23.08.2007

Fils de

 

 

 

Allez, faites-moi plaisir, allez vous raffraîchir avec mon petit mirliton tout chaud sorti de mes lèvres :

 

http://yfig-en-chansons.hautetfort.com/archive/2007/08/23...

21.08.2007

le blues du touareg

Salut, ça va ?

 

allez, je vous en remets un petit pour la route .......

 

 

Le blues du touareg

 

Parler j’ai jamais su

Mentir j’ai jamais pu

Et puis j’ai pas de flouze

Et ça, ça m’ file le blues

 

Je suis la brume aux alizés

Surfant diaphane aux airs légers

Princesse aux mille et un palais

Sultan des mers et vents ailés

 

Je suis un Touareg voilé

Teint de bleu cérulé glacé

Je suis la gitane endiablée

Dansant le feu ensorcelée

 

Je suis le chantre de nos peines

Licorne duale manichéenne

De nos désirs de nos espoirs

Chantant le blues un peu trop noir

 

Je suis aurore de matin frais

Libellule frêle du marais

Abeille d’or en robe soie

Iris blanche céruse et joie

 

Chanter la vie et ses fragrances

Chanter la mort ses fins ses transes

L’heure véritable de nos souffrances

Nos blues en ré en fa cadencent

 

De nos musiques monte le vrai

Le blues en chair le blues en os

Sur nos désastres il tire un trait

Le blues défie nos vies de rosses

 

 

Chantez avec moi !!!!!! 

 


podcast
 

 

 

 

06.07.2007

Bon ! je vois bien que je vous rends tout moroses ! alors ....

un petit mirliton pour vous dérider la calanque !!!

 

 

 

Les Gogoches

 

 

On les appelle pigeons phalènes

Ou bien gogoches pour les intimes

Dans les chansons de Ségolène

On les retrouve en pleine trime

Ils sont issus d’une vieille classe

Après les courges et les scatos

Pas loin des gauffres, quoique plus chiasses

Je vais vous en faire l’ lever d’rideau

Sont tous autistes c’est comme ça

Mais leur passe-temps c'est l’populo

Dans l’dramatique et les pieds plats

Sont pas peu fiers d’êt’ des gogos

 

Les gogoches, les gogoches

Les gogoches, les gogoches

 

Ils vivent près des lieux pavés

ou dans une caravane tout’ moche

Asiles d’autistes pour ch’tarbés,

Ils admirent  tant l’général Foch

ont des enfants dont faut s’méfier,

qui sucent leur pouce jusqu’à 20 ans

Qui chient d’travers sans se priver

Priver d’ caillera, et de bon temps

L’anus qui fume, je les comprends,

font leurs mariolles leurs intellos

Ont des 4x4, mais pas un franc,

C’est pour ça qu’ils ont des vélos

 

Les gogoches, les gogoches

Les gogoches, les gogoches

 

Ils achètent ‘où est l’bec’ philippe Delerme, Onfray et Télérama,

Mais ne les lisent, c’est rassurant

D’ailleurs y manquerait plus qu’ça.

Ils z’yeutent les restos Congolais mais de loin

Ils passent devant sans s’arrêter

La côte de bœuf dans le lointain

Ils la regardent mais sur ARTE

Canal peluche, télé porno

Sauf pour les matchs du PSG

Là ils ont télé rigolos

 

Les gogoches, les gogoches

Les gogoches, les gogoches

 

Ils écoutent sur leur chaîne hi fi

Radio KTO toute la nuit

Alain Bashung Jacques Dufilo

Et forcement Albert Ducros

Ils aiment le rouge sans même savoir

que l’rouge ça tâche

Bedos cet abruti d’bâtard,

Ce ringard cette ganache

Ils votent Jack Lang et Sarkozy

Mais aiment surtout les z’écolos

Ils enculent le Maire de Paris,

Ardisson et son pote Marco

 

Les gogoches, les gogoches

Les gogoches, les gogoches

 

La femme ressemble à Ségolène

Et l'homme a des allures d’ barjo

Pour leur cache-sexe alu-xylène

Zadig  Voltaire Chrisine Bravo

Ils montrent des mines fatiguées,

les estaminets et les arts martiaux

boivent du coca glacé en écoutant la pluie tomber

une plume dans l’cul bien déchiré

Pour ces gens que je n'aime pas trop

par certains côtés, je redoute…

Qu’on est pas là d’s’en débarrasser

 

 

Les gogoches, les gogoches

Les gogoches, les gogoches

                                                                                                    Yfig

 

14.05.2007

Romance romantica

 

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Aux ailes bleues du vent

 

Demain tout comme hier

Par le feu (et) le fer

J’en fais serment

J’en fais serment

Aux ailes bleues du vent

 

Je t’aimerai plus fort

Par la soie et par l’or

A l'infini

Que je meurs si

Que je meurs si jamais je mens                

Par la foudre et sang

 

Et de nos baisers

Pour l’éternité

Au-delà même

Même Au-delà

Des limites du temps  

 

Chevauchant  les étoiles

Les astres de métal

Sur les ailes bleues

Sur les ailes bleues

Sur les ailes bleues du vent

 

J’inscrirai au diamant

Sur les vitres du temps

En lettres d'argent

Nos deux prénoms

Enluminés de feux xénon             

Aux rémiges du vent

 

Et de nos baisers

Pour l’éternité

Au-delà même

Même Au-delà

Des limites du temps  

 

Chevauchant  les étoiles

Les astres de métal

Et les tourments

Et les torrents

Et les spires du temps

 

Notre amour arc-en-ciel

Arômes de miel  

Teinté ocré

Satin doré

Traversera  l'éternité                

Je sais l’éternité

 


27.01.2007

Peur dans la nuit

 

Peur dans la nuit

 

 

 

Lorsque tout s’endort sur la terre

A l’heure même où s’éteignent les lumières

Un être étrange sort de sa tanière

Comme un guerrier qui irait à la guerre

 

Ses cris se perdent dans la nuit

Et les passants qui s’étaient attardés

A la vitrine encore éclairée

Remontent leurs cols et à grands pas s’enfuient

 

C’est le méchant c’est le vilain

C’est le féroce et le malin

C’est l’être immonde aux cheveux noirs

C’est le barbu aux dents d’ivoire

 

Toutes les portes son verrouillées

Et les gens ferment leurs volets

Ils sont au chaud bien calfeutrés

Même s’ils ont peur ils sont cachés

 

Mais moi braves gens si courageux

Moi l’étranger vous m’avez oublié

Je suis seul face au danger

Un soir d’hiver sur les Sableux

 

Il est méchant il est vilain

Il est féroce et puis malin

Un être immonde aux cheveux noirs

Un vrai barbu aux dents d’ivoire

 

M’laissez pas seul dans le brouillard

Face au danger qui me menace

Car cet affreux car ce grognard

J’veux surtout pas le voir en face

 

Mais personne ne répond à ma voix

Allons mon cœur ne t’emballe pas

Je suis comme un grand cerf aux abois

Et la horde court après son repas

 

Mais le méchant mais le vilain

Cet être immonde aux cheveux noirs

J’le reconnais c’est mon copain

Le p’tit sourd muet aux dents d’ivoire

 

Le havre 1974

06.12.2006

Est-il vraiment raisonnable de se foutre des poètes ?

Date : 24/11/2006 à 08h32

On s'en foutait…

On s'en foutait du temps de la mer et du vent
On regardait son corps mouillé sous le maillot
Qu'une vague pliait vers le centre du monde
On regardait ses seins et souvent vers le blanc

On regardait son ventre essoufflé par la nage
Sa bouche nettoyée d'un rouge de pétale
Ses jambes écartées en espérant toujours
La boucle libérée au soleil d'abandon

Ses cheveux torsadées coulaient des gouttes bleues
Le maquillage aux yeux faisait tache de nuit
On s'en foutait du port et de la tramontane
Ses reins faisaient la chute au ras des fesses rondes

On s'en foutait du temps de la mer et du vent
Quand une algue arrachée se collait sur ses hanches
J'allais la décoller de la langue ou des yeux
Mais le soir arrivait comme un rideau tombé

J'avais, voleur d'amour, recueilli dans mes doigts
Une bague oubliée couleur de coquillage
Ou d'étoile ou de larme, une couleur de ciel
Un rêve à emporter si loin au fond des draps

Au bar du bout du quai ses lèvres dans le vert
Jouaient sur un glaçon , sur un rire de menthe
On s'en foutait du port et de la tramontane
J'allais pleurer de lire au bord du lit coulé

On s'en foutait du temps de la mer et du vent
On s'en foutait du port et de la tramontane

Robert Cuffi

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Date : 24/11/2006 à 13h03

 

Le privilège d'écrire n'importe quoi se démocratise .... même moi, le bougre mirliton tonton et tontaine peut le faire !!!!!!


On en bouffrait…

On en bouffrait des dents de la mer et du sang
On regarderait les cormorans tomber dans l'eau
Qu'un rade remplirait de bibines immondes
On regarderait le zinc et souvent verre de blanc

On regarderait son bec boursoufflé de rage
Ses ailes déployées d'un rouge carnaval
Ses pattes éclatées en espérant l'amour
La bouche en cul d'poule d'amidon

Ses rémiges torsadées refouleraient des prurits bleus
Les coquillages pliés en deux fairaient tâches de pipi
On en bouffrait du porc et de la tortue
Ses seins feraient parachute au ras de sa faconde

On en bouffrait des dents de la mer et du sang
Quand une araignée se baladerait sur les branches
On irait la décoller de la langue ou du pieu
Mais le noir arriverait comme un cadeau plombé

Je serais violeur à mon tour, écrasant dans mes doigts
Une blague de très mauvais goût de maquillage
Ou d'étable ou de ferme, une couleuvre de bielle
Un hamburger à déguster sur place au fond des bois

Au bout du quai des orfèvres dans le verre
Joueraient des glaçons , sur une bite à la menthe
On en bouffrait du porc et de la tortue
On irait chialer de rire au bord du lait de cocotier

On en bouffrait des dents de la mer et du sang
On en bouffrait du porc et de la tortue

Yfig

 

 

Nota bene :

Ce plagiat rigolard ne m'a pas attiré que des amis ! 

Mais comment fait-on pour débusquer l'ennemi qui se cache ?

 

20.11.2006

Mon souvenir de vous

Mon souvenir de vous Mon souvenir de vous Je suis à vos genoux Sans culpabilité Et réciprocité Je suis venu vous dire mon souvenir de vous Dans ma mémoire incertaine vous êtes un peu floue Images parfums vocales touchés et saveurs De toutes ces valeurs j'en oublie les couleurs Je suis à vos genoux Mon souvenir de vous Sans culpabilité Et réciprocité Ma dernière vision votre premier regard Ma plus grande illusion mon premier désespoir Votre corps imparfait présent sans condition Vos jambes enlacées à mon corps d'abandon Sans culpabilité Je suis à vos genoux Et réciprocité Mon souvenir de vous Vous fûtes si parfaite j'en perdis la raison Ma langue entre vos cuisses pulpait votre toison Mon doigt curieux inspectait votre intimité Vous vous laissiez ausculter sans formalité Mon souvenir de vous Je suis à vos genoux Sans culpabilité Et réciprocité De votre vagin me fîtes hospitalité En amante experte me fîtes succomber Mon sperme voluptueux s'épandit chaleureux Sans autre retenue de votre amant heureux Sans culpabilité Je suis à vos genoux Et réciprocité Mon souvenir de vous

01.11.2006

La guenon Esopesque chez les bobos

La guenon Esopesque chez les bobos

 

 

Une vieille guenon rouée

D’un grand arbre tombée

Descendit sans détours

Avant la fin du jour,

Jusqu’aux limbes obscures,

Aux voûtes en arcure

 

Pendant plus de deux jours,

Pour faire preuve d’humour

Thanatos la fit mariner

Dans son jus simiesque

Dans son bain Esopesque

Sans jamais se montrer.

 

Elle s’agitait en tous sens

Criant hurlant des non-sens

Des tas d’insanités

Et d’immoralités

 

Les autres résidents

Finirent par s’excéder

De tous ces égarements

De tant d’obscénités

Ce sont tout les enfers

Qui, bientôt, s’enflammèrent

 

Thanatos n’ayant d’obsession

Que la paix dans sa maison

Renvoya sur terre la guenon

Mais dans la peau d’un lion

Au pelage pelé troué

A la mâchoire édenté

A la voix enrouée

Aux pattes fatiguées

 

Le roi des animaux

Dans cette vieille peau

Etait la risée de sa cour

Et de son arrière-cour

Chacun de lui tirer le crin

De le rendre zinzin

 

Le plus petit caneton

Devenait un démon

Le bouc sans conteste

Etait son pire tyran

Un vilain malepeste

Un horrible Ægypan

   

Ainsi pendant un mois

Le grand roi aux abois

De mort lente agonisa

En butte aux quolibets

De ses sadiques sujets

Qui ne l’épargnèrent point

Jusqu’au jour de sa fin

 

De retour chez Pluton

Dans sa pelure de lion

La guenon fait grise mine

Comme si d’une aubépine

Il l’avait couronnée

Hadès lui rit au nez  (de ch’val)

 

Mi-lion mi-guenon

Mi-roi mi-démon

L’entité prend un nom

Celui de singe-lion

Il en a la crinière

Et les mauvaises manières

La vertu guerrière

Et l’esprit de commère

 

Hadès cesse son rire

au vu de cette chimère

Il commence à se dire

Qu’il a fait une erreur

En renvoyant sur terre

La guenuche en fureur

Pour lui donner leçon

Sur les bonnes façons

 

Pour conserver la paix

Avant que le singe-lion

Ne foute la merde dans sa maison

Le maître des enfers prend décision

D’offrir au trublion

Le choix de sa prochaine vie

De ses propres soucis

 

La chimère ne se fait pas prier

Et sans perdre de temps

Demande illico une vie de bobo

Sans qu’on aie à compter

Que se passe une mi-temps

 

La vilaine lion-magot

Se retrouve au Marais

Au plein cœur de Paris

Avec sur le dos les habits

D’un fringant Nivernais

 

Les bobos sont des gens

Qui passent tout leur temps

A médire des autres

En jouant les bons apôtres

 

La commère se comporte

Comme ses nouveaux amis

Las ! ils ne l’entendent pas ainsi

Et sur la peau de guenon pelée

Crient haro sur le baudet

Lui sautent sur le paletot

Lui rongent la laine du dos

La laisse sur le carreau

Morte comme un fagot

 

Moralité

 

Les vieilles singesses gueulardes et rouées

Sont mieux à la maison aux tâches ménagères

Quâ€