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  • Les enquêtes de DVDP (David Van Den Proutt)

    David profita de sa journée pour se rendre à la grande bibliothèque.

    Il avait, dans sa poche une photocopie des documents décodés par Maurice et s’en allait consulter certaines archives de journaux pour essayer de comprendre ce qui s’était réellement passé.

    Les notes de Maurice se composaient ainsi :



     

     

    Avr 75 M.E. H Merid kart att cul 20% pic 15M

     

    Dec 75 G. artsing copi Verm. 50m

    mars 76 transf. Tab tripoli – f. offr

    avr 76 DKR G. DKART G.A. iv transf to antwerp mask & terre stat 5m

    mars 76 v. off. P.M. val. dip. 60-76M att cul 30%

    oct 76 vir G.A. Zur 4m

    nov 76 vir Lauz at cult 09687BN 557Kv 65 – 20m

    Janv 77 ZA Pret. Anticar M.E. french g. gaugh & dali

    mai 77 vir ZA Pret. Anticar 100m lauz

    Oct 90 DKR G. DKART dongo cav nativ hemba mask luba stat bronz 10M a recup Bembé bois cu 1m

     

     

     

     

     

  • Chroniques africaines

    Savons-nous le goût de la nostalgie ?


    Ca m’amusera (on fait avec ce qu’on a) toujours ces hurluberlus qui ne sont jamais sortis de leur trou à rat et qui viennent vous parler sous le nez de l’Afrique !
    Ils vous en parlent très exactement comme ils vous parleraient du boulevard saint-michel ou de la gare st lazarre ou de la rue du général de gaulle à rueil-malmaison.
    Pour eux, l’afrique est une histoire de quartier , ils pensent à leur charcutier, au débit-de-boissons-tabac-journaux-tiercé-brasserie, à la boulangère et ses petites miches, au gardien du square, au facteur, à la voisine …. Et surtout aux images dans le poste qui télévise et dans lequel on peut voir, dans certains films, des hommes de couleurs dans des huttes aux toits de chaume …. Qu’importe s’il s’agit en fait d’un documentaire sur l’amazonie, tous les noirs se ressemblent.
    Alors, ils s’évadent vers ces lointains horizons, à dos de chameau ou en 4x4 ….. qu’importe le voyage, à l’arrivée c’est toujours des peuplades à moitié nues qui dansent autour d’un grand feu avec des sagaies à la main ! et là, il y a danger car une grande marmite est posée sur le grand feu et ils se disent qu’ils vont faire les frais du repas et c’est le charcutier qu’ils voient s’avancer avec son hachoir à saucisses.

    Quand moi y’en a penser à l’Afrique, moi y’en a pas y penser comme ça.

    L’afrique est un vaste continent.
    J’y vois des hommes et des femmes, des émotions, des sentiments, des paysages, des villes, des mers, des animaux, des arbres gigantesques baobab, des fleurs des ibiscus des flamboyant des ilang-ilang des bougainvilliers il y a des odeurs, des parfums de musc et d'encens de santal et d'ambre …. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, l’afrique est immense et pourtant je ne suis pas où j’aimerais être, cet endroit idyllique ce petit coin de paradis qui contient le tout.

    Parlez moi encore de l’afrique, emmenez moi  aux god windows à pilgrim rest à zinkwazi aux chutes du zambèze au kruger park à omdurmann à la chasse aux perdrix dans le bush à la recherche des geisers d’eau salée et chaude et des pierres silicifiées du désert Lybien aux ruines de cyrène aux hespérides de tolmétha au festin des lions à la marche terrifiantes des troupeaux de buffles et à celle imposante des éléphants aux rives du nil au pied des pyramides à l’océan indien à malakal dans ma case gabonaise mon lodge à sodwana en kwazoulou land  ou dans le dragensberg et le braï du pilanesberg ….. mais ne me parlez plus jamais de lagos.

    Tant que je vis encore, j’irai revoir mes rêves.

  • LE GRAND MARCHE DE L’ART et SES MECENES






    Ca commence par l’intervention d’Harry Bellet critique d’art à la Chelsey-Gallery et l’achat pour le compte de François Pinault d’un tableau pour un montant de 60 000 euros. Oui, on voit bien quelques secondes le tableau , c’est une espèce de n’importe quoi, des coups de pinceaux en rond et des inscriptions écrites au pinceau et peinture noire, des mots du type : mémoire  métro  travail  mine … !!! tout à fait n’importe quoi.
    Puis, c’est au tour de Philippe Ségalo d’expliciter le choix de F. Pinault pour une sculpture monumentale horizontal intitulée : ‘grande mer de métal’ (assemblage hétéroclite de plaques de métal striées et légèrement colorées de couleurs grisailles ) pour un montant de 7 millions de dollars.
    On apprend, ensuite, que F. Pinault est, depuis un certain temps déjà, le propriétaire de la société Christies (célèbre société de ventes d’art aux enchères) et qui vient de vendre un Modigliani pour 24 millions de dollars.
    Puis, la sculpture monumentale de Robert Rosenberg acheté par F. Pinault 7 millions de dollars a été revendu au musée John Elderfield pour 35 millions de dollars.
    Bien sûr, ça laisse quelque peu pantois, mais en fait, ce n’est qu’une goutte d’eau d’océan car en 2004, le marché de l’art a représenté un marché de 2,4 milliards d’euros dont 46% aux USA, 27% en UK et seulement 7% en France.

    Au tour d’Antoine de Gamay de nous entretenir du marché de l’art et de ses diverses maladies :
    Pas ou peu de vente d’artistes vivants
    Perte de la réalité des techniques artistiques et de leur complexité
    Concurrence restreinte à quelques collectionneurs très fortunés
    Pas de réel mécénat malgré les avantages fiscaux accordés
    Il faudrait inventer des lieux d’expos temporaires, créer un système à la française comme celui à l’américaine …

    Il est ensuite question d’un reportage très embourbé et longuet sur les avatars de l’île Segain à boulogne-billancourt.
    J’ai noté quelques noms, des personnes à contacter d’urgence car elles semblent vraiment bien placées pour encourager F. Pinault à venir acheter mes croûtes (il semble qu’il préfère la croûte à la mie). Paticia Barbizot est DG de Artémis et j’ai aussi noté Dorothée Pineau qui ne serait pas parente avec François.
    Jean-Jacques Aillagon Ancien président du centre G. Pompidou, ancien ministre de la culture, conseiller personnel de F. Pinault et de Paolo Costa ancien maire de Venise vient se justifier sur ses magouilles lamentables mais enrichissantes.

    On ne le verra pas, mais on apprendra que Monsieur Arnaud est le deuxième grand mécène Français. Le concurrent de Pinault.
    Si le mécénat consiste à acheter une merde 7 million de dollars pour la revendre 35 millions de dollars, je dis que je veux devenir mécène le plus tôt possible.

    Je sais, mon article vous paraît décousu, mais il n’est que le reflet du reportage.

    On parle avec Alfred Pacquemont ( DG de centre Pompidou) d’inflation des prix et on prend en exemple Niky de Saint Phalle inaccessible avec un budget de l’état de seulement 4,3 millions d’euros (même pas de quoi s’acheter la sculpture de l’utre nase !)

    A Dijon, la FRAC ne dispose de de 186 000 euros, une misère.
    Un dessin abstrait coûte 18 000 euros (sûrement le fils de Doria Garcia ou Eva Gonçales Sancho qui l’a fait !)
    Frank Elbaz exerce le merveilleux métier de marchand d’art.
    Jean Paul Guy de la FRAC de Bourgogne hurle à qui veut l’entendre que le pire drame est qu’il n’a pas le droit de vendre les œuvres acquises ! moi, je me demande pourquoi il ne lui a pas été demandé de fermer sa gueule.
    Catherine Heinich … mais qui est cette dame ?
    Jacques Rigault, président FRAC Aquitaine et aussi de ADMICAL nous cause du mécénat, lui aussi et fait le vœu d’être le dépositaire des fonds.

    On finit en beauté avec Christophe Monin responsable du mécénat du musée du Louvres qui nous fait la visite des plaques commémoratives des généreux donateurs, je vous fait grâce des marques commerciales, vous les connaissez déjà.

    Voilà !
    Vraiment pas de quoi casser trois pattes à un conard !
    Juste la confirmation de ce que nous savions, à savoir que l’art n’est qu’un alibi pour certaines grandes fortunes d’amasser de super gigantesques plus values et pendant ce temps, les vrais artistes occupent des emplois ordinaires pour ne pas crever de faim.