23.02.2008

Quoi d'neuf dans le maquis ?

 

 

 

http://www.france5.fr/resistance/11_projet.php 

 

Extrait :



A la télévision comme au cinéma, la Résistance est bien souvent abordée sous l'angle de monographies de personnalités : Jean Moulin, Lucie et Raymond Aubrac, Oscar Schindler...
Avec La Résistance, Christophe Nick et Andrew Bampfield proposent une lecture inédite de cette période, montrant et démontrant qu'il s'agit d'un mouvement profond, large, qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes et a coûté la vie à  plus de cent mille d'entre elles. Les travaux les plus récents des spécialistes prouvent que, face au totalitarisme le plus violent, la Résistance fut l'aboutissement d'une multitude d'attitudes, comme l'explique l'historien Olivier Wieviorka :
« Une partie des Français a essayé, avec ses moyens, de résister à  sa manière à  des choses qui lui semblaient insupportables. Cela démontre qu'entre la vision de 1944 du gaullisme triomphant, d'un peuple tout entier dans la Résistance, et la vision plus noire des années 70, d'un peuple veule et collabo, il y a un entre-deux qui intéresse de plus en plus les historiens. On sort de la polarité qui jusqu'alors servait de sésame pour comprendre la période, avec d'une part des collabos et de l'autre des résistants. »

C'est toute une collection que France Télévisions consacre à  ce thème, avec près de sept heures de programmes au total : deux documentaires-fictions de 90 minutes diffusés sur France 2 et quatre documentaires de 52 minutes diffusés sur France 5.
L'ensemble aborde la Résistance sous deux angles : la résistance à  l'occupation et la résistance face à  la Shoah.
 

07.09.2007

Driout est un imposteur !!!!

doublé d'une imposture !!!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

ce mécréant nous abreuve de tout un tas d'apophtegmes qui surenchérissent les uns sur les autrres .... il cherche quoi le poussif ? nous étouffer ? nous démontrer son indiscutable supériorité littérairre ???

 

qu'au diable vauvert il aille ... en toute confidence .... se con .... fesser !!!!!

 

 

Achtung  !

 

ein wzei trei .....

 

 

 

 

mein deutxch ich  néant !!!

 

 

retrouver de vieilles connaissances qui m'accusent de leurs propres faillites !!!!

 

oui ! je veux bien passer pour le méchant mais jamais pour le triste con !!!!!!!!!!!!!!!!   là, ils peuvent aller se faire brosser !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

quoi ?

 

 

vous croyez que le monde est juste ? beau ? intelligent ? équilibré ? 

 

 

see you next life !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 

04.05.2007

Lolotte (3)

Voilà, les mois ont passés, nous vivons dans une espèce d’harmonie contractuelle morale, nous n’avons jamais rédigé quelque ‘règle du jeu’ que ce soit, tout se passe au jour le jour, à l’improviste et à l’improvisation.

Oh ! Il m’est bien arrivé d’avoir certains doutes, en particulier au début, lorsque Lolotte cassait assiette sur assiette, verre sur verre, je me demandais si elle ne faisait pas cela pour éviter d’avoir à faire la vaisselle, mais , les jours passant, et les incidents surprenants se succédant, j’ai fini par comprendre que sa maladresse n’était pas feinte. Quand elle ne se cognait pas dans un meuble, c’était pour glisser dans les marches, quand elle ne renversait pas son verre à vin, c’était pour renverser la poivrière dans un plat, ou se laisser tomber la casserole de lait bouillant aux pieds …

Sans compter ses ‘bons mots’ qu’elle doit récolter dans l’Almanach Vermot et qu’elle transforme au gré de ses humeurs.

 

Lolotte a des amies dont jamais elle ne me parlait,  jusqu’au jour où je suis resté à l’appartement, terrassé par une vilaine grippe. Lolotte était partie sans s’apercevoir que j’étais resté au lit. Je dormais, essayant de soigner cette foutue grippe qui me faisait délirer et rêver d’illuminations psychédéliques aux murs de la chambre.

J’étais dans un semi coma, et c’est le bruit grinçant de la porte d’entrée quand on l’ouvre qui m’a alerté, puis les éclats de voix qui m’ont définitivement éveillé. Lolotte avait dû se cogner encore et pestiférer contre un meuble innocent.

Je me suis levé péniblement, ai enfilé tant bien que mal mon kimono de soie noir avec le dragon polychrome dans le dos, et, après avoir chaussé mes pantoufles avec un petit ours sur le dessus, je me suis traîné jusqu’à la porte fermée du salon. J’allais ouvrir, mais je compris que Lolotte n’était pas seule, les commères s’en donnaient à cœur joie. Des voix que je ne connaissais pas papotaient à tout va dans une touchante allégresse.

 

-         Ben on peut dire qu’t’es bien installée, Lolotte, te voilà dans tes meubles !

-         Ouais, tout l’confort, eau chaude et gaz à tous les étages.

-         Dis ! Ton Yfig, il l’aurait pas une petite place pour moi ? Je lui fais tout gratis si y m’invite.

L’une d’elle, regardant certainement l’un de mes tableaux au mur :

-         C’est lui qui peint ça ?

Je reconnus la voix de Lolotte :

-         Bon, les filles ! calmos ! d’abord le Yfig c’est un teigneux, vous vous entendriez pas avec lui, même moi qu’est plus grande que lui, m’est arrivé de prendre des gnons quand y renâcle !

Les filles :

-         Non !?

Lolotte :

-         Ben c’est comme j’ai l’honneur de vous l’dire ! l’est pas toujours dans ses bons jours.

Derrière ma porte, je me dis qu’elle était folle, je ne l’ai jamais touchée, ou alors, je ne m’en souviens plus, ou alors, elle m’avait vraiment poussé à bout !

-         T’es pas partageuse, Lolotte !

-         On va pas l’bouffer ton Yfig !

-         On veut juste le goûter un peu !

Lolotte :

-         Oui, ben avec toi, on sait ce que ça veut dire !

Elles se marrèrent.

-         Qu’est-ce que je vous sers, les filles ? C’est Yfig qui régale !

-         Qu’est-ce qui propose ton Yfig ?

-         La boisson maison, pastis, ou un calva, y a aussi du Martini, de la suze et du vin de première qualité.

-         C’est quoi, première qualité ?

-         Du bon, bien sûr !

-         Il l’a pas du punch planteur ?

-         Oui, j’y pensais plus.

Et voilà la Lolotte qui régale ces dames sur mon compte. Je me permets alors un truc pas trop honnête, mais ma curiosité l’emportant sur ma prudence, je risque un œil par l’entrebâillement de la porte. Je vois que les filles se mettent à l’aise. Elles se débarrassent de leurs souliers télescopiques en les envoyant balader à travers le salon, l’une se sépare de sa moumoute, l’autre n’hésite pas à jeter son sous-tif, grand comme des paniers à champignons, sur la télé, une autre encore épluche ses bas qu’elle jette par dessus le sous-tif.

Je les observe en vitesse, elles sont trois en sus de Lolotte, une grande noire très maquillée, et deux blondes patine, une petite assez ronde et la dernière, celle qui s’est débarrassée de son sous-tif, possède une paire de seins d’une énormité, d’une profusion, d’une démesure, d’une disproportion outrageusement  surabondante. Ses mamelles n’étant plus retenues par le soutien-nénés, débordent du corsage ouvert laissant apparaître deux gigantesque mamelons noirâtres.

Vite, je me cache, n’en pouvant mais d’un tel spectacle, la sueur perlant abondamment de mon front et de mes joues, je m’essuie au revers de mon kimono.

-          Lolotte, ma choute, j’t’assure, j’aimerais vraiment être à ta place.

-         Peau d’zob, c’est moi qui me l’es trouvé, c’est moi qui me l’garde !

-         Dis donc, un oiseau rare comme ça, ça dourt pas les rues !

-         Ouais, des michetons on en voit tous les jours, mais c’est pas du délicat !

-         Ah ! Les filles, j’vous ai pas raconté c’qui m’est arrivé c’t’aprem ?

Les filles :

-         Non !

-         J’étais Boul’Mich’, mais pas en chasse, j’me rendais à mon cours de dessin …

-         Tu fais du dessin, maintenant ?

-         Mais non, je pose pour des artisses

-         Ah bon !

-         J’me dis comme ça que le p’tit à moitié chauve avec des yeux chafouins qui m’suis d’puis un moment, y doit avoir des idées de derrière sa fermeture éclair. Voir c’qui l’a dans l’imaginaire, j’me mets à onduler des fesses, méthode cul-ci, cul-çà. J’sens qui l’est à l’accroche, y quitte plus mon poster des zorbites…

-         Comment tu fais pour t’apercevoir ?

-         Ca, c’t’un secret !

-         Allez ! sois pas bêcheuse, raconte.

-         Ben, c’est tout bête, j’m’arrête devant une vitrine et j’le zyeute dans la glace. Bon ! savait pas comment m’aborder. J’lui donne sa chance, j’lui d’mande du feu. Y m’regarde tout bébête, y m’donne du feu, pis rien n’se passe.J’insiste, j’lui d’mande l’heure, y m’donne l’heure et pis c’est tout ! Alors comme j’vois qui s’décidera pas, j’l’entâme au cutter et j’lui dis : ‘Si jvous d’mande l’heure, c’est pour voir si j’serais pas en r’tard à mon rendez-vous’. ‘Ah !’ qu’y m’répond.

Celle qui narrait sa petite histoire fait une pause. Elle boit un coup et s’allume une cigarette.

Les autres :

-         Alors ?!

-         Il restait planté là d’vant moi qui savait pas quoi dire.

-         Merde ! Qu’est-ce t’as fait ?

-         J’lui dis à trac : ‘Vous avez d’la chance, j’sus en avance, alors si vous voulez qu’on boive un pot chez vous ?!’ - ‘Mais c’est que j’habite pas par ici’ -  ‘C’est pas grave, on peut aller à l’hôtel’ – ‘Mais j’en connais pas’ – ‘Moi, j’en connais plein’ . Il hésite, commence à reluquer ses pieds tout en se balançant de l’un à l’autre. ‘L’temps passe’, j’lui dis, ‘Si tu t’décides pas, va falloir que j’aille à mon rendez-vous !’ - ‘C’est qu’j’ai pas l’habitude, Mademoiselle’ - ‘Appelle-moi Irma, ça ira’ -  ‘Comme vous voulez, Mademoiselle Irma’. Allez hop ! Je fais ni une ni deux, j’le chope au bras et j’l’entraîne vers le plus proche, l’hôtel du ‘Cancre Las’.

-         Tu lui parles pas du prix ?

-         Attends !

-         Ben non, justement, faut jamais attendre, c’est pas professionnel de pas annoncer la couleur !

-         Ouais, mais j’avais oublié de vous dire qu’il était super bien sapé, le bougre, avec des grolles à au moins deux cents Euros.

-         Ouais, ben c’est pas une preuve, ça !

-         Bon ! Vous pouvez pas comprendre. J’continue. Donc, on marche en concert sur l’Boul’Mich’ et je commence à lui annoncer l’règlement ‘T’as les sous pour l’hôtel, au moins ?’ -  ‘Oh ! oui, Mademoiselle Irma, faut pas vous tracasser pour ça.’ -  ‘Pis y a pas qu’l’hôte, faut qu’tu réalises que moi, j’perds un rendez-vous qui m’rapporte de quoi m’nourrir’ -  ‘Oh ! Pour ça non plus, faut pas vous tracasser, Mademoiselle Irma.’ Du coup, comme y me d’mande rien sur mon tarif, j’me dis comme ça qu’y va morfler un max !

-         Ouais, j’savais bien qu’t’es pas une godiche !

-         Sauf que ces deux là, elles savent jamais attendre la suite avant d’critiquer.

-         Bon !, dis, Alors ! T’en as fait quoi d’ton Roméo ?

-         OK, j’vous passe les détails, l’assemblée s’impatiente. Donc, j’me désape, j’lui fais un p’tit coup de ‘strippetize’, t’aurais vu ses zorbites ! complètement ès-zorbitées ! Je me jette dans le lit en m’déroulant comme une chatte qu’a ses chaleurs …. Et l’v’là qui s’met à chialer comme un môme. ‘Je suis puceau’ qu’y confie entre deux sanglots. Merde, à c’t’âge là !!! ‘Bon ! Ecoute, c’est pas un drame, l’problème, c’est qu’pour un service comme ça, ça va t’coûter l’juste prix !’ Il redouble sa chialerie, et là, j’me dis qu’y va m’demander ça comme un service, comme une B.A., une faveur ou un bienfait, alors, avant qu’il ouvre la bouche, j’lui balance : ‘Ca s’ra cinq cents Euros’. Hop ! ça lui arrête les sanglots comme s’il aurait avalé une arête de poiscaille ! J’en rajoute une couche ‘Cinq cents, c’est pour le travail, le service n’est pas compris !’. Y m’regarde avec ses grands yeux rouges d’un air ‘inter-OK’. Je précise : ‘Le service, c’est au cas ou tu t’déciderais pas, ça servira à rembourser mon déplacement’. En même temps, j’lui mets mes nichons bien en évidence sous l’nez, histoire qu’il ait un avant-goût. Il tend la main, j’lui tape dessus ! ‘Eh là ! Pas touche ! faut d’abord qu’tu passes ta commande et qu’tu paies les arrhes.’

C’est à ce moment que j’ai bougé mes pieds tout ankylosés par ma position statique, et mes chaussons ont émis un chuintement, en traînant par terre, que ces dames ont aussitôt perçu.

-         T’as entendu ?

Lolotte :

-         Ouais, ça doit être les voisins du d’sus, on les entend comme si y z’étaient dans l’appart.

-         On aurait bien cru qu’ça v’nait de derrière la porte !

Un silence opaque s’en suivit pendant lequel je cessais de respirer.

-         Non, y a rien. Allez, continue ton histoire, Irma, tu l’as débridé, finalement ?

-         Ca a pas été aussi facile, parce qu’il n’avait pas suffisamment de fraîche sur lui, alors il a fallu descendre, donner des gages au gardien d’l’hôtel, aller à la pompe à fric, revenir, et le remettre en condition, et, surtout, lui faire casquer son fric avant d’passer aux choses sérieuses.

Irma fit une nouvelle pause pour vider son verre et allumer un autre clop.

Moi, je n’en pouvais plus, j’avais vraiment envie de retrouver mon plumard et me recoucher, mais je craignais que le moindre mouvement n’éveille la vindicte de ces dames, et du coup, je restais coi dans ma position qui devenait de plus en plus inconfortable, insupportable.

Ouais, je sais que vous vous en foutez, que ce qui vous intéresse, c’est la fin de l’histoire, seulement voilà, j’en fais partie, moi, de l’histoire, et je ne vois pas de raison pour que je ne vous fasse pas part de mes petites misères, que je ne vous raconte pas dans quelles horribles conditions il m’a fallu tenir pour être en mesure, aujourd’hui, de vous narrer tout ça.

-         Alors, Irma, on t’attend, on t’écoute, raconte !

-         Vous y tenez vraiment ?

-         Ouiiiiii ! Qu’est-ce tu lui as fait ? Comment tu l’as fini ?

-         Vous z’allez être déçues !

-         Merde ! Irma, te fais pas prier, raconte et pis c’est tout !

-         OK, OK ! Bon, j’ai mis le fric en sûreté, et pis j’l’ai attaqué. J’y ai fais la vierge effarouchée qui brûle un cierge au p’tit Jésus, la chevrette qu’a pas peur du grand méchant loup, les trois p’tites cochonnes qui cherchent le p’tit Poucet partout, la sorcière qui croque les pommes, la baguette magique de la fée Carabosse qui transforme le radis en concombre, le grand-huit qui fait des nœuds, la machine à essorer les carottes, les chutes du Niagara en son et lumière, la p’tite marchande d’allumettes qui prend feu, et il a fini par rendre les armes, et ça n’a pas duré plus d’cinq minutes et en fin de compte, je m’es resapé vite-fait, j’l’ai laissé là tout putois et j’ai pas arrivé en retard à mon cours d’art plastique.

Comme elles s’étaient mises à parler toutes ensembles, à commenter en long en large et en détail le super coup d’Irma et a en rire, j’en ai profité pour opérer une retraite stratégique vers ma chambre.

25.03.2007

Lolotte (suite 2)

Mais sa présence, ses calembours idiots, ses élans incontrôlés pour tel ou tel vedette de la télé, du cinéma ou de la chanson que je ne connais pas et auxquels je ne prêtais guère attention auparavant, ses frasques imprévues et impétueuses, ses entrées sorties fracassantes et tonitruantes, ses exigences injustifiées, sa boulimie de vie sous toutes ses formes, tout cela emplit ma petite existence rangée d’une animation tonifiante et maintenant indispensable.

 

 

Tenez, laissez moi vous donner un exemple.

 

Ce matin, je me suis réveillé avec l’œil droit cocardé (cocorico) .

 

C’est donc d’un seul œil que je vous écrit en espérant que cela ne se verra pas trop.

 

Je vous relate les faits.

 

Hier soir, nous étions, Lolotte et moi, tranquillement installés dans le canapé du salon.

 

Nous en étions à notre sixième apéro en attendant que le rôti ait terminé sa cuisson au four.

 

On regardait les infos, rien de bien palpitant, à part TOTAL qui s’évertue à se rendre intéressant ;

 

Quand c’est pas en nous arrosant avec du pétrole (y n’ont pas encore pensé aux plumes), ils nous

 

Retiennent l’attention avec de gros feux d’artifices ; bien entendu y nous préviennent pas, sinon ce serait plus

 

une surprise.

 

Tout d’un coup, et j’ai jamais compris pourquoi le journal télévisé perd de précieuses minutes avec des

 

Mièvreries alors qu’il y a tant de choses essentielles dont ils ne parlent jamais, tout d’un coup, disais-je,

 

Voilà Amélie Pouliche qui apparaît sur le petit écran.

 

J’étais en train d’entretenir ma Lolotte de pensées profondes sur l’impossibilité, pour un esprit purement spirituel, de communiquer sa propre conscience de l’inutilité de chercher une vérité ailleurs que dans son propre conscient.

 

« Ta gueule » me dit-elle brutalement

 

« J’veux écouter Amélie Pouliche, c’est important pour moi »

 

J’obtempérais. Qu’auriez-vous fait à ma place ?

 

Je patientais en me resservant un petit coup de pastis.

 

Quand ce fut enfin terminé (c’est dans c’est moment là que l’on prend vraiment la mesure de la relativité temporelle), Lolotte me lança

 

« Ouais, ça c’est une vraie féminine » (avec Lolotte on a parfois du mal à comprendre)

 

« Je la comprends cette pouliche là. »

 

Je répliquais, croyant faire de l’humour,

 

« T’as pas de mal à d’identifier à elle, elle est tellement ‘cruche’ »

 

VLAN ! c’est là que Lolotte m’a mis un marron dans l’œil droit.

 

 

Moralité :

 

Tant va la cruche à la télé qu’à  la fin je me retrouve l’œil beurré de noir.

 

 

 

Mais heureusement, il y a aussi les bons moments.

 

GP Gweltaz nous ayant fait parvenir l’une de ses chansons par le biais d’internet, voici ce qu’il en advint :

 

Hier soir, après les six pastis rituels et alors que nous en étions à notre troisième litre de jaja après le steack frite et la mousse chocolat aux  hormones de synthèse, je me suis (Dieu seul sait comment) souvenu que j'avais une petite

 

chanson à chanter.

 

Lolotte avait invité son frère Bob (de son véritable nom :

 

Louis Henri Charles France de Ker l'Aven  --  tu comprends pourquoi on l'appelle Bob)

 

Bob est un joyeux luron, un compagnon aimable et dévergondé qui ne fait pas de chichi et est toujours le premier pour la boutanche et la castagne.

 

 

Sans les prévenir - faut que j'te dise que je chante faux comme la plupart des chanteurs de variétés - je mets le CD des celtes et j'attends un morceau de biniou pour entâmer à pleine gueule le chant des Dionysiens.

 

Stupeur, consternation, stupéfaction, silence, yeux exhorbités, têtes de veaux, aucun mot ne suffirait à exprimer leur surprise.

 

 

Quand je bis le refrain, et avant que j'ai fini, les voilà qui s'mettent à chanter avec moi.

 

Ben mon vieux, on l'a chanté au moins dix fois, Lolotte a même dansé, son vieux fond de bigouden qui lui est revenu, et on s'est retrouvé tous les trois à gigouder comme des diables.

 

 

Alors!

 

 

Merci GP, merci aussi de Lolotte et de Bob.

 

On a même pensé qu'on pourrait peut-être monter un spectacle pour une tournée dans toute la Bretagne, mais, ce matin, bien que planant sur les brumes éthyliques non

 

encore totalement évaporées de la veille, j'me dis qui faut qu'on répète encore un peu.

 

 

 

 

 

 

(avec l’aimable accord de son auteur : GP GWELTAZ)

 

 

Les Dionysiens 

 

 

 

Né dans un port parmi les marins,

 

Ecumant de pères en fils

 

Aussi bien les bars que les embruns

 

Ignorant la peur du vice

 

 

Ce soir la lune est aussi pleine que moi !

 

Les loups hurlent et moi je bois !

 

(bis)

 

 

Pour être un homme mais pas un humain

 

Il faut encaisser les coups

 

Qu’ils soient de poing ou encore de vin

 

Il faut être le roi des fous

 

 

Ce soir la lune est aussi pleine que moi !

 

Les loups hurlent et moi je bois !

 

(bis)

 

 

Si par malheur les vents de l’ivresse

 

Nous transportent de vagues en larmes

 

Que la musique chasse la tristesse

 

Nous avons le choix des âmes

 

 

Ce soir la lune est aussi pleine que moi !

 

Les loups hurlent et moi je bois !

 

(bis)

 

 

 

 

Depuis l’aurore jusqu’au petit matin

 

Assoiffés sans perdre haleine

 

Chantons, buvons, nous les Dionysiens

 

Bercés du chant de sirènes

 

 

Ce soir la lune est aussi plein que moi !

 

Les loups hurlent et moi je bois !

 

(bis)

 

 

 

 

 

                                   GP GWELTAZ

 

 

 


 

 

Voici un autre exemple de mes déboires avec Lolotte à la suite d’un message que j’avais reçu sur Internet sur le site de Planetexpo (http://www.planetexpo.fr).  (ce site a disparu .... requiem in pace !)

 

 

La lettre que voici vous expliquera tout :

 

(Avec l’aimable autorisation de Marie Christiane Citti.)

 

 

« Chère Marie,

 

Tu peux te vanter de m'avoir fait passer une 'sacrée soirée' !

 

Bon, j'avais pris ton message pour le lire à Lolotte, j'attendais le moment propice, entre la poire et le trou normand.

 

Puis, n'y tenant plus, je me décide à lui lâcher le morceau avant que la télé ne l'ai définitivement hypnotisée.

 

-Ah! au fait, Lolotte, y'a Marie-Chérie qui a mis un mot pour toi.

 

-Ah! bon, ben c'est chouette, ça m'fait bien plaisir. Et qu'est-ce qu'elle dit la Marie ?

 

Donc je lui lis le message de Marie Christiane.

 

Boudiou !

 

Je m'attendais à une réaction, mais là .....

 

Elle me bondit dessus comme l'éclair, renverse au passage la bouteille de pichtogorme qui s'répand sur le parquet comme une mare rouge, accroche sa jupe au coin de la table et se la déchire, se fout le pied dans le tabouret qui traînait là et je me reçois la Lolotte tête la première dans les parties génitales.

 

 

Je hurle, essaie de me débarrasser de la tigresse, elle se redresse en m'enfonçant les ongles dans les cuisses, je re-hurle, elle elle gueule "putain d't'abouret" et en un même mouvement, me balance la super torgnole de chez baffes et compagnie, dérape dans la mare de pinard et se retrouve sur le cul en plein dans la vinasse.

 

Moi, tordu sur ma chaise, j'essaie de récupérer mes esprits pendant qu'elle m'interprète la sirène des pompier en sol mineur mais avec une voix si stridente que la seule carafe en cristal qui nous restait s'explose comme une grenade anti-char, versant sur la table l'huile d'olive (ça, c'est un Lolotte's concept : huile d'olive = carafe en cristal !), qui bientôt, se met à dégouliner sur la nappe pour finir en plein milieu de la mare vineuse dans laquelle Lolotte barbotte.

 

 

Avant d'avoir totalement recouvré mon sang froid, je lui demande :

 

-Mais qu'est-ce qui t'a pris ?

 

Mais la sirène hurle si fort que mes mots se perdent dans le vide plein de ses hurlements.

 

A terre, elle gigote comme une forcené, essayant sans succès de se redresser tout en se frottant les fesses endolories.

 

Tant pis, me dis-je résolument, et je gueule un grand coup :

 

-Mais qu'est-ce qui t'a pris ?

 

 

Net, ça l'arrête net. Elle me regarde interloquée, avec des yeux gros comme des boules de billards, essaie de se mettre à genoux, sa main gauche glisse dans le liquide qui a copulé avec l'huile d'olive, et vlan, elle se ramasse la tronche la première sur le parquet flottant-baignant et se met à faire des grands bruits de bulles soufflées.

 

Là, j'me dis qu'il faut que je fasse quelque chose si je veux pas que ça tourne en Guernica!

 

Courageusement, oubliant un instant mes douleurs lancinantes, dans une totale abnégation de moi-même, je me penche pour attraper le bras de Lolotte et je tire un coup sec.

 

Par bonheur, je lui évite l'étouffement et sa face rubiconde et apoplectique émerge du brouillamini indescriptible dans lequel elle gargouillait comme une gargouille.

 

Elle peut même pas parler, me dire sa reconnaissance de lui avoir sauver la vie.

 

Elle glisse encore un peu, sur le côté, comme un crabe et son pied droit finit par atteindre la  terre ferme, c'est à dire le parquet non encore inondé.

 

Ca la stabilise un peu, mais son pied gauche glisse doucement et elle se retrouve les cuisses largement écartées. Moi, tu le sais, je ne suis qu'un homme ordinaire, alors devant le spectacle offert gracieusement par Lolotte à mes mirettes, je me rince l'œil

 

-S'pèce de salaud, faut qu't'en profite même quand j'sus dans la panade!

 

 

Avec une adresse de virtuose, je la fait glisser doucement vers le parquet presque sec.

 

Elle se tient sans bouger, ses pompes encore huilées ne demandant qu'à faire une glissade intempestive.

 

Je me précipite en lui lançant

 

-Surtout, Lolotte, tu bouges pas d'un poil !

 

-Où tu vas fumier, tu vas pas m'laisser comme ça avec le risc qu' j'me casse un col au fait mur !!!

 

 

Mais avant qu'elle est le temps de comprendre, j'ai déjà approché sa chaise et elle peut enfin se laisser tomber dedans enfin en lieu sûr.

 

Je me rassieds avec un maximum de précautions, je capte une serviette en papier sur la table et la tend à Lolotte pour qu'elle se fasse un ravalement de première urgence.

 

Elle me dit même pas merci et entreprend son nettoyage à sec.

 

 

Au bout de quelques instants, elle marmonne un truc incompréhensible, la serviette sur la face :

 

-Cô a qhchétiqu'vuavéconiévecaari ?

 

-Que dis-tu, Lolotte ? Enlève la serviette de ta bouche, je comprends pas un mot !

 

-Ces quoiqu'c’est’y qu'vous avez combiné avec la Marie ? c't'histoire d'me prêter ? J'sus pas t'une chose ! t'a prévu quoi egzact'ment ? Tu veux m'voir bosser pour des clopinettes ?????

 

-Mais non, Lolotte, c'est pas moi, j'ai rien combiné, c'est Marie qui pensait que tu pourrais p'têtre donner un coup d'main aux pauvres zauteurs qui sont malmenés par pub de bouc!

 

-Bin j’avais pas compris ça ! j’ai cru qu't'allais m'demander de me sacré-fier pour une cause du genre crosse-marie!

 

-Mais non ma Lolotte, j'voulais pas qu'tu t'mettes dans de tels états, j'voulais juste que tu saches que Marie pense à toi pour les aider, c'est tout! 

 

Bon, j'vais nettoyer tout ça et puis j'vais ouvrir une autre bouteille pendant qu'tu vas t'changer.

 

Et c’est à cet instant que la sonnette de la porte a tintinnabulé.

 

C’était le voisin du dessus qui venait se rencarder sur le vacarme dont il venait d’être  l’impuissante victime depuis son appartement douillet et silencieux.

 

Lolotte lui a fait son charme irrésistible et cocasse, on lui a servit à boire, on l’a rasséréné, donné de quoi se sustenté.

 

Il a finit par se sentir à l’aise et avec Lolotte, on lui a chanté la chanson de GP (Les Dyonisiens), et c’est comme ça qu’on a réussi à s’en débarrasser, juste au moment ou on s’apprêtaient à la lui chanter une deuxième fois !

 

 

.

 

12.03.2007

Lolotte (suite 1)

Et c’est comme ça, qu’un b