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Tartarin n'est pas mort ! - Page 4

  • La vie de nos amies les bêtes enrichi notre conscience et notre intelligence. À poil à plumes et en écailles.

    J’aime bien les documentaires animaliers, ils sont toujours pleins d’enseignements.

    Tenez, les poissons chats, par exemple, ces hideux animaux qui vivent aux fonds des eaux opaques et se nourrissent de vermines, de cadavres en décomposition laissés par les crocodiles délicats qui ne consomment pas la chair trop putride.

    Ces poissons là vivent et se développent sans trop de désagréments tant que les eaux sont hautes à la saison des pluies.

    Ils parcourent les fonds, leur bouche suceuse fouissant la vase, les moustaches en bataille, tactiles et graciles, détectant à tâtons les mets qu’ils affectionnent.

    Ils grossissent, font de la graisse et fraient  puis pondent dans la vase qui bientôt redeviendra terre sèche et craquelée.  

    Les œufs résisteront jusqu’aux prochaines pluies.

    Mais en attendant, voilà nos poissons chats, poussés par la sécheresse et le tarissement, entassés pêle-mêle dans un trou d’eau qui s’évapore un peu plus chaque jour.

    Si on voulait faire un bon mot, on dirait qu’ils s’entassent comme des sardines.

    Mais pour eux ce n’est pas drôle.

    Frétillants comme des brèles pour se faire de la place ils deviennent des proies faciles pour tous les prédateurs qui s’en repaissent.

    Les crocodiles et les horribles  marabouts (d’ficelle) les dévorent sans cérémonies et quand ils sont repus et qu’il n’y a plus d’eau, les poissons desséchés forment une masse noire qui nourrira la terre en azote et minéraux.

    C’est pas marrant la vie du poisson chat.

    Être entassés, les uns par-dessus les autres, sans échappatoires, sans autre lieu où aller et se retrouver à la merci des prédateurs sans pitié, voilà la vie affreuse des poissons chats hideux.

     

    OOOOOOHHHH ne voyez là aucune métaphore illustrant un comportement quelconque humain … non, les hommes ne mangent pas de ce pain là ! Les hommes sont, certes cruels, mais jamais ils ne massacreraient leurs prochains entassés dans la nasse comme des sardines.

     

  • Avis de faire part : je viens de perdre 2 très chers ami(e)s

     Voici une bien triste fin d'amitié qui me tenait à cœur et que des circonstances étrangères à ma volonté ont rendue impossible.

     

    Associez-vous à moi pour cette virtuelle cérémonie d'enterrement.

     

    Voyez plutôt :

     

    Frigide Barjot

    Hier, à 05:01 · Modifié ·

    J'explicite : si je ne m'étais pas levée pour défendre la filiation humaine avec un message ouvert aux homosexuels, ce qui a soulevé des millions de Français, j'aurais encore des amis aux pouvoirs d'Etat et d'Eglise, un emploi à la télévision et notre logement, dépendant des pouvoirs. Bref, rassembler les humains en disant humainement une vérité sur l'Humain vous fait virer du Pouvoir (en l'occurrence des média et du soutien des partis et des lobbies) et de chez vous. Et entrer avec fierté dans la résistance pour la suite, en nous préparant à aider le leader juste à se lever en retour. Nous éviterons ainsi la révolution d'octobre ou de février, tout en rétablissant la filiation humaine. Vous venez ?

     

     

    Yfig ExNihilo D'autres ne font aucun bruit, mais refusent d'entrer dans le jeu pervers des copinages qui sont les piliers de la corruption car il est inutile de se cacher derrière des mots édulcorés, bénéficier d'un traitement privilégié, c'est ni plus ni moins que de la corruption qui se paie par la perte des privilèges quand on mord la main qui nourrit ! Bienvenue dans le monde des petites gens qui ne mangent pas au grand râtelier de la prévarication qui alimente l’anti démocratisme. Les hommes naissent plus ou moins libres et égaux selon ses protecteurs.

     

    ·  Basile De Koch Yflg etc.

     

     

    · 

    Eric Taz Vous emménagez rue Lafayette ou rue de Lourmel au fait ? ^^

     

    · 

    Basile De Koch " Copinage, traitements privilégiés, corruption, râtelier de la prévarication, antidémocratisme " ; si j'ai bien lu, c'est notre portrait-robot par Yflg etc.
    On se connaît, ou il dit ça d'après Métronews comme tout le monde ?

     

    · 

    Yfig ExNihilo Pas besoin de lire les merdias, lire madame Frigide suffit à comprendre comment ça marche dans certains milieux ... je cite : "j'aurais encore des amis aux pouvoirs d'Etat et d'Eglise, un emploi à la télévision et notre logement, dépendant des pouvoirs." Si ce n'est pas un aveu, c'est quoi ? Un regret ? un remord ? Perso, je ne dois rien à personne ... je n'ai rien, certes, mais ce rien est mien, je l'ai gagné par moi-même, sans amis d’État ni d'église (ni dieu ni maître). Mais je sais bien que c'est généralisé en France comme ailleurs y compris en Afrique. Dès qu'ils seront au pouvoir, les LePen redistribueront les cartes ... ils remettront tout ça en place mais ce ne seront pas les mêmes ! Comme dit l'autre : à chacun son tour de se faire servir. C'est pour cela que certains s'empressent de tourner casaque ... bon week end.

     

    Basile De Koch Vade retro, Ex Nihilo, and you the fucking Taser ! Considérez qu'on n'est plus amis, comme disait Burt Lancaster à John Wayne dans La Classe américaine

  • À quoi rêve l’europe ? Dans 3 jours, vous allez peut-être les réaliser en allant voter !

    D'après vous, qui rédige les textes qui vont régir l'europe de demain ?

     

    Ne restez pas aveugles, prenez le temps et la peine de lire ces documents (piqué sur le site www.notre-europe.eu

    devenu depuis le think tank de l'Europe (sic)

    https://institutdelors.eu/ ) :

     

    Lire la suite

  • Les vidéos de la troupe de Bassan joue : Un psy peut en cacher un autre

    Début de la pièce

    http://youtu.be/rI4yrEqaf-g

     

     

    http://youtu.be/b5htlaFUjNk

     


     

    Eva Patreau et son perroquet 1

    http://youtu.be/BR1bDiVrlpE


     

    Eva Patreau et son perroquet 2

    http://youtu.be/Zscfi-RL53o

     

     

    Joséphine Troudeballe 1

    http://youtu.be/8rIkTE3SM7A


     

    Joséphine Troudeballe 2

    http://youtu.be/8_YPc0C3uRU

     

     

     

    le curé 1

    http://youtu.be/nO9OzxRpR7g


     

    le curé 2

    http://youtu.be/6LGuQveng_4

     

  • 3. Dialogues à la noix dans la salle d’attente !

     

    3. Dialogues à la noix dans la salle d’attente !

    Bon ! il faut savoir faire contre mauvaise fortune bonne figure !
    J’ai donc fait mon plus beau sourire au téléphone en appelant le psy qu’un ami m’a indiqué comme étant spécialiste des causes perdues de mon espèce. Il est par ailleurs « expert auprès des tribunaux » ce qui est une preuve irréfutable d’équilibre psychique et intellectuel.
    Moi : « Allô ! ?»
    Le Psy : « Allô ! ? »
    M : « Vous êtes bien le docteur Chabraque ? »
    LP : « Vous êtes bien au cabinet du docteur Chabraque, je suis sa secrétaire. Que puis-je pour vous ? »
    M : « Je souhaiterais parler au docteur Chabraque. »
    LP : « Mais certainement, je vous propose lundi à 14h, c’est à prendre ou à laisser ! »
    M : « Je prends »
    Et en mon for intérieur, je me dis en aparté : « Si je peux pas y aller on pourra pas dire que je n’ai pas essayé ! ».

    J’ai donc pris un RTT et le lundi, je me pointe au cabinet du docteur Chabraque.
    C’est une belle villa de trois étages en pierres de tailles meulières (comme la truite éponyme). Elle est ornée de colombages (pans de bois) en chêne peints en vert SNCF et Les volets en frêne sont peints de rouge.
    Elle est plantée là, si haute avec sa toiture pentue de tuiles rouges en plein milieu d’un parc arboré et on y accède par longue une allée blanche de gravillons de Saint Omer.
    Puis on gravit sept marches pour accéder au perron couvert d’une verrière du XVIIIème siècle donnant sur une grande porte ferronnière à double vantaux vitrés.
    Sur le côté droit de la porte, une grande plaque en cuivre jaune sur laquelle est gravé :

    Docteur Chabraque
    Psychiatre
    Ex interne des hôpitaux de Monaco
    Diplômé en acupuncture
    Diplômé en médecine générale
    Diplômé de la police scientifique de Los Angeles
    Diplômé des prisons de Memphis (Tennessee)
    Diplômé en scrabble et mots croisés
    Marc de café, tarot, osselets et viscères de vigognes


    Franchement, ça vous fiche un de ces frissons toutes ces compétences réunies en un seul et même homme !
    On se dit qu’on va sonner à la bonne porte … si on la trouve … la sonnette …
    Mais, comme par magie et sans qu’on ait rien à entreprendre, la porte s’ouvre.
    Une grande femme nue sous sa blouse blanche, les tétons en batterie, les lèvres rubicondes et les dents blanches comme de l’ivoire, blonde comme les épis de blé avant la moisson, les yeux bleus, les paupières bleues, les cils noirs et longs comme des poils de chameau, battant comme un métronome tous les dix centièmes de seconde …
    Forcément, vous restez là, les bras ballants, la tempe claquante, la respiration haletante, le regard perdu dans le bleu de ses yeux, les mains moites et les jambes flageolantes (sauf si vous êtes hermétique à l'esthétique !).
    Elle, professionnelle et habituée à faire cet effet là sur les hommes, s’efface et vous invite à entrer puis à la suivre jusqu’à la salle d’attente.
    Elle est pleine (la salle d’attente).
    C’est une pièce rectangulaire assez grande avec une table basse au milieu sur laquelle diverses revues s’étalent languissantes. Les murs sont ornés de sérigraphies usées représentant des squelettes et des cadavres.
    D’un rapide regard circulaire on peut comprendre que les gens qui sont là ne sont pas comme tout le monde.
    Une femme a tourné sa chaise pour s’asseoir le dos tourné à la salle. Certains ont la tête baissée, d’autres se cachent derrière un journal ou un éventail … il y a une dame âgée qui tient une cage sur ses genoux. La cage contient un perroquet gris et vert du Gabon, de ceux qui sont des plus loquaces.
    Un vieux monsieur chenu a sous sa chaise un lévrier couché en chien de fusil.
    Soudain, la porte de la salle d’attente s’entrouvre et l’infirmière secrétaire accoucheuse passe sa tête blonde bleue pour annoncer :
    « Le docteur est arrivé ».
    La porte se referme sur une espèce de murmure qui court comme une rumeur en faisant tout le tour de la salle d’attente.
    Puis le silence revient. On entendrait une mouche se faire violer !
    La dame qui tourne le dos à la compagnie s’exprime comme dans un souffle :
    « C’est qui qui commence ? »
    La dame au perroquet annonce :
    « Il y a un nouveau. »
    Le perroquet répète :
    « Un nouveau » sur un ton nasillard.
    Il s’ébroue et un nuage de poussière envahit la cage avant de se répandre.
    Le lévrier lève sort la tête d’entre ses pattes puis la remet.
    J’éternue, sous l’effet de la poussière.
    « AAAAAATTTCCCHHHOOUUMMM !!! »
    Tous :
    « À vos souhaits ! »
    La porte s’entrouvre et l’infirmière multi cartes passe sa tête polychrome pour demander :
    « Madame Lamaison ».
    Une dame cachée derrière son éventail se lève sans montrer son visage et sort de la pièce.
    La dame qui tourne le dos :
    « Celle-là, elle est irrécupérable, elle croit qu’elle est espagnole alors qu’elle est née à Dunkerque d’un père allemand et d’une niçoise. »
    Le monsieur qui a le lévrier sous sa chaise :
    « C’est pas à vous de donner des leçons aux autres, quand on se prend pour une diva on se tait ! »
    La dame qui a un chapeau avec des oiseaux vivants attachés par les pattes :
    « Les divas c’est juste bon à se coucher sur un divan ! »
    Un monsieur qui se cache le visage derrière le Canard Enchaîné du 11 août 1975 (le journal est à l’envers mais on arrive quand même à en lire des bribes) :
    « Le divan du docteur est vieux et déchiré, il sent le tabac froid et le dégobillé, moi, je prends toujours une couverture avec moi pour m’y étendre ! »
    La dame qui a le dos tourné se lève puis se rassied :
    « Vous ne m’aurez pas avec vos stupides provocations, je ne chanterai pas, pas aujourd’hui ! »
    Le chien se lève, va à la chaise de la dame qui a le dos tourné et lève la patte sur un des pieds … La dame qui a le dos tourné lui crie :
    « Dégage de là sale cabot, va pisser sur ton maître ! »
    Un long silence s’installe pendant que le sale cabot retourne se coucher sous son maître.
    J’en profite pour jeter un coup d’œil circulaire plus circonspect.
    Nous sommes sept. Une chaise est vide, celle de madame Lamaison.
    En sus de moi-même, les six autres sont tous plus bizarres les uns que les autres.
    La dame qui nous tourne le dos voûté les cheveux gris sale, les épaules couvertes d’un vieux pull marron côtelé à mailles larges fait comme une tâche sur sa chaise. Elle se situe juste en face de moi ce qui fait que je ne peux même pas voir son profil.
    Elle me fait tant penser à tata Baluchon que je lui garde ce surnom.

    En tournant dans le sens des aiguilles d’une montre, à ma droite un vieux monsieur à la barbe courte, aux gros sourcils broussailleux blancs sur des yeux caves aux minuscules orbites, des lèvres charnues et brunâtres, un front rabougri le tout sur un cou quasi inexistant.
    Je le surnomme illico « le vieux singe ».
    Sous sa chaise, un lévrier afghan qui pue comme une vieille négligée.

    La dame qui est à sa droite est plus ou moins cachée à mes yeux, mais je peux la voir un peu en me penchant en avant en arrière. Elle n’a pas de visage, il est caché sous un foulard bleu pâle. Elle porte un gilet gris en laine et une robe ou une jupe, je ne sais trop, en tissus moiré qui lui descend le long de ses jambes croisées jusqu’aux chaussures plates noires.
    Elle, je lui attribue le pseudo de « Mamma ».
    Sur ses genoux le perroquet du Gabon dans sa cage.

    À ma droite 90°, non loin de la porte, un petit monsieur sans âge qui lit son journal à l’envers : le Canard Enchaîné du 11 août 1975. Il ne bouge pas, seul le journal tremblote faisant un bruit incongru comme le vent dans les feuilles mortes d’un orme. Sous son pantalon crème on devine des jambes anémiées. Il les tient bien serrées et ses pieds chaussés de pantoufles ne touchent pas terre.
    « C’est peut-être un enfant ? » me dis-je en douce.
    Seuls ses petits doigts noirs boudinés serrant maladroitement le journal trahissent sa couleur.
    Je lui donne donc le surnom de « pygmée ».

    À ma droite à 45° et à la droite de la dame qui nous tourne le dos, une dame qui a un chapeau avec des oiseaux vivants attachés par les pattes. De temps à autre, un oiseau cherche à s’envoler, mais il retombe inexorablement sur le chapeau en jurant comme un charretier mal embouché. L’un des trois oiseaux pend lamentablement sur le bord du bibi, tenu par une patte attachée. De temps à autre il est pris de soubresauts alors la dame lève la main pour le remettre sur le chapeau mais il ne tient jamais bien longtemps.
    Je lui accorde le doux nom de « pervenche »
    Le lévrier susurre sans même se donner la peine de lever le museau :
    « Si c’est pas malheureux ! ».
    Je sursaute un peu, histoire de marquer le coup, mais sans plus.

    Personne ne semble avoir prêté attention à la remarque du lévrier.
    Je demande au singe :
    « Il s’appelle comment votre chien ? »
    C’est le chien qui me répond :
    « Ata-Truc ». Personne ne moufte !
    Je continue et termine mon tour de salle en lorgnant vers la dame élégante qui est à ma gauche à 315° et à gauche de la dame qui a le dos tourné.
    Elle est roide sur sa chaise, engoncée dans un grand manteau sombre, le cou entouré d’une fourrure naturelle de bichon. Son visage anguleux est plâtré de fard, ses petits yeux chafouins disparaissent sous de lourdes paupières lestées de pâte épaisse qui coule jusqu’à ses cils courts noircis au khôl de Monoprix. Son nez évoque Pinocchio et son chapeau Don Quichotte.
    Je l’appelle « la fée Carabistouille » parce que ça rime avec citrouille.
    « Et toi, tu t’appelles comment ? » Me demande le chien.
    « Yfig »
    Le singe tance son chien : « Tais-toi Ata-Truc, ne dérange pas le monsieur ! ».
    Moi : « Mais il ne me dérange pas. »
    « Laisse tomber ! il ne parle pas aux étrangers ! » Me répond le klébar.
    Tata Baluchon, qui nous tourne le dos, m’interpelle :
    « Vous êtes là pourquoi, monsieur Yfig » … et elle dit ça avec une espèce de dégout perceptible dans sa voix, surtout sur le ‘monsieur’.
    A ce moment un oiseau tente de s’échapper et retombe sur le chapeau avec un grand :
    « MERDE ! ».
    Moi : « Je suis venu consulter le psy parce que j’entends les objets, les légumes, les animaux … parler. »
    Le pygmée me lance d’une voix de basson :
    « Et en quoi ça gêne ? »
    Moi : « Oh pour tout plein de choses ! »
    La fée Carabistouille parle d’une voix suraigüe sans bouger les lèvres, un peu comme une ventriloque :
    « Comme ? »
    « Eh bien, par rapport aux autres, je passe pour un dingue. »
    La pervenche s’en mêle :
    « Passer pour un dingue aux yeux des fous, ça n’a pas d’importance. »
    Le lévrier se grattant le cou :
    « Faut pas prêter attention aux humains ordinaires, ils n’ont rien dans le crâne, tout ce qui n’est pas comme eux, banal, les horripile et les rend racistes ! »
    Le perroquet ajoute, pendu tête en bas à un barreau :
    « L’homme est un animal qui s’ignore, il ne parle pas avec les autres animaux parce qu’il est imbu de sa soi-disant supériorité mais dans le fond c’est le plus con de nous tous ! »
    Après un silence éloquent, je tente un timide :
    « Il y a un autre inconvénient majeur … »
    Tout le monde se tait. Le journal tremblote plus fort. Le chien fait un pet malodorant mais en harmonie avec sa puanteur naturelle. Le perroquet s’épouille, tata Baluchon renifle bruyamment et Pervenche remet l’oiseau qui pend sur son chapeau. La fée Carabistouille se lève et prend une revue de mode sur la table basse et se rassied en silence.
    Moi : « Ça ne vous intéresse pas de savoir ? »
    La voix de la Mamma se fait entendre pour la première fois. C’est une voix d’outre tombe, une voix glacée comme un iceberg qui vous donne des frissons jusque dans les tibias :
    « On le sait déjà. »
    Vlan !
    Je me renfrogne et garde pour moi mes extrapolations.
    Au bout d’un moment, tata Baluchon demande :
    « Lafleur, vous avez fait des progrès depuis la dernière fois ? »
    J’attends de voir qui est ’Lafleur’ !
    Le vieux monsieur que j’ai surnommé ‘le singe’ ouvre enfin la bouche. Sa voix est solennel, sourde, lente, avec des pointes d’accents aigües qui me font penser à des baïonnettes :
    « Affirmatif ! Le docteur fait du bon boulot, bonne tactique, fine mouche et Scaramouche. »
    Le chien : « Ouah ouah … gaaaarde à vous ! »
    « Merci monsieur le ministre de la défense. » Les congratule tata Baluchon.
    Tata Baluchon : « Et vous monsieur Mamadou Pape Ben Jamal Al Arabia, mon cher ministre de l’économie, qu’en pensez-vous ? »
    La Pygmé lui répond de derrière son journal :
    « Un peu cher, monsieur le président, mais ça vaut le coup si on tient compte du retour sur investissements ! »
    Monsieur le président ! ? voilà la tata devenue un monsieur !
    Le président : « Et vous madame la ministre de l’écologie ? »
    La Pervenche avec son chapeau aux oiseaux lui répond :
    « Certes, ça manque un peu de vert mais le respect de la nature est présent, nul ne peut le nier ! … surtout dans le jardin ! »
    Le président : « Madame Pouzzi, ma très chère ministre de la jeunesse et des sports, vous avez bien un avis ? »
    La Mamma se fend d’un généreux : « Euh …. »
    Et le perroquet du Gabon la soutient d’un : « On a connu mieux …. Mais c’était plus cher ! »
    Ça n’a pas l’air de faire plaisir au président qui se mouche très bruyamment !
    Le président : « Il ne reste plus que vous, madame la ministre de la culture qui n’ayez pas donné votre point de vue ! »
    La fée Carabistouille se lève, solennelle et constipée : « Comme disait Jean-Patrick Valesoleil, ‘les prix du carburant suivent souvent la courbe des produits minéraliers qui dépendent de l’extraction en mer du Nord avec la dimension subséquente de l’anthropomorphisme périculaire circonvulatoire des instituts de conservation des arts séculaires.’
    Et je suis du même avis ! »
    Le président : « Ouais ! Pas la peine de se demander pourquoi je vous ai mise à la culture ! Au prochain remaniement, je vous mets à l’agriculture ! »
    Le chien se lève, s’ébroue et dit : « Jean-Patrick Valesoleil est un con ! »
    La fée Carabistouille lui rétorque : « C’est celui qu’il l’dit qu’y est ! »
    Le président : « Je suis bien déçu, je ne vous entends pas parler de l’emploi ! ».
    Le pygmée : « C’est Lamaison la ministre du travail. »
    Le président : « L’emploi est l’affaire de tous, c’est la priorité des priorités je veux créer une commission chargée de trouver de nouvelles voix contre l’emploi pour le travail et le chômage. »
    Le pygmée : « Vous voulez dire contre le chômage et pour l’emploi ! »
    Le président : « Au lieu de faire le malin, débloquez-moi des crédits pour ma commission anti-chomedu ! »
    Le pygmée : « Où voulez-vous que je trouve l’argent, les caisses sont vides et l’écologie nous empêche d’exploiter nos mines de protoxyde d’azote ! »
    La Pervenche ministre de l’écologie avec son chapeau aux oiseaux lui répond : « Vous vous croyez drôle avec votre gaz hilarant (*) ? »
    Le président : « Vous n’avez qu’à prendre l’argent des militaires qui ne servent à rien en temps de paix ! »
    Le singe : « Prenez garde que la Russie ne nous fasse le coup de la Crimée, vous savez bien que les slaves ont le sang chaud et le vin mauvais. Dépouiller la défense c’est livrer la France aux convoitises des tyrannies. »
    Le pygmée revient à la charge : « De toute façon, vous savez bien, monsieur le président, que le patronat préfère que l’État paie le RSA aux inactifs plutôt que de leur donner du travail qui coûte plus cher à cause des cotisations sociales, des RTT et des congés payés. »
    Le président : « ce n’est pas faux, mais il faudrait que les patrons paient le RSA plutôt que le gouvernement. »

    Vous vous imaginez bien que je suis dans mes petits souliers, je me demande de quoi il retourne, si c’est du lard ou des cochonnailles ?
    La porte s’ouvre le la blonde bleue appelle : « Monsieur Yfig »
    OUF ! Sauvé par le gong, par la blonde peroxydée aux yeux bleus cérulés.



    (*) le protoxyde d’azote est aussi appelé gaz hilarant.

  • La politique pour les nuls et le gouvernement sirène du poisson d’avril !

     

    Au moment où Hollande est au plus bas dans les sondages et  que la gauche prend une déculottée historique, Manuel Valls caracole en tête de tous les politiques suivis par les instituts de sondage.

    Cela ne pouvait pas durer !

    Notre président (poils au sextant) qui ne manque pas d’humour a donc décidé de faire d’une pierre plate des ricochets. Les joueurs de boules appellent ça des « bandes » !

    Ah ! Tu es en tête des sondages eh bien je vais te casser.

    Et c’est comme ça que Valls se retrouve premier ministre chargé de former le gouvernement du 1er avril. Ça pue le poiscaille, vous ne trouvez pas ?

    Et puis Valls va se retrouver sur le devant de la scène, sous les projecteurs et les critiques  … et ça, ça vous tue son homme.

    Hollande pense à 2017 tous les soirs en se jetant dans les bras de Morphée et les grands soirs en besognant sa Julie.

    Pas question de laisser Valls cavalcader hors pistes et de retrouver en position de leader le jeunot ambitieux.

    L’heure espagnole est venue.

    Tapas, mejillones, sardina, mantilla, paëlla, corrida, venta Peyo, Pay Pay, chipirones … le Cid !

    À l’usage et à l’usure, on va le voir s’écailler comme un pescado podrido, se rabougrir et s’aigrir sous les feux croisés de la droite godillot, des écolos revanchards, des bobos cocos, des frontistes lampistes, des gauchos gauchistes et de tous les critiques qui l’éreinteront et ne lui laisseront pas une seconde de répit !

    Quand les lionnes affamées s’attaquent à un buffle, le buffle finit toujours comme dîner des fauves.

    Les fauves sont lâchés.

    Pour l’instant, ils sirotent la belle farce du 1er avril et du gouvernement sirène … tout cela finira, bien entendu, en queue de poisson !

     

    Allez, je vous quitte, j’ai un requin qui me lêche les couilles avec délectation … je crains qu’il ne mijote quelque mauvais coup à mon encontre !!!

     

    poisson_cyril2-a96255.jpg

  • Dialogues à la noix de Saint Jacques !

    J’arrive au restaurant : « le bigorneau », fameux resto de fruits de mer sur la corniche sud de Honfleur.

    Vous le connaissez peut-être ?

    C’est un bâtiment construit sur pilotis qui avance sur la mer (« les pieds dans l’eau » comme on dit dans le reg).

    On descend par un grand escalier en bois vers la partie du restaurant fermée et en traversant cette partie, on arrive sur un ponton en bois dont les pattes sont caressées par les vagues fougueuses qui font un clapotis perpétuel abasourdissant quand la tempête gronde aux équinoxes de novembre.

    Le soir, quand le foehn souffle son souffle chaud et mouillé iodé sur le golf de l’estuaire, la terrasse maritime est éclairée de grands flambeaux rustiques aux flammes dansantes et tremblotantes qui donnent une ambiance ésotérique au ponton sur lequel les tables recouvertes de nappes blanches attendent sagement les panses affamées.

    Chacune des ces tables immaculées est éclairée par des chandelles colorées et aromatisées, ornée de petits vases de fleurs des champs aux fragrances normandes et rurales.

    Au ras de l’eau, au loin, les lumières scintillantes et sautillantes du port du Havre  dansent en cadence avec les feux des navires enluminés sur leur erre et les éclairs du phare de la Hève.

    C’est paradisiaque … et plus si affinités.

    Je trouve une petite table pour deux le long de la rambarde fraîchement repeinte au vernis marine résistant aux UV.

    J’e m’assieds, j’attrape la serviette drap qui recouvre mes cuisses et descend jusqu’à mes godasses, je me sers un verre de château d’eau que j’avale cul sec (par la bouche hè !) et je tape dans la petite assiette en carton à amuse-gueules des pistaches (poils au patriarche) … hi hi hi ! je me fais rire tout seul …. Je suis de belle humeur !

    Dans ce décor de rêve de cinéaste, le client hypnotisé se laisse aller au spleen romantique et oublie la réalité de son compte en banque.

    Les consommateurs s’émulent les uns les autres et c’est à qui commandera le plat le plus extatique, le plus onéreux.

    Comme je suis interdit bancaire, je ne risque pas de tomber dans ces travers pécuniaires lapidaires.

    Après un rapide inventaire de mon portemonnaie qui contient un billet de 5 €, je prends en main le menu pour faire le rapport entre mes moyens financiers et les tarifs pratiqués par le commerçant cinq étoiles (au guide du roublard).

    Foutre dieu !

    Même la bouteille d’eau, article le moins cher de la carte, est à 6 € !

    Que faire ?

    J’ai fini les pistaches et vidé la carafe … je me suis mouché dans la serviette …

    Et si je faisais le coup des toilettes ?

    Je fais semblant d’aller pisser et je me tire en loucedé …

    « Et pour monsieur ? »

    Merde ! le serveur est là avant que j’aie eu le temps de mettre mon plan B en œuvre ….

    « Vous avez choisi monsieur ? »

    « Si vous ne mettez pas la virgule après ‘choisi’, ça change le sens de la phrase » lui rétorque-je docte.

    « Pardon ? »

    « Non, rien, apportez-moi une bouteille de château Libertas, une douzaine d’huîtres de Dunkerque et des bigorneaux de Porto. »

    « Et après ? »

    Le con ! s’il savait que je n’ai que 5 € il n’insisterait pas !

    « Je prendrai votre feuilleté de saint-Jacques de Compostel aux petits harengs de Camargue sur lit de feuilles d’érables du Japon.»

    Il s’en va, cahin, caha car il boîte depuis qu’enfant il s’est fait bouffer une moitié de cuisse par un requin jaune du Maroc.

    Merde de merde de merde me dis-je en aparté mais pas trop fort pour que les voisins ne m’entendent pas et ne s’inquiètent pas de ma schizo !

    Justement, le couple à ma droite, des américains du Montana (je les reconnais à l’accent) sont énervés. Un couple d’Anglais de Manchester vient de s’attabler à leur gauche et ça ne leur plaît pas du tout. Les anglais et les amerlocks, c’est chiens et chats, ils ne peuvent pas se piffer les uns les autres !

    « On était là les premiers » dit la dame « c’est à eux de changer de table … »

    « C’est les plus gênés qui s’en vont » lui répond ex abrupto le mari (un gros gardien de vaches (cowboy) mal embouché).

    Le serveur dépose devant moi un énorme plateau d’huîtres et de bigorneaux sur un trépied en inox luisant comme des pare-chocs de belle américaine.

    L’américaine voisine se lève et ses gros pare-chocs viennent heurter le serveur qui s’en trouve déstabilisé et dans un geste pour se rattraper à quelque chose me renverse le plateau plein de glace, d’huîtres et de bigorneaux sur le thorax !

    Je me lève en sursaut et en criant !

    Le serveur s’excuse vaguement, ramasse tant bien que mal les ingrédients du plateau pour remettre le tout sur le trépied pare-chocs !

    C’est le bazar, les bigorneaux trempent dans les huîtres qui clapotent dans la glace fondue ….

    Je suis si abasourdi que j’en oublie de faire valoir mes droits de client respectable et honnête (jusque là).

    « Tiens ! Tu peux toujours courir pour le pourboire » me dis-je, vengeur, en aparté.

    Faisant contre mauvaise fortune bonne figure, je me tartine de beurre avec largesse un toast qui a échappé au désastre et je chope une huître n’ayant pas trop mauvaise figure ni infortune.

    Je glisse le couteau à poisson sous l’huître pour lui décolleter le pied et …

    « NOONN pitié, ne me décollecte pas le pied, je suis encore vivante, je ne veux pas mourir, pitié, pitié, pitié … »

    De stupeur ébahie je laisse tomber couteau et huître, me lève en tornade et me précipite vers la sortie.

    Je suis intercepté par le serveur qui me colle au mur et me dit dans un souffle si alcoolisé que je tombe saoul sur le champ :

    « Où qu’y va comme ça le client pressé ?  Il a pas payé l’addition ! »

    Je me doute bien un peu que m’a réponse ne le calmera pas mais je n’en trouve pas d’autre !

    Je bégaie :

    « L’huître … elle veut pas … elle parle … elle dit qu’elle ne veut pas être mangée !!! »

    « Oh ! Mais il est très inventif ce petit monsieur ! il a rien trouvé de mieux pour partir sans payé ? »

    « Mais … mais …. Mais je je je vous jure …. Elle parle !!! »

    « Allez, sors ton fric avant que j’appelle la police pour qu’ils te repêchent à la baille ! »

     

    Et la police m’a repêché à la baille !

    Quant à ce salopard de serveur il m’a piqué mon portemonnaie et a empoché mes 5 € comme pourboire !!!!

     

     

    Yfig-honfleur-raw.Jpg

  • La théorie des genres permettra, enfin, de différencier le sexe biologique du sexe social (qui est le seul vrai sexe futur !)

    De mon temps (comme disait Yves), il y avait l'école des filles et l'école des garçons et un haut mur (pour nos petits corps) séparait les petits mâles des petites femelles.

    Puis, au collège, idem ....

    Je peux vous dire qu'en ce temps là, draguer une nana relevait de l'exploit extraordinaire !

    On avait tous tendance à être pédés vu que la plupart des fils à papa n'avaient jamais vu une vulve !

    Moi, chanceux, j'avais des sœurs et surtout leurs copines (de ch'val).

    Comme j'étais beau comme un dieu, j'étais invité aux surboums ... même que ça m'est arrivé d'être le seul mec avec 3 ou 4 gonzesses en chaleur qui passaient des slows en boucle sur le pickup. C'est aussi comme ça que j'ai amélioré mes connaissances musicales vu qu'à la maison on n'avait droit qu'a du classique et du Brassens.

    Il m'a fallu arriver au lycée pour que 3 ou 4 nanas se retrouvent dans notre classe de 30 gars ... Je ne sais pas quels étaient les critères de recrutement, mais on a eu droit aux plus moches du pays ! Les autres filles devaient sûrement commencer leur nouvelle vie de « ménagères » !

    J'vous raconte tout ça ... mais bon ... ce n'est que mon exemple personnel ... je n'ai pas suivi les autres potes après la fac .... je ne sais pas ce qu’ils sont devenus et je m’en bats les couilles (car je suis un mâle, un vrai !)

    On sent bien que tout ça évolue … times are changin’ …. On mélange tout, filles, garçons, hermaphrodites …. Même les métiers ne sont pas épargnés par cette maladie étrange qui semble venue du fin fond de l’univers … on a des nanas maçons, chauffeuses de poids lourds, plâtrières, informaticiennes, proctologues, cantonnières, garde barrières …. Etc ….

    Bientôt, il sera interdit de parler de son sexe !

    Comme l’écrit Chalandon, on évitera le genre, on ne dira plus il ou elle est coquette mais ça est coquet … merde, pourquoi mes exemples à moi ça ne marche jamais ?

    Deuxième essai : on ne dira plus ‘il ou elle a des couilles’, mais ‘ça a des couilles’ ! … ouaip, bon … bref !

    J’ose pas imaginer une vie où les filles vivraient d’un côté et les garçons de l’autre …. Comme au temps de l’école ou, comme aujourd’hui à la messe (enfin, j’en sais rien je n’y vais jamais) !

    Hop ! on arriverait au boulot de l’usine des mecs. Le midi, on mangerait dans le réfectoire des mecs goys (à côté des mecs musulmans et des mecs japonais mais pas mélangé avec les gonzettes goys ou grillagées ….) … après le turbin, on irait à la piscine aux heures des garçons et on rentrerait dans son HLM pour hommes, juste en face du HLM des nanas avec un grand HLM pour les homos … faudrait aussi voir à avoir des super marchés sexués par genre … Ah Oui ! parce que j’allais omettre de préciser que femmes hommes ou autres, tout cela serait classé par genre, c’est-à-dire par « sexe social » par opposition au « sexe biologique ».

    Et pis, faudrait aussi des super marchés hallal, des casher, des pas chers …. Des normals !!!!

    Oh la la !!!

    Du coup, un mec un peu malin pourra s’insérer parmi les gonzesses mâles et s’en taper des tonnes en faisant semblant d’être une nana sociable ….

    Bon ! Je vous le concède, je m’y perds moi aussi, tous ces sexes en folie, se promenant de ci, se promenant de là, cahin … caha … et encore …. je ne compte pas les nibards !!!

    Bref ! La théorie du genre, adossée à la disparition des clichés et autres stéréotypes qui permettaient, avant, de savoir si on avait à faire à un gonze ou à une gonzette … va finir par tous nous rendre chèvres !

    C’est les légionnaires qui vont être heureux !

     

    Il sentait bon le sable chaud …. Mon légionnaiiiiiiiiiiiiiire !

  • Dans le Canard Enchaîné du 5 février sous le titre : »pourquoi tant de ‘hen’ sous la plume de Sorj Chalandon … le drapeau arc-en-ciel …

     

    « Ces maternelles appliquent la ‘pédagogie du neutre’, encouragées par le gouvernement suédois pour ‘lutter contre les stéréotypes du genre’ »

    « Nous veillons à ce que les filles aient les mêmes possibilités, droits et obligations  …

    « Nous ne travaillons pas sur le sexe biologique mais sur le sexe social. Nous ne cherchons pas à changer les filles en garçons ou les garçons en filles. Nous souhaitons que cette ligne saute. Que filles et garçons investissent tout l’espace à égalité.»

     « Nous sommes à Stockolm avec les enfants des écoles Nicolaigarden et Egalia. Ils sont assis en rond, sous un drapeau arc-en-ciel. »

     

    Je voudrais tout simplement dire à monsieur (?) Chalandon qu’il ferait bien de se renseigner et d’aller rendre visite à quelques crèches et autres maternelles françaises car l’indifférenciation du sexe dans l’appropriation des jeux et jouets y est appliquée depuis plus de dix ans. Les jouets sont dans des bacs ou sur des étagères et les enfants se les disputent qu’ils soient garçons ou filles sans que les pédagogues interviennent (tant qu’il n’y a pas de sang partout).

     

    La nouveauté n’est pas dans l’indifférenciation du sexe ni dans l’investissement de l’espace à égalité … ça c’est acquis depuis longtemps en France, dans les établissements publics et laïcs … non, la différence, c’est le drapeau qui pendouille mollement au plafond.

     


  • Bedos déguisé en curé Breton ne parvient pas à convaincre le public héberlué de Ruquier malgré un prêchi prêcha emberlificoté

    Mais pourquoi on va pas s’coucher plus tôt , bordel ! Ruquier Bedos Hamont Caron Polony … ils étaient tous là !

     

    Je prends l’émission au moment où Benoit Hamont ministre de la consommation récessive et dépressionnaire pose son cucul sur le fauteuil.

    A peine a-t-il déposé son séant sur le velours côtelé bleu blanc rouge qu’un invité au doux nom de Bourdin lui saute sur le poil pour lui demander où il va trouver cinquante milliards d’euros ?

    Le pauvre ministre qui n’avait pas prévu la question qui est sur toutes les lèvres depuis plus de 48 heures se trémousse et tourne presque de l’œil avant de se reprendre et d’expliquer comment il a réussi à instaurer un climat de confiance dans son ministère entre les uns et les autres.

    Le sang d’Aymeric Caron ne fait qu’un tour dans son stylo et il se jette tel un rottweiler répudié à la gorge de Hamont pour lui faire craché les cinquante milliards et lui hurle en stéréo : « Répond à ma question nom de dieu ! ». Son agressivité n’a d’égale que sa crispation communicative qui stresse le public, les invités et les téléspectateurs qui se retrouvent otages involontaires de ce pitbull enragé.

     

    Je me lève et je prends mon temps pour aller pisser … et me rincer les dents dans une tasse de tisane bien chaude.

     

    Quand je reviens, j’ai à peine le temps de remettre le son qu’un drôle d’individu accompagné de non moins drôles d’oiseaux (dont un ayatollah)  s’assied aux côtés de Ruquier qui ne dit rien qu’on sent.

    L’individu très louche (au vu de son look) prétend être là au nom des Bretons submergés par des crues incessantes et surprenantes puisque c’est la première année qu’elles sont aussi graves et durables (mais pas dans le bon sens économique du terme !).

    Le faux Breton se  présente en qualité de curé.

    Il porte un déguisement grossier qui ne trompe personne ; une petite calotte et des rouflaquettes.

    Pour tout Breton qui se respecte, on sait bien que les curés ne portent pas de rouflaquettes …. Bref … ça doit être encore un de ces humoristes pas drôles de la bande à Ruquier qui ont tous disparus de nos écrans depuis que l’émission pathétique* a pris fin.

    *OALMDVFR (On A Les Moyens De Vous Faire Rire) titre usurpé vu que personne ne rigolait !

    Le faux cureton se lance dans une diatribe volubile totalement incompréhensible dans laquelle il pratique un amalgame invraisemblable de clichés inédits et de lieux communs intimistes.

    Il a dû fumer des fleurs séchées de rutabaga, me dis-je à moi-même.

    Voyant qu’il ne convainc personne dans le rôle du curé Breton surréaliste, il arrache brutalement ses rouflaquettes, ce qui le fait enfin ressembler à un prêtre Celte, mais arrache aussi sa calotte ce qui ne le fait plus ressembler à rien du tout !

     

    Il prétend alors être un magicien prestidigitateur car ses acolytes qui se tenaient bien sagement derrière lui ont brusquement disparus (y compris l’ayatollah) !

    Le public applaudit sans conviction et silencieusement le tour de magie.

     

    La plupart des invités de l’émission noctambule ont décroché et on les voit dans un plan rapide en train de discuter le bout de gras entre eux.

     

    Évidemment cela n’échappe pas au prestidigitateur amateur qui fait la gueule tout en continuant de débiter sa diarrhéique logorrhée dans laquelle on peut capter des noms qui ont récemment fait le buzzzz sur internet : Gayet, Hollande, Trierweiler …. Le faux magicien essaie par tous les moyens même les plus lamentables de récupérer à son propre compte le buzzzz qu’il tente de se réapproprier maladroitement.

    Il n’est pas facile de se faire remarquer, me dis-je en coin.

     

    Le public et les invités commencent à donner des signes de lassitudes et d’impatiences.

     

    Ruquier, toujours aussi bon professionnel quand il s’agit de recadrer les importuns, file un grand coup de coude dans les côtes du faux mage qui fait réapparaître les intermittents du spectacle qui étaient partis boire un coup à la cantine.

     

    Ite missa est (la messe est dite) …. Le faux curé faux magicien et sa troupe d’apprentis comédiens s’en va comme il était venu dans la plus totale indifférence.

    Sic tansit gloria mundi !

     

     

    Laurent Ruquier invite alors une personne âgée à venir s’installer dans le fauteuil moelleux.

    Il s’agit d’un homme qui a beaucoup vécu et pratiqué de nombreux métiers avec plus ou moins d’assiduité.

    Aujourd’hui, il pratique (à ce que j’ai compris) des interviews de personnalités (i. e. des gens qui passent à la téloche).

    Je lui trouve l’air un peu plus sympathique lorsque j’apprends que c’est lui qui a causé les yeux dans les yeux de l’exilé fiscal Cahuzac.

    Malheureusement, l’étonnement laisse rapidement place à la lassitude des phrases consensuelles habituelles des gens qui vivent dans la même nasse de crabes qui se déchirent entre eux mais s’entendent comme larrons en foire face au reste du monde.

    Et je te cire les pompes, et je te lèche l’anus, et je te caresse les poils dans le sens de la barbichette (et la chevillette cherra).

     

    Moi, je m’étais déjà levé pour attraper mon pyjama que j’avais mis à réchauffer près de l’âtre éteint.

     

    Ruquier traverse une mauvaise passe, me dis-je en aparté !

    Soyons patient, il va se ressaisir, 4 ans de mauvaise passe, ça va forcément finir un jour ou l’autre.

     

    Mon lit douillet m’accueille gentiment pour une douce nuit réparatrice.