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« Jancovici et moi nous avons à peu près le même âge - à un an près - ce qui veut dire que sa formation intellectuelle remonte à près de trente ans ! Autant dire un siècle en matière techno-scientifique ... un ordinateur d'aujourd'hui et un ordinateur d'il y a trente ans n'ont qu'un rapport lointain en termes de puissance, de rapidité et d'applications (il n'y a guère que l'architecture générale qui subsiste). »
Il a tort et le tort tue, c’est bien connu !
Les ordinateurs fonctionnent toujours à partir des bits (ça devrait lui causer, pourtant) ….
La base est le binaire, des zéros et des uns (pas des huns).
Alors …. On peut toujours multiplier les bits, faire des mots en octal, en hexa, en …. What so ever …. ça reste des zéros et des uns.
On peut multiplier les têtes de lecture, les processeurs et booster les calculateurs et les horloges (on est passé de la milliseconde à la nanoseconde), les ordinateurs fonctionnent toujours en mono tâche … malgré les artifices qui les font se comporter comme des multitâches à l’aide des batches processes ….. Les tunnels qui véhiculent les données résultant des calculateurs font la queue pour entrer au bon moment dans le programme.
Alors …. Aller plus vite et compiler plus de volume peut paraître impressionnant ….. ça reste du binaire et ça ne vaut toujours pas autant qu’un cerveau humain ordinaire.
Le jour où l’homme inventera l’ordinateur sans composants électronique n’est pas pour demain !
Je l’ai ouï à la télé, à la radio et dans les journaux, tout le monde se souvient de ce qu’il faisait et de l’endroit où il était le jour où on apprend la funèbre nouvelle de la mort d’un grand homme (les femmes ça doit être moins évident car on n’en parle jamais).
Moi, par exemple, je me souviens très bien du jour de la mort de Claude François, j’étais dans ma baignoire avec mon transistor, mon savon et mes joujous qui flottent …. Depuis, je ne prends plus que des douches !
Le jour de la mort de Coluche, j’étais à moto ….. j’ai acheté une auto.
Voici quelques confidences que j’ai pu recueillir auprès de personnes signifiantes de notre société française (de celles qui fondent la France profonde) :
Ma concierge : Le jour de la mort de de Gaulle, j’ai commencé par faire les carreaux de l’entrée, ensuite, j’ai fait les marches, puis le perron et enfin les communs et je suis rentrée dans ma loge car j’avais une envie urgente et pressante et c’est au moment ousque je me suis assise sur la lunette que le poste de radio a annoncé que le général avait passé l’arme dans la gauche …. Ça m’a bien fait chier !!!!!
Le facteur : Quoi ! ? Il est mort ! ?
Bernadette sous biroute, la fille de mon voisin de palier : Ah Ben moi je sais pas répondre une fois …. J’étais pas née !
Conne Bénédicte (soixante huitarde qui n’a pas évolué) : Nous, on a fait des barricades, comme Gavroche, on a balancé des gros pavés sur la gueule des CRS SS et on a brûlé des bagnoles et on a fait des armes de destructions massives en enflammant des cocktail mous lot oves dans des poussettes qu’on lançait sur les forces du désordre et on scandait des leitvotives dans la sœur bonne … on criait « mors z’y l’œil », « dans l’cul la balayette », « sous les pavés les gueules ensanglantées des CRS », « papa achète-moi une ferrari », « maman j’veux une robe de chez Dior », « on veut des nougats » …….. etc ………
Euh …. C’était quoi la question ?
Un routier qui tient à rester anonyme : Ben, je crois bien que je roulais …. Oui, c’est ça, je roulais sympa !
Une blonde époxy peroxydée par le coiffeur du Mont Bouy : ouais, vous vous foutez de moi, c’est un test de cul i, hein ! ? ben s’il est mort, je me mange les couilles !!!!!
Le conseiller municipal à la culture de Bornambusc : Oh, vous savez, moi, les ragots …. Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre !
Un couple de gays qui en ont vu d’autres … : nous, le jour où de Gaulle est mort, on était ensemble à la Bastille pour écouter Mélenchon nous bourrer ….. le mou !!!
Moi : mais …… Mélenchon n’était encore qu’un inconnu (comme le soldat) …
Eux : pas pour nous, c’est lui qui nous a présentés …. Tiens ! Ben justement, c’était le jour de la mort de Karl Marx !
Le jardinier du bois d’Boulogne : Le jour où de Gaule a bouffé les pissenlits par les racines, j’étais jeune et belle et j’avais pas besoin de jardiner pour survivre …. Aujourd’hui …. Je suis vieille et les clients se font plus rare que les rouflaquettes de chauves !
Voilà !
J’ai ainsi pu démontrer que tout le monde se souvient bel et bien de ce qu’il faisait le jour où Thanatos prend en charge les vieux pour les remettre en main propre à Hadès.