18.04.2006

L'extraordinaire interview d'Yfig par Bernard Poivrot



BP : (d’un air de profondeur analytique et sur un ton dogmatique) Yfig, vous n’avez aucune formation littéraire, vous n’avez jamais été édité pour la bonne raison que vous n’avez jamais rien écrit et pourtant on vous retrouve à squatter des forums de ci de là où vous donnez votre opinion sans que nul ne vous la demande.

Y : Oui, et alors ?

BP : (un peu moins sûr de lui) Eh bien j’espérais que vous nous expliqueriez les raisons qui font qu’on vous retrouve ainsi sur des sites ou des forums qui ne vous ont rien demandé ?

Y : Est-il donc nécessaire de se justifier pour participer à ces sites qui demandent seulement que l’on s’y inscrive, mais n’exigent ni diplôme ni passeport ni visa.

BP : (visiblement embarrassé) Cela ne nous éclaire guère sur vos motivations, sauf si elles se résument au fait qu’on ne vous demande qu’un pseudo pour vous enregistrer.

Y : Vous me cherchez ou quoi ?

BP : (très visiblement agacé) Vous ne voulez pas répondre ou vous ne savez que répondre ?

Y : (met son doigt dans son nez, puis se gratte l’oreille. Puis il va cueillir la crotte au bout de son oreille et se la fourre dans la bouche). Votre question est-elle assez intéressante pour que ça vaille la peine que je réponde ?

BP : (écoeuré par le geste et le verbe) Si vous répondez à toutes mes questions par une autre questions, cela risque d’être stérile.

Y : Oui, voilà, ça s’est une bonne question ! Non, je ne suis pas stérile, j’ai trois beaux enfants, un chien, un chat et des poissons rouges.

BP : Vous faites le malin !

Y :Vous ne me croyez pas ?

BP : (se tourne vers son assistante avec un air courroucé) J’essaie une autre question, mais si ça continue, j’arrête. (s’adresse à moi) Donc, vous intervenez sur des sites littéraires, pouvez-vous nous dire ce que vous en attendez ?

Y : Pas grand chose, disons que je passe un peu le temps et que je cherche à me faire des relations virtuelles.

BP : quel est dans tout ça le rapport à la littérature ?

Y : Oui, vous avez raison, de ce point de vue les forums sont très décevants, on y lit beaucoup de blabla et peu de littérature. Mais il y a parfois de bonnes surprises, des textes intéressants et rares, des textes confidentiels, de petits bijoux que presque personne ne lit car ils ne rentrent pas dans une forme acceptable par les boutiques.

BP : (semble légèrement mieux, mais reste vigilent) Qu’appelez-vous boutique ?

Y : Tous les points de vente où sont commercialisés les écrits.

BP : Donc, les librairies, les rayons livres des supermarchés … (il s’interrompt sans que l’on sache exactement pourquoi). (après une pause …) Et la forme acceptable ?

Y : Les mots, qui forment des phrases, qui forment des textes, ne peuvent être vendus en vrac comme dans le rayon légumes de votre magasin préféré. Ils nécessitent d’être préalablement imprimés sur des feuillets qui eux-mêmes sont dûment reliés ….

BP : (commence à se tortiller sur son siège et m’interrompt sans tambour ni trompette) Vous n’allez pas nous réinventer le livre !

Y : Eh bien justement, je me disais que nous pourrions y réfléchir.

BP : (perplexe et dubitatif) ?

Y : Pourquoi ne proposerions-nous pas au grand public des textes à assembler, des feuilles à reconstituer, voire des mots à relier …

BP : (visiblement découragé) Vous ne croyez pas que vous allez vous payer ma tête plus longtemps …. (Il se lève et semble vouloir achever l’entretien …)

Y : Monsieur Poirvot

BP : (s’arrête puis repart)

Y : Vous ne voulez pas connaître la fin ?

BP : (s’arrête et se retourne ver moi) S’il y a une fin elle est déjà passée !

Y : Oui, mais vous parlez de votre fin, moi, je parle de la mienne !

BP : Elle ne m’intéresse pas.

Y : Vous avez donc perdu toute curiosité, vous êtes à classer dans les vieilles chaises.

BP : (sensiblement touché) Vous ne m’aurez pas avec de telles nouilleries.

Y : Et si j’y mets un peu de ketchup ?

BP : Combien ?

Y : Votre prix est le mien.

BP : (reviens vers moi avec un air vénal) Vraiment ?

Y : Vraiment.

BP : (il inscrit un montant sur son bloc note)

Y : OK.

BP : Très bien, puisque nous partageons certaines valeurs, continuons l’entretien. Vous envisagez donc, mon cher Yfig, d’apporter un souffle nouveau à la commercialisation de la littérature ?

Y : Oui, j’aimerais y revenir, plus tard, après que nous ayons, ensemble, donné une définition commune au mot ‘littérature’.

BP : Mais certainement, que proposez-vous ?

Y : Un concept nouveau, l’abandon de la référence aux textes et aux auteurs pour nous concentrer sur l’expression artistique véhiculée par le texte, un peu comme celle véhiculée par un tableau.

BP : J’avoue ne pas très bien vous suivre, mais si vous précisiez ?

Y : Non, j’en suis là de ma réflexion.

BP : Très bien ….. (silence gêné …..) et de quoi allons-nous parler ?

Y : Nous pourrions parler littérature ?

BP : Oui, mais encore ?

Y : Nous pourrions parler de moi.

BP : Ben je veux bien, mais vous n’êtes pas très intéressant.

Y : Oui, je sais mais vous en aurez d’autant plus de mérites : mettre en valeur quelqu’un qui n’a rien à proposer est un fantastique exercice pour un présentateur de votre réputation.

BP : Alors essayons. Yfig, comment vous situez-vous dans la littérature ?

Y : Je me situe très exactement à l’épicentre des styles et des mœurs des anciens et des modernes. Si je voulais utiliser un cliché, je dirais que je suis la nouvelle littérature.

BP : Oui, mais en vous basant sur quels écrits ?

Y : mais en me basant sur l’ensemble de tous ces articulets que j’ai déposés de ci de là, cahin-caha sur internet.

BP : vous prétendez donc que la nouvelle littérature se situe sur internet et que vous en êtes le Pygmalion ?

Y : Je vous remercie de cette référence à cet icône de la littérature ancienne qui permet de démontrer la cohésion entre le passé, le présent et l’avenir, puisqu’effectivement je prétends donner à cette vieille dame qu’est la littérature de papa un nouveau souffle, une vitalité éteinte, une respiration un langage un vocabulaire, une voix, une culture, une intelligence … (je suis interrompu par : )

BP : Oui, bon on a compris !

Y : … une éducation, des sentiments, des …

BP : ZZZZZZZZZZZZZZ

Y : des émotions, du mouvement, des allégories ….

BP : ZZZZZZZZZZZZZZ

Y : EH ! SI CA VOUS INTERESSE PAS FAUT L’DIRE !!!

BP : Oh pardon, je m’étais assoupi ! Mais, dites-moi, Yfig, il me semble difficile de se faire une idée synthétique de votre œuvre si elle s’étend en milliers de petits posts disséminés à l’encan sur la toile ?

Y : Monsieur Bernard, sans défi rien de neuf ne peut arriver, regardez Christophe Colomb, Margaret Thatcher, Bruno Dupond, Jacques Dupuis, Michel Roulle ….(je suis interrompu par : )

BP : Michel quoi ?

Y : Roulle

BP : Ah ! ?

Y : Vous ne connaissez pas ?

BP : Sissi, je n’étais pas sûr d’avoir bien ouï ! Et pour conclure ce super interview, n’auriez-vous pas quelque scoop qui fasse une bonne chute ?

Y : Justement, je voulais vous annoncer que je travaille au tout premier « roman éparpillé ». Je vais écrire mes chapitres sur divers sites internet et les lecteurs devront reconstituer par eux mêmes mon récit, je pense que ce sera passionnant.

BP : Oui, surement.

Cet interview est paru sur le webzin : "Culture - littérature - et agriculture dans les champs et les prés de notre beau pays" édité par les paysans de France et de Navarre et du Calvados réunis.

Bernard Poivrot, à cette occasion, a été intronisé comme membre odorifique de la ligue de ceux qui boivent avec un doigt dans l'cul.

Interview de Yfig par Laurent Roux Pieds et toute son équipe de gros niqueurs



Attention : cet interview ne peut intéresser que les amateurs de cette émission de nuls.

(On prend l’émission en cours, au moment où Laurent présente Yfig).

LR : Bon on a assez rigolé sur le dos des voyantes, mon cher Gérard Mille Airs, voyons ce qu’on peut faire avec un illustre écrivain pas trop vain quand même hi hi hi !!
Il a été interviewé récemment par Bernard Poivrot sur FR3 dans son émission tardive : « Chat Pitre »
Mesdames et messieurs, merci d’accueillir cet illustre inconnu : Yfig


(Applaudissements très timorés, Yfig prend place à côté de LR – il tend la main à LR qui tourne la tête de l’autre côté vers Valérie  Maire-Esse)

LR : Alors Valérie, qu’avez-vous lu de ce Yfig ?

VM : Ben rien, puisqu’il a rien écrit gni gni gni gni ….. c’est Bernard Poivrot qui le dit gni gni gni

Tout l’équipe : gni gni gni

LR : Oui, c’est ça qu’est vraiment très drôle, interviewer un écrivain qui n’a rien écrit, c’est le comble du surréalisme hi hi hi …

Tout l’équipe : hi hi hi

LR : Alors est-ce que Christophe Allez-l’évêque a une idée ?

CA : (solennel, fort et haut) Eh bien oui , mesdames et messieurs les jurés, l’imposteur que vous avez devant vous n’est qu’un misérable, il me doit 500 euros que je lui ai prêtés pour pouvoir éditer son minable charabia et de fait il a bu mon argent au lieu de l’imprimer.
Je demande la peine capitale pou ce vaurien.
Au fait, le tapuscrit que j’avais donné à l’autre rouquine, j’attends toujours de ses nouvelles !

LR : hi hi hi, le tapuscrit s’en tape du tiers comme du script hi hi hi hi , moi, ça m’fait rire hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi

LR : Bon, c’est pas tout ça, mais qu’en pense notre invité ?

Y : Eh bien, merci de me donner la parole , je voudrais simplement…….

LR : Oui, c’est ça, restons simples hi hi hi hi , comme l’eau minérale Vichy, celle qui vous donne des ailes ho ho ho ho , elle est bonne, et je dois aussi parler de Périer sinon on va m’accuser de publicité illicite hi hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi

LR : Donc, j’aimerais savoir ce que pense de tout ça notre chère Sophie Gare-à-elle, qui, je vous le rappelle, a écrit, elle, un vrai livre (il  montre le livre à la caméra) hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi

SG : Je trouve tout ça totalement minable. Moi qui suis une véritable ‘écrive haine’, je ne comprends pas que l’on fasse une quelconque publicité pour une personne qui ne sait peut-être même pas écrire.

LR : Ben ça, hi hi , c’est envoyé, chère Sophie (il  montre le livre de SG à la caméra), notre invité commence à faire une drôle de tête hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi

Y : Avec votre permission, je ….

LR : plus tard, plus tard, pour le moment, j’aimerais que notre Christine Bave-eau nationale puisse s’exprimer car elle se tortille, depuis un moment, le derrière sur sa chaise ho ho hi hi

Tout l’équipe : ho ho hi hi

CB : Ouais, ben couille molle ! ouais c’est rien que des couilles molles ceux qui ont laisser leur chien chier sur mon trottoir, maintenant, j’ai les pieds qui puent, c’est horrrrrrible !!!!

LR : Mais avez-vous lu le CV de notre invité ?

CB : Si vous croyez qu’on a le cœur à rire quand on pue la merde de chien !!

(son voisin, Christophe Alévêque, se pince les narines et fait une horrible grimace et toute l’équipe éclate de rire).

LR : Eh bien nous n’insisterons pas, ha ha ha et je prête la parle à Gérard Mille Airs car j’ai bien l’intention de la récupérer ensuite hou hou hou …… la parole ho ho ho ho , je suis trop drôle hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi

GM : Nous sommes, sans disconvenir, devant un cas typique de dualité perfide du moi en conflit avec le surmoi dans un homérique combat pour la révélation d’une personnalité qui se fonde dans une autre au moyen d’un stratagème trop bien connu de notre profession, nous, les psychiatres : la double personnalité.
Nous avions, tout à l’heure une forme perverse de ce phénomène en la personne de cette soi-disant voyante qui me prédisait un accident cardiaque alors que je sors de chez mon cardiologue qui m’a confirmé que j’ai un cœur de vingt ans, et nous voici à présent devant un petit  orviétan sans envergure qui voudrait nous faire passer ses facéties pour de la farce, sa vatuité pour de la littérature.
Autant vous dire qu’aucun psychiatre au monde ne se laisserait berner par de telles billevesées.
Le charlatanisme, décidemment, se loge partout.

LR : hi hi hi , mon cher Gérard, comme toujours vous êtes merveilleux et clair comme l’eau de Vichy et pour ne pas être accusé de publicité illicite, je citerai également les eaux de Saint Amand car les amants vive d’amour et d’eau fraîche, c’est bien connu hu hu hu hu , fallait déjà la trouver, celle-là ha ha ha ha

Tout l’équipe : ha ha ha ha

Y : Est-ce que je peux ….

LR : Oui, oui, vous inquiétez pas, on va vous laisser vous exprimer, ici, c’est une émission où les invités sont mis en valeur et où ils ont tous loisirs de donner leur point de vue et je vois à votre tête contrite que vous commencez à vous énervez, mais je vous demande un peu de patience de boire un peu de cette merveilleuse eau de Vichy  et de bien vouloir aller vous asseoir à côté de Christine Bave-eau pendant que ……

CB : AH NON,        PAS MOI,        PAS LUI A COTE DE MOI !!!! merde de merde de merde !!!!!

(Je dois avouer que j’aurais volontiers fait la bise à Christine de m’épargner l’odeur de crotte de chien !)

LR : Bon, OK allez, mettons-le  à côté de Philippe Geluck qui est fort silencieux depuis un moment et ce n’est pas à son habitude !

PG : Ben, mon cher Laurent, vous savez,  il y a des sujets qui m’inspirent et d’autres qui m’endorment !

LR : Voici donc venu le moment de recevoir une autre écrivaine vaine, Madame la comtesse de croquignolette …..
(elle vient prendre place à côté de LR)

CdC : Bonsoir tout le monde, et merci de me recevoir parmi cette docte assemblée.

LR : C’est tout ?

CdC : Non, mon brave, attendez, laissez-moi le temps de m’esbaudir (elle remonte ses nichons ornés de deux super micros)

LR : Donc, Madâme la comtesse, vous êtes écrivaine vaine ?

CdC : Eh bien oui et non.

LR : ?

CdC : Je m’essplique. Voyez-vous, nous autres de « la haute société », nous nous devons de montrer l’exemple aux gens du bas, au peuple , KOUAH !
Euh ! …. Je peux boire de cette eau ?

LR : Mais oui, bien sûr, c’est de la bonne eau de Vichy.

CdC : (Elle boit et fait un OK avec son pouce levé)
Hummmmm ! La Vichy c’est la meilleure.

LR : Oh ! La Badoit, vous savez … Donc, je répète ma question (il montre la feuille de papier devant lui ) c’est ce qui est écrit ! vous êtes écrivaine vaine?

CdC : AH ! Oui, cher Pygmalion, Ah si je ne vous avais pas (elle lui tape sur l’épaule) vilain canaillou, va !
Mais laissez-moi esspliquer mon propos Normand ………. (elle regarde à la ronde avec une fière satisfaction et en se remontant les nichons) …………
ben oui ,  Kouah ! p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non !!!!
(LR se plie en deux pour montrer qu’il apprécie en silence et en hoquetant, mais son regard ne suit pas)
Voilà, je dis que j’écris, mais je n’écris rien, par contre, mon fils Charles-Louis-Henry-Benjamin-Prosper écrit pour moi et je signe,  ce qui fait de moi une écrivaine vaine. Suffisait d’y penser !

LR : Si je comprends bien, votre fils vous sert de nègre !

CdC : Ah ! le fripon, voyez comme il traite mon fils !!! Vous savez, pauvre ilote que vous êtes, que ce genre de réflexion peut être punie de lèse majesté et que la peine peut aller jusqu’à la punition de mort ? !

LR : (regarde sa feuille) C’est pas ce qui est écrit ?

CdC :  Peut-être, mais ça m’est venu toute seule !

LR : ?

CdC : Donc, vous parliez du papier (elle lui fait du coude et des coups d’œil en lui désignant le papier du menton et se remonte les nichons).

LR : (d’un air pris au dépourvu met un moment à comprendre) … Ah ! oui, vous voulez que je vous lise la suite ….. (il lit) …..
Votre fils vous sert de nègre ……

CdC : ……….

LR : nègre, nègre …..

CdC : (soudain illuminée )  Ah oui ! ……… (puis, éteinte à nouveau) euh ……

LR : Eh bien, merci Madâme la Comtesse de Croquignolette, votre intervention nous a bien éclairée sur le métier d’écrivain vain. (il lui tend la main en signe de remerciement).

CdC : (Se lève et part en tordant du croupion, puis se ravise et revient vers LR)
Ah ! ça y’est, j’me souviens !!!

LR : Oui, ben c’est trop tard et on s’en fout !

CdC : (repart visiblement vexée).

LR : Allons après les hautes sphères, voyons voir ce que nous propose Jérôme Bon-a-l’dit et ses eaux ferrugineuses de Vichy hi hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi hi

JB : (arrive avec une botte de radis)
Mesdames, messieurs, bonne soirée et bon appétit !
Je vous ai apporté cette botte de radis pour vous démontrer, ce soir, qu’il n’y a rien de plus facile à éplucher que des radis avec l’épluche universel !
(il met les radis dans un espèce bocal, puis appuie sur un bouton et le bocal se met à tourner très rapidement et au bout de quelques secondes, les radis broyés sont expulsés du bocal et tout le monde rigole)

LR : Ben dites donc, faudrait pas y mettre des fraises, on se retrouverait tous décorés de la légion d’honneur ha ha ha ha ha

Tout l’équipe : ha ha ha ha ha
 
JB : On peut tout mettre dans l’épluche universel, des carottes, des patates des …

LR : Oui, ben ça va, on a compris, des navets, des artichauts, des noisettes, des salsifis …..

JB : je déconseille les noisettes, mais j’ai pas essayé, peut-être que ça marche ?

LR : Et ensuite, mon bon Jérôme, qu’avez-vous à nous présenter ?

JB : (sort un tuc de sa poche) Savez-vous ce que c’est, ça ?

Tout le monde : ?

JB : Ca, c’est la plus belle invention qui est jamais été faite, c’est un tire comédon pneumatique.

L’assemblée : Oh !

JB : vous voyez, là, on met une cartouche de gaz comprimé ; on place ‘appareil comme ça (il le met sur sa joue) on appuie sur le ‘bitouniau’ et …. AIE ! Oh la vache ! Ha, ça fat mal (du sang coule de sa joue et le pompier surgit il prend JB par l’épaule et l’emmène pendant qu’il continue de crier qu’il a mal et que le sang pisse….)

LR : (il y a comme un froid sur le plateau et tout le monde est silencieux) Eh bien ! heureusement qu’il l’a essayé sur lui-même ! … (silence) …. Bon, ben on va reprendre l’interview d’Yfig, ça nous changera les idées ! Venez mon petit monsieur, qu’on rigole un peu !

(je reviens m’asseoir près de lui)

LR : Alors, que pensez-vous de tout ça monsieur m’Yfig mi raisin ?

Y : ma fois je …..

LR : Vous voyez, je vous avais bien dit que je vous laisserais la parole … alors, profitez-en !

Y : Oui, si vous ne m’interrompez pas.   ….

LR : Allons allons, vous n’êtes pas fâché, tout de même ? !

Y : Non, non, pas du tout, au contraire je suis ravi de me trouver au milieu de cette assemblée de doux dingues.

LR : Mais c’est qu’il nous insulterait ce petit môssieur !

CB(Bave-eau) : Ca m’étonnerait pas que ce soit lui le proprio du chien de merde !

Y : Je vis en Normandie, dans le calvados, Madame Bave-eau.

CB : Ben vous en avez la tête …. A boire du Calvados Ha ha ha ha

Toute l’équipe : Ha ha ha ha

LR : (vers moi) Bon est-ce que vous avez quelque chose à ajouter monsieur l’Yfig-génie ?

Y : Je voulais juste dire que ce n’est pas parce que je n’ai pas été édité que je n’ai pas écrit. En fait, j’écris beaucoup.

LR : Eh bien tant mieux, ça nous fera des choses à lire les longues soirées d’hiver. Allez, au revoir et écrivez bien.  Hein hein hein  (Il me tend la main, je la dédaigne et m’en vais comme j’étais venu).

C'est juste après que je sois sorti que Gérard Mille Airs a eu son accident cardiaque. Mais heureusement sans gravité.