

    245 531

    0,53

    1,24

    Exprimés

    18 955 761

    40,73

    95,99

  • Je vous invite cordialement à venir partager mes paranoïas.

     

     

    Oui, car il ne vous a pas échappé que je suis en train de développer une terrible paranoïa à l’encontre de nos bons amis américains que je soupçonne de vouloir faire de l’Europe leur proie afin de s’en repaître dans le but de maintenir leur train de vie bien au dessus de leurs moyens.

    D’ailleurs, j’ai oublié de vous parler de leur principal instrument de ressources qu’on appelle : « planche à billets ».

    Je soupçonne, par ailleurs, la CIA, avec l’aide de la NSA et de lobbyistes introduits auprès des têtes d’obus de notre armée de bras cassés de noyauter notre armée afin de la démobiliser et de la remonter contre notre gouvernement sous de fallacieux arguments tels que le budget des armées.

    Car enfin, merde, faut pas nous prendre pour de la bleusaille vierge de fourragère, le budget de l’armée ne sert qu’à entretenir des merdes inutiles telles le porte-avion Charles de Gaulle qui navigue un mois par an et les mirages de monsieur Dassault qui ne volent que sur la moitié d’une aile et qu’il a pompeusement appelé « rafales »!

    Supprimons les 5 milliards annuels alloués à ces 2 « black holes » et le budget ne s’en portera que mieux.

    Dites ! ?

    Vous avez vu ?

    Les chefs d’armée on menacé l’Élysées de démissionner si on ne leur donnait pas leur budget « gâchis » !

    Et apparemment, ça marche !

    Le président capitaine courageux de pédalo dans l’eau a promis de ne pas toucher au budget de l’armée mais a exigé en retour que les chefs restent et qu’ils s’engagent à ne pas détruire le palais de l’Élysées ni l’appart rue du Cirque à coup de scuds à têtes nucléaires !

    On a beau dire, ça fait du bien de se sentir gouverné (c’est prévoir) !

    C’est vrai, quoi, le président est aussi le chef des armées, mais si les autres chefs s’en vont, il ne va tout de même pas piloter les avions, le porte avions et les tanks !

    Faut être raisonnable nom de dieu de bordel de merde !

     

    Dans la série budgets et pendant que j’y pense, il y a un petit truc que je voulais partager avec vous …

    L’Union Européenne exige que nous fassions l’économie de 50 milliards (on ne sait d’ailleurs toujours pas pourquoi) … mais, dans le même temps, la France verse chaque année 70 milliards à l’Europe …

    Hein ! ?

    Quoi ! ?

    Vous ne voyez pas ?

    Ben quoi ? dans 70 milliards, il y a 50 milliards !

    Ne versons plus que 20 milliards à l’Europe et basta !

    Et puis, ces 20 milliards … euh … 70 milliards, ils en font quoi à Strasbourg et Bruxelles ?

    Bon, me direz-vous, faut payer les déménagements incessants entre Strasbourg et Bruxelles … Et puis …. Un député coûte en moyenne 15000 € par mois, par 12 = 180.000€ par 756 députés = 136.080.000 €

    Ouais ! ça défrise … surtout quand on sait ce à quoi ils occupent leur temps … n’est-ce pas Marine, Rachida, et les autres …

    Pour l’anecdote, quand on leur reproche leur absence, elles répondent : de toute façon je ne sers à rien au parlement européen …  mais cette argutie ne les empêchent pas d'empocher les fifrelins ... ça leur fait un peu d'argent de poche pour les toilettes et le resto !

    Ensuite, il y a les commissaires, tout puissants, tout luisants …

    30.000 € par mois par 12 = 360.000 par an par 28 = 10.080.000 €

    Soit un total de 150 millions d’euros.

    Après ... il faut compter le président, les vice présidents, les maîtresses, les mignons, les Conchitas et autres saucisses ....

    Et ce n’est que la partie visible du bouzin car il faut ajouter la flopée de " conseillers et de consultants "   qui gravitent autour du fromage et ne pas oublier les 4.165 lobbyistes qui d’une façon ou d’une autre sont payés sur la bête !

    Je déconne, pensez-vous ?

    Je voudrais bien !

     

     

    Bon ! Tout ce joli monde doit dépenser …. Car c’est la règle, il faut dépenser plus pour demander toujours plus de budget (exactement comme à l’armée où on fait tourner les moteurs pour vider les stocks de carburants).

    Exemple dans le Canard Enchaîné de cette semaine :

    Frais de publicité : 630 millions  

    Dites … cet argent …. Il va bien dans la poche de quelqu’un, vous ne pensez pas ?

    Dites, si vous aviez 2 ou 300 millions à dépenser, vous ne créeriez pas votre propre boîte de pub ?

    Je dis ça …. Je n’ai rien dit … ce n’est que ma petite musique paranoïaque interne qui me joue des tours de bredin !

     

    Bon !

    Voici, pour le moment, un partage de mes paranoïas légitimes ou pas.

    Voyez ce que vous en faites … moi, je vais aller chier, je l’ai bien mérité !

    Et n’oubliez pas ….

     

    Un slogan pour l’#UE :

    « Unissons nos incompétences pour en faire un gigantesque bordel ! »

     

    A leitmotiv for #EU :

    « Let unify our incompetence to make it a huge mess ! »

     

    Les textes, rien que les textes, Tout est dans les textes !

    Français notre-europe.eu/media/tgae2013

    Anglais notre-europe.eu/media/tgae2013

  • Vous connaissez l’histoire de la bergère qui criait « au loup » pour que l’europe passe aux mains des ricains ?

    Thomas Piketty : « Il faut donner un parlement à l'euro »

    NB : l’article incriminé (interview de Picketti) est à la fin de mon billet.

     

    Ouaip ben j'avais vu juste, Picketti est une vermine inféodé au grand satan ricain !

    Il prône une europe-ricaine toute puissante sachant que les politiciens ne comprennent strictement rien aux textes (en anglais avant signature) qu'on leur fout sous le nez en leur disant :

    "signe c'est pour ton bien"

    et ce, après qu'ils aient éclusés quelques verres de champ !

     

    Il est quand même vachement gonflé ce tocard !

    Il écrit :

    "C'est pour cela qu'il faut déléguer uniquement les sujets où la souveraineté nationale est devenue un mythe. Je prends l'exemple de l'impôt sur les sociétés. La souveraineté, ici, ça consiste à se faire avoir ! Les Etats sont dans une compétition qui profite aux multinationales qui paient des taux insignifiants moindres que les PME. Une absurdité économique. Même chose pour les paradis fiscaux."

    Il prend comme exemple le manque de contrôle imposé par le traité de Nice aux États pour prescrire l'abandon de la souveraineté fiscale des nations européennes ... fait-il semblant de croire que ça résoudra les paradis fiscaux et le dumping fiscal des autres parties du globe ?

    D'ailleurs, cela aurait pour effet de booster la fraude fiscale avec bien entendu la complicité des instances corrompues des fonctionnaires européens que personne ne contrôle et qui savent très bien tendre la main !

     

    Il n'y a pas 36 façons de régler la fraude fiscale des multinationales, les obliger à avoir un siège social dans chaque pays et balayer la consolidation globale qui permet de déclarer de fausses pertes qui pompent les bénéfices dans les pays à fort CA !

    Croyez-moi, je sais de quoi je parle, j’étais le spécialiste informatique de cette combine légale. J’ai travaillé à la consolidation de GE (General Electric – Buc France & Leeds UK), de COMDISCO (Chicago), de Jacobs Engineering (Pasadena) et quelques autres que j’oublie …

    C'est la grande spécialité d'Israël qui détourne des milliards à l'europe (et aux autres nations) en déclarant ses pertes comme autant de bénéfices au milieu d’une conso bidon qui fait évaporer l’argent avec la bénédiction des dirigeant ricains.

     

    Bien sûr que sans harmonisation juridique (social, fiscal, commercial, normes sanitaires … etc ….) il n’y aura jamais d’europe, est-il besoin de s’appeler Picketti pour découvrir ça comme si c’était la révélation du siècle ?

    Mais (et il le prouve), dans la mesure où les textes imposés par la commission européennes sont issus des lobbyistes salariés des groupes multinationaux qui dictent lesdits textes qui seront ensuite voter par le parlement … on comprend tout de suite qu’il n’y aura JAMAIS d’europe sociale, JAMAIS !

    Plus c’est la discorde et plus les multinationales peuvent jouer à cache-cache avec l’argent.

    Comment voulez-vous harmoniser la Hongrie avec le Portugal et la France avec la Slovéquie ou la Turquie ?

    On peut toujours faire semblant …. Ça n’ira jamais plus loin même s’ils mettent en place leur putain de TAFTA … ça fera une europe de pauvres, mais ça ne changera pas les peuples intrinsèquement.

    Un grec ne sera jamais un anglais ….

     

    L’europe est une baudruche, un leurre, un attrape couillons qui permet à des tas de salopards parfaitement pourris de s’en mettre plein les fouilles au détriment des citoyens.

     

     

     

     

     

     

     

     


     

    Thomas Piketty : « Il faut donner un parlement à l'euro »
    LE MONDE | 20.05.2014 à 11h42 • Mis à jour le 20.05.2014 à 15h32 |
    Propos recueillis par Claire Gatinois et Alain Salles

    Economiste, directeur d'études à l'EHESS, Thomas Piketty triomphe aux Etats-Unis avec la traduction anglaise de son livre Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013), qui analyse la montée des inégalités. Signataire du « Manifeste pour une union politique de l'euro », il dénonce, dans un entretien au Monde, le vide démocratique de l'Europe et plaide pour la création d'un parlement de la zone euro.


    Vous aviez espéré voir en François Hollande un « Roosevelt européen ». Etes-vous déçu aujourd'hui ?

    Ma déception porte d'abord sur l'absence d'impulsion européenne, même si, sur le plan intérieur, il y a beaucoup à redire. La situation était compliquée : un nouveau traité [fixant la règle d’or obligeant les Etats à ramener le déficit structurel, hors effet de la conjoncture, vers 0,5 % du produit intérieur brut] avait été adopté six mois avant les élections, mais la façon dont M. Hollande a essayé de faire croire qu'il allait le renégocier, pour dire ensuite qu'il avait fait son travail et qu'il fallait attendre que ça passe… Je comprends le traumatisme du « non » au référendum de 2005, mais d'autres enjeux sont apparus depuis la crise financière.

    En 2005, nous étions encore dans l'ambiance intellectuelle de stagflation [inflation et stagnation économique] qui régnait au moment de la création de l'euro, après des années marquées par l'inflation et le chômage. On pensait qu'une banque centrale devait être la plus indépendante possible car on restait traumatisé par l'hyperinflation des années 1970 et 1980.

    L'Europe a appliqué cette logique au-delà de toute limite. C'est la thèse de Milton Friedman : tout ce dont on a besoin, c'est d'une bonne banque centrale. Pas d'Etat-providence. Pas d'impôt progressif. C'est une illusion ! Cela a volé en éclat avec la crise. Pendant longtemps, on a cru qu'un grand marché avec une concurrence libre et parfaite était suffisant pour fonder un projet politique ; on a ajouté l'euro, en redoutant l'inflation et en se méfiant des Etats. L'idée d'une monnaie sans Etat a germé à ce moment-là. C'est une folie.

    On ne peut pas faire fonctionner une monnaie unique comme ça. On a besoin d'un minimum d'union budgétaire et fiscale et pour cela d'un minimum d'union politique, démocratique.

    Comment la bâtir ?

    Cela exige non pas de faire le deuil de l'Europe à 28, mais d'accepter qu'il y ait, de façon plus ou moins durable, deux architectures politiques, démocratiques en Europe.

    Vous pensez à un noyau dur autour de la zone euro ?

    Absolument. Si on veut aller plus loin dans l'union politique, c'est nécessaire. Tous les pays voudront-ils d'une telle intégration ? Il faut avoir une approche ouverte, laisser le choix, sans laisser des pays bloquer le processus.

    Comment cela s'articulerait-il ?

    A côté du Parlement européen, on devrait avoir une chambre qui représenterait les Etats, avec des députés de leur Parlement national, à proportion de la population de chaque pays. Les députés nationaux ne pourraient plus se défausser sur des institutions européennes les obligeant, soi-disant, à faire des choses horribles qu'ils n'ont pas choisies.

    N'est-ce pas déjà le rôle du Conseil européen ?

    On vit dans l'illusion que le conseil des chefs d'Etat et ses déclinaisons représentent les Etats. C'est ce qui condamne l'Europe au choc des égoïsmes nationaux. Le summum de la folie, c'est cette séquence de conseils nocturnes où des ministres vous annoncent au petit matin qu'ils ont sauvé l'euro avant qu'on ne se rende compte, vingt-quatre heures plus tard, qu'ils ne savent pas ce qu'ils ont décidé ! La différence entre ces conseils et des débats parlementaires, c'est la différence entre l'Europe du congrès de Vienne [1814-1815] et celle du XXIe siècle. La démocratie, ça s'organise. On ne peut pas avoir une monnaie unique, c'est-à-dire perdre notre souveraineté monétaire et ne plus pouvoir dévaluer, et dire à ceux qui veulent que l'euro disparaisse : on a renoncé à tout ça, mais on ne peut rien changer…

    Ce second parlement ne conduirait-il pas aussi à un abandon de souveraineté ?

    C'est pour cela qu'il faut déléguer uniquement les sujets où la souveraineté nationale est devenue un mythe. Je prends l'exemple de l'impôt sur les sociétés. La souveraineté, ici, ça consiste à se faire avoir ! Les Etats sont dans une compétition qui profite aux multinationales qui paient des taux insignifiants moindres que les PME. Une absurdité économique. Même chose pour les paradis fiscaux.

    Il ne s'agit pas de tout mettre en commun. Le taux de TVA sur les coiffeurs n'aurait rien à y faire. Va-t-on traverser la frontière pour se faire couper les cheveux ? On a parfois l'impression que l'Europe se venge de son incapacité à être décisionnaire sur des sujets importants en étant bêtement intrusive sur d'autres, plus secondaires.

    Le vide démocratique, c'est le principal défaut de l'Europe ?

    Oui. Refuser de parler des institutions parce que c'est trop technique, c'est laisser libre court aux forces du marché, au capitalisme débridé.

    L'Europe peine à se sortir de la crise, c'est la faute de l'euro ?

    Quand on regarde le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l'Europe, le verdict est terrible. On n'est pas plus endetté mais il y a une défiance. Tant qu'il y aura dix-huit dettes publiques que les gouvernements refuseront de mettre en commun, il y aura des tentatives de spéculer sur tel ou tel pays. Avec l'euro, on a remplacé la spéculation sur les taux de change par la spéculation sur les taux d'intérêt. C'est pire. Comment voulez-vous avoir un débat serein sur les réformes si un Etat ne sait pas si son budget sera chamboulé parce qu'il devra rembourser plus cher sa dette ? Cette architecture est bancale.

    Que peut-on faire ?

    Si on avait une seule dette publique, il serait plus simple pour la Banque centrale européenne [BCE] de stabiliser les taux d'intérêt. C'était une idée que des économistes conseillaient à Angela Merkel fin 2011. Cela ne vient donc pas d'un cénacle d'extrême gauche L'idée est de mettre en commun les dettes dépassant 60 % du PIB dans un fonds capable d'emprunter aux marchés. Les pays remboursent au prorata de ce qu'ils ont mis. L'objectif est de réduire ce fonds à zéro.

    En plus, on propose un volet politique : notre Parlement fixe le rythme de désendettement. C'est cohérent : on finance la dette et on détermine le déficit ensemble. Si des pays veulent aller au-delà, ils peuvent émettre de la dette sans garantie européenne, comme la Californie ou New York.

    Quel avantage aurait la France, qui paie déjà des faibles taux d'intérêt sur sa dette ?

    C'est de l'égoïsme à courte vue. La récession en zone euro nous coûte à tous.

    Les Etats sont-ils prêts à de telles réformes ?

    Le danger, c'est que l'Allemagne fasse des propositions. La réforme du traité de 2012 – imposée par Berlin – doit nous servir de leçon. C'est une mauvaise réforme. Vouloir attribuer des sanctions, des bonus, c'est le summum du fédéralisme technocratique. Je me méfie plus du souverainisme français que de l'égoïsme allemand, mais la France doit assumer des propositions pour démocratiser l'Europe.

    Si on ne fait rien ?

    L'exemple qui me hante, c'est la longue pénitence du Royaume-Uni. Après les guerres napoléoniennes, la dette dépasse 200 %, les Britanniques choisissent de s'en débarrasser par des excédents budgétaires et de l'austérité. Ça marche. Mais il faut un siècle…

    Quelle a été la grande erreur de ces cinq dernières années ?

    Il y a eu une longue séquence d'erreurs. La première est peut-être celle de la BCE, qui a décidé de ne plus prendre en pension les titres de la dette grecque si les agences de notation, qui étaient discréditées, les dégradaient. Elle a refusé de racheter des dettes grecques. On a aussi bricolé des institutions postdémocratiques, comme la « troïka ». Incompréhensible, inefficace.

    Que pensez-vous de la campagne européenne ?

    Je suis attristé par la morosité et la résignation en France. A droite comme à gauche, on refuse de parler des institutions alors qu'on a besoin de la démocratie pour reprendre le contrôle des forces du marché. On se couvre la tête de cendres en pensant à cette dette qu'on va laisser à nos enfants mais on laisse aussi une quantité de patrimoine immobilier, financier, inédit depuis la Belle Epoque. C'est plutôt une bonne nouvelle !