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neighborough

  • le coup du parapluie

     

     

     

    Notre époque est certes formidable, comme toutes les autres avant celle-ci, mais elle n’est pas que formidable, elle est aussi extraordinaire.

     

    Comme mon pote Driout se morfond dans sa tour de babel (oued) – trop de lecture tue la lecture – et puis, faut voir ce qu’il lit ! des trucs à foutre le bourdon à une ruche entière !

     

    J’ai donc décidé de faire fi de ma timidité et de ma fierté personnelle pour lui narrer ma petite aventure de ce jour et qui m’arriva il y a quelques minutes …. Si ça peu lui dérider les fesses, j’aurais rendu service à la France et à la choucroute de mont de marsant en le rendant de nouveau visible aux yeux de ses voisins (ou en tout cas audible !)

     

    Il y a donc de cela une ou deux heures, la sonnette de la porte d’entrée tintinnabule gaiement comme chaque fois qu’on la chatouille.

    Je vais à la dite porte et l’ouvrant, je tombe nez à nez avec notre voisine, femme célibataire depuis qu’elle a décidé de vivre seule.

    -         « auriez-vous de allumettes à me  prêter ? » me questionne-t-elle de sa voix minaude.

    -         « Mais oui, bien sûr, entrez, je vous en prie. » Eh oui, plus poli que moi, y’a pas !

     

    Je file à la cuisine chercher la boîte de bâtons souffrés (c’est fini depuis longtemps, l’usage du souffre, mais comment dire ?) et les tends à cette brave voisine.

    -         « C’est pour allumer les bougies de mon gâteau d’anniversaire. » me précise-t-elle.

    -         « Ah ! mais alors, joyeux anniversaire, chère voisine ! »

    -         « Vot’ dame est pas là ? »

    -         « Elle est partie rendre visite à sa maman. »

    -         « Mais alors vous êtes tout seul ? » et le ton de sa voix avait quelque chose de bizarre, d’indéfinissable.

    -         « Oui, je travaille sur internet, j’écris des conneries pour dérider les fesses à Pidi ! »

     

    Elle se met à rigoler comme si elle était au courant.

    -         « Si vous voulez, je vous invite à partager mon gâteau. » me dit-elle avec des espèces de paillettes dans les yeux.

    -         « Je ne veux pas vous importuner….. et puis si Pidi apprend que je me laisse distraire, il risque de ne plus rire du tout ! »

    -         « Bougez pas, je vais chercher mon gâteau et on le mange ensemble. » et avant que j’ai le temps de lui expliquer que ….  Que ….  Euh ! ça ne m’arrange pas vraiment, elle disparaît. Oh pas longtemps, à peine quelques minutes.

     

    Elle s’est installée sur la table de la véranda, a allumé ses bougies (que je n’ai pas eu la goujaterie de compter) puis elle les a soufflées.

    En mangeant le gâteau, il m’est venu une idée particulièrement imbécile. Je lui ai, en effet dit :

    -         « Si j’avais su, je vous aurais  acheté un cadeau. »

     

    Elle m’a regardé d’une façon vraiment spéciale et puis sans crier gare, elle s’est levé et est venue s’asseoir sur mes genoux en me susurrant à l’oreille :

    -         « Ca pourrait être toi mon petit cadeau. » 

     

    J’étais bien trop interloqué pour avoir une réaction sensée. D’ailleurs, avant que mes petites cellules grises se remettent en route, elle a collé ses lèvres humides dans mon cou en me léchant et en aspirant doucement comme une sangsue ou un vampire.

    Je suis hypersensible du cou (des genoux aussi, d’ailleurs) j’ai donc fait un bond incontrôlé et nous sommes partis à la renverse. Mais elle, est restée scotchée à mon cou et elle a continué à pousser son avantage en me léchouillant sans vergogne. Je me débattais comme un asticot à son hameçon, mais rien n’y faisait. Alors, je me suis raisonné en pensant que plus je me débattais, plus ça l’excitait. Je me suis roidi et n’ai plus bougé. Si on m’avait mis une boîte de sauce tomate entre les fesses, elle aurait explosé.

    Effectivement, elle a changé de cible et j’espérais qu’elle allait décrocher, mais j’ai compris que la bosse de mon pantalon trahissait de ma part une certaine excitation réciproque.

    Avant que j’ai le temps de réciter un pater et deux noster, je me suis retrouvé à poil ! mon pantalon a volé comme un étendard et mes chaussures ont sauté comme des ballerines. Puis, j’ai senti que mon mât glissait dans sa bouche chaude et humide.

    J’ai fini par me laisser totalement aller en attendant la suite passivement.

    C’est évidemment à ce moment que ma femme est entrée. Elle avait oublié  son parapluie et malgré le grand beau temps, ma femme ne peut se passer de son pépin qui lui apporte l’assurance de rester au sec.

    A la vue du spectacle, elle s’est saisie de son parapluie et j’ai regretté de ne pas avoir le mien pour me protéger de l’averse de coups que nous avons reçu. La voisine, les nichons à l’air s’est levé mais n’a pu éviter quelques bons coups sur la tête … elle s’est emparée de son gâteau et l’a projeté sur la tronche de ma femme qui s’en est trouvée interloquée et aveuglée.

    J’en ai profité pour me saisir de mon portable et m’éclipser subrepticement pour monter dans notre chambre à l’étage d’où je suis en train de vous narrer cette aventure.

    Mais j’entends des pas ….. elle arrive …… Adieu, mes amis, je sais que vous m’avez bien aimé malgré mes turpitudes et mon caractère acariâtre !

    Je vous lègue cette histoire en pensant ne plus vous revoir !

    Adieu

    Astalavista

    Auviederzen

    Tchao

    Byebye

    Kenavo ….. 

    ne m’oubliez pas, pensez à moi de temps à autre ….. restez sobres et propres sur vous …..  évitez les mauvais coups ….. soyez bons avec votre voisine, mais pas trop !!!!

    Adieu

    Adieu, je ne crois plus vous revoir, mais je le regrette !!

    Vite ! je clique avant qu’elle entre ………