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  • Dis Yfig, c'est quoi l'art ?

    Ou

    Mais que fait la police ? 

     

    MIRCEA CANTOR / CIEL VARIABLE

    Du 4 mai au 15 juillet 2007
    Vernissage le jeudi 3 mai 2007 à partir de 18h00

    AU COLLÈGE / FRAC / FONDS RÉGIONAL D’ART CONTEMPORAIN CHAMPAGNE-ARDENNE /

    Exposition ouverte du mardi au dimanche de 14h00 à 18h00

    Le Frac Champagne-Ardenne présente du 4 mai au 15 juillet la première exposition monographique en France de l’artiste roumain Mircea Cantor. Afin d’appréhender de manière poétique une fin du monde possible, l’artiste a intitulé cette exposition Ciel variable. Cette imprévisibilité du futur propose autant l’apocalypse qu’un renouveau potentiel, à l’image de la sculpture Monument for the End of the World, dont le carillon surplombant la maquette d’une grande ville serait activé par une éventuelle catastrophe.

    Untitled, 2006 (© Mircea Cantor)

    Œuvres textuelles, films/vidéos, photographies, installations, éditions, le travail de Mircea Cantor se déploie dans une étonnante diversité de médiums, sans répétition. Chaque pièce revêt un caractère de manifeste, chaque image est motivée. En proposant une réponse personnelle à une réalité saturée de signes parfois oppressants, Mircea Cantor bouscule et renverse les conventions, à l’instar de cette toile sur laquelle l’artiste a peint un nid constitué de brindilles a priori mortes mais qui bourgeonnent pourtant. Ce cycle de la disparition et du renouveau est constamment mis en jeu dans l’œuvre de Mircea Cantor qui nous rappelle ainsi la course effrénée au temps dans nos sociétés contemporaines.

    Ni rétrospective traditionnelle, ni présentation de pièces inédites, cette exposition est une manière pour l'artiste d'offrir une nouvelle lecture de son travail. Déployées dans tout l’espace du Frac, les œuvres produites à l’occasion révèlent et matérialisent la pensée non-linéaire de Mircea Cantor qui propose par-là même une cosmogonie : un univers de tous les futurs, de tous les passés, de tous les possibles. Untitled, 2006, présente ainsi un morceau de titre déchiré du journal Le Monde, auquel l'artiste a simplement ajouté deux S au feutre rouge - allégorie sensible de la fragilité de nos convictions face à la superposition infinie des mondes qui densifie notre conscience incertaine et inquiète. Mircea Cantor se place très souvent à la croisée de mondes et permet des rapprochements de mentalités, comme un témoin attentif de la société et des cultures, préoccupé par l'alchimie des idéologies dans la circulation infinie de la pensée.

    All the Directions, 2000 (© Mircea Cantor et Galerie Yvon Lambert, Paris, New York / Collection Yvon Lambert, Avignon )

    Remarqué à la Biennale de Venise 2003, à la Biennale de Berlin 2006, à l'exposition Forwart 02 à Bruxelles, au Philadelphia Museum of Art en 2006, à la galerie Yvon Lambert New York et Paris, lauréat du prix Ricard 2004, Mircea Cantor est l'une des figures marquantes de ces dernières années et appartient à une génération d’artistes d’Europe de l’Est révélés récemment. Ayant grandi en Roumanie pendant le communisme, Mircea Cantor fait part d’une incroyable lucidité et d'une distance sur les réalités des pouvoirs en place et sur les illusions de l’occident néo-libéral. Il est en outre très impliqué et engagé dans la scène artistique roumaine, entre autres à travers la revue Version dont il est l’un des co-éditeurs.

    Mircea Cantor est invité par le Collège / Frac Champagne-Ardenne pour une résidence de production à la Chaudronnerie au Lycée Val-de-Murigny à Reims. À cette occasion, l’artiste va produire un film 16mm dans lequel on discerne l’incandescence puis la dissolution d’une ombre - celle d’un drapeau en ombre portée dont on ne peut déterminer ni la forme, ni l’origine. Parce qu’il n’est pas identifiable, ce drapeau est à la fois emblématique de la fin d’un régime et d’un renouveau de la société, à échelle universelle.

    En conjonction de l’exposition, la première monographie de Mircea Cantor sera co-éditée par le Collège éditions et la galerie Yvon Lambert, Paris / New York. Parution prévue à l'automne 2007

     

  • Ce n'est qu'un lien vers un blog .... mais l'info vaut son pesant d'or !

    http://citoyennedumonde.hautetfort.com/archive/2007/06/08/vous-en-voulez-encore.html

  • LE GRAND MARCHE DE L’ART et SES MECENES

    je le réedite. 

     

     

    Ca commence par l’intervention d’Harry Bellet critique d’art à la Chelsey-Gallery et l’achat pour le compte de François Pinault d’un tableau pour un montant de 60 000 euros. Oui, on voit bien quelques secondes le tableau , c’est une espèce de n’importe quoi, des coups de pinceaux en rond et des inscriptions écrites au pinceau et peinture noire, des mots du type : mémoire  métro  travail  mine … !!! tout à fait n’importe quoi.
    Puis, c’est au tour de Philippe Ségalo d’expliciter le choix de F. Pinault pour une sculpture monumentale horizontal intitulée : ‘grande mer de métal’ (assemblage hétéroclite de plaques de métal striées et légèrement colorées de couleurs grisailles ) pour un montant de 7 millions de dollars.
    On apprend, ensuite, que F. Pinault est, depuis un certain temps déjà, le propriétaire de la société Christies (célèbre société de ventes d’art aux enchères) et qui vient de vendre un Modigliani pour 24 millions de dollars.
    Puis, la sculpture monumentale de Robert Rosenberg acheté par F. Pinault 7 millions de dollars a été revendu au musée John Elderfield pour 35 millions de dollars.
    Bien sûr, ça laisse quelque peu pantois, mais en fait, ce n’est qu’une goutte d’eau d’océan car en 2004, le marché de l’art a représenté un marché de 2,4 milliards d’euros dont 46% aux USA, 27% en UK et seulement 7% en France.

    Au tour d’Antoine de Gamay de nous entretenir du marché de l’art et de ses diverses maladies :
    Pas ou peu de vente d’artistes vivants
    Perte de la réalité des techniques artistiques et de leur complexité
    Concurrence restreinte à quelques collectionneurs très fortunés
    Pas de réel mécénat malgré les avantages fiscaux accordés
    Il faudrait inventer des lieux d’expos temporaires, créer un système à la française comme celui à l’américaine …

    Il est ensuite question d’un reportage très embourbé et longuet sur les avatars de l’île Segain à boulogne-billancourt.
    J’ai noté quelques noms, des personnes à contacter d’urgence car elles semblent vraiment bien placées pour encourager F. Pinault à venir acheter mes croûtes (il semble qu’il préfère la croûte à la mie). Paticia Barbizot est DG de Artémis et j’ai aussi noté Dorothée Pineau qui ne serait pas parente avec François.
    Jean-Jacques Aillagon Ancien président du centre G. Pompidou, ancien ministre de la culture, conseiller personnel de F. Pinault et de Paolo Costa ancien maire de Venise vient se justifier sur ses magouilles lamentables mais enrichissantes.

    On ne le verra pas, mais on apprendra que Monsieur Arnaud est le deuxième grand mécène Français. Le concurrent de Pinault.
    Si le mécénat consiste à acheter une merde 7 million de dollars pour la revendre 35 millions de dollars, je dis que je veux devenir mécène le plus tôt possible.

    Je sais, mon article vous paraît décousu, mais il n’est que le reflet du reportage.

    On parle avec Alfred Pacquemont ( DG de centre Pompidou) d’inflation des prix et on prend en exemple Niky de Saint Phalle inaccessible avec un budget de l’état de seulement 4,3 millions d’euros (même pas de quoi s’acheter la sculpture de l’utre nase !)

    A Dijon, la FRAC ne dispose de de 186 000 euros, une misère.
    Un dessin abstrait coûte 18 000 euros (sûrement le fils de Doria Garcia ou Eva Gonçales Sancho qui l’a fait !)
    Frank Elbaz exerce le merveilleux métier de marchand d’art.
    Jean Paul Guy de la FRAC de Bourgogne hurle à qui veut l’entendre que le pire drame est qu’il n’a pas le droit de vendre les œuvres acquises ! moi, je me demande pourquoi il ne lui a pas été demandé de fermer sa gueule.
    Catherine Heinich … mais qui est cette dame ?
    Jacques Rigault, président FRAC Aquitaine et aussi de ADMICAL nous cause du mécénat, lui aussi et fait le vœu d’être le dépositaire des fonds.

    On finit en beauté avec Christophe Monin responsable du mécénat du musée du Louvres qui nous fait la visite des plaques commémoratives des généreux donateurs, je vous fait grâce des marques commerciales, vous les connaissez déjà.

    Voilà !
    Vraiment pas de quoi casser trois pattes à un conard !
    Juste la confirmation de ce que nous savions, à savoir que l’art n’est qu’un alibi pour certaines grandes fortunes d’amasser de super gigantesques plus values et pendant ce temps, les vrais artistes occupent des emplois ordinaires pour ne pas crever de faim.