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  • Affaire DSK - SCOOP - dernière minute ....

    Le j.t. ne dit pas combien il a de femmes de ménage dans son luxueux immeuble au loyer raisonnable de 105 000 Euros par mois (le prix de mon 3 pièces en Seine St Denis !!!!!)


    Si vous croisez A. St Claire, dites-lui bien que je suis fan d'elle et de son fric !

     

  • La poésie fout l’camp et Buridan s’en mors les dents !

     

    Une grande poétesse contemporaine qui écrit dans Marie-Claire-de-thune et Voici-mon-cœur-pourri  a publié un poème sur le net.

    Jusque là , rien de bien excitant …..

    Mais après avoir lu …….

     

    La poésie
    Ne devrait être que douceur,
    Brise teintée d'une tendresse irisée,
    Larmoiement subtil indandescent
    Dans le violent brasier des fureurs erronées.

    La poésie
    Ne devrait être que délicatesse,
    Ciel venant embrasser la Terre,
    La ceignant d'une saine bénédiction,
    Lâcher de colombes ébouriffées par le Soleil.

    La poésie
    Ne devrait être que paix,
    Nid douillet tissé d'attentive écoute,
    Don désintéressé de ses mots assortis
    A la trame harmonieuse de l'univers silencieux.

    La poésie
    Ne devrait être qu'amour,
    Elan bonifiant tout éclat de vie,
    Courageux artisan des ondes pacificatrices,
    Constructeur inlassable des liens vivifiants.

    Je vous en supplie,
    Bâtissons, ensemble, le nid
    Que nous devons préparer à l'Amour,
    Lorsqu'Il reviendra nous chercher...

     

     

     

    Et ma réponse :

     

     

                Ballade VI

     

    Contres de la gaudisserie,

    Entervez tousjours blanc pour bis,

    Et frappez, en la hurterie,

    Sur les beaulx sires bas assis.

    Ruez de feuilles cinq ou six,

    Et vous gardez bien de la roe,

    Qui aux sires plante du gris,

    En leur faisant faire la moe.

     

     

    La giffle gardez de rurie,

    Que vos corps n’en ayent du pis,

    Et que point, à la turterie,

    En la hurme ne soyez assis.

    Prenez du blanc, laissez du bis,

    Ruez par les fondes la poe,

    Car le bizac, à voir advis,

    Faict aux Beroars faire la moe.

     

     

    Plantez de la mouargie,

    Puis ça, puis là, pour l’artis,

    Et n’espargnez point la flogie

    Des doulx dieux sur les patis.

    Vos ens soyent assez hardis,

    Pour leur avancer la droe ;

    Mais soient memorandis,

    Qu’on ne vous face la moe.

     

     

                  ENVOI.

     

    Prince, qui n’a bauderie

    Pour eschever de la soe,

    Danger du grup, en arderie,

    Faict aux sires faire la moe.

     

     

    François Villon

     

     

    IX.

    Premièrement, au nom du Père,
    Du Filz et du Saint-Esperit,
    Et de la glorieuse Mère
    Par qui grace riens ne périt,
    Je laisse, de par Dieu, mon bruit
    A maistre Guillaume Villon,
    Qui en l’honneur de son nom bruit,
    Mes tentes et mon pavillon.

    X.

    A celle doncques que j’ay dict,
    Qui si durement m’a chassé,
    Que j’en suys de joye interdict
    Et de tout plaisir déchassé,
    Je laisse mon cœur enchassé,
    Palle, piteux, mort et transy :
    Elle m’a ce mal pourchassé,
    Mais Dieu luy en face mercy !


    XI.

    Et à maistre Ythier, marchant,
    Auquel je me sens très tenu,
    Laisse mon branc d’acier tranchant,
    Et à maistre Jehan le Cornu,
    Qui est en gaige détenu
    Pour ung escot six solz montant ;
    Je vueil, selon le contenu,
    Qu’on luy livre, en le racheptant.


    XII.

    Item, je laisse à Sainct-Amant
    Le Cheval Blanc avec la Mulle,
    Et à Blaru, mon dyamant
    Et l’Asne rayé qui reculle.
    Et le décret qui articulle :
    /Omnis utriusque sexus/,
    Contre la Carmeliste bulle,
    Laisse aux curez, pour mettre sus.



    XIII.

    Item, à Jehan Trouvé, bouchier,
    Laisse le mouton franc et tendre,
    Et ung tachon pour esmoucher
    Le bœuf couronné qu’on veult vendre,
    Et la vache qu’on ne peult prendre.
    Le vilain qui la trousse au col,
    S’il ne la rend, qu’on le puist pendre
    Ou estrangler d’un bon licol !

    François Villon


    Ruteboeuf,  Rabelais, Antonin Artaud, Jacques Prévert, B. Vian, Mallarmé, Rimbaud, Jean Auvray, Pierre Louÿs, René Guy Cadou, Baudelaire, G. Apollinaire, Ferré, Brassens ...... et tous les autres ..... ne seraient pas de grands poètes s'ils s'étaient contenté de vers de mirliton et de minauderies.

    Désolé, mais la poésie ne se résume pas à quelques mots trop tièdes pour toucher l'âme.

     

    Passe-moi donc le temps

     

     

    Passe-moi donc le temps

    Que j’assaisonne ma vie

    D’une graine d’automne

    D’un rayon de radis

    D’une lueur de vent

    De trois pépins de pommes

     

     

    Par la fenêtre ouverte

    J’ouïs le chant des fourmis

    Sur le sentier des muettes

    Paissent cois les yétis

    J’engrange l’or des soies

    Te l’offre qui que tu sois

     

    Passe-moi donc la lune

    Que j’épice mon huis

    Qu’une simple brume brune

    Enchante toute mes nuits

    Pulsation de pulsar

    Il est déjà trop tard

     

    Le soleil les yeux vides

    Ecoute les murmures

    Du paresseux rapide

    Astiquant son armure

     

    Moi aussi j’ai des vers

    Qui ne veulent rien dire

    Qui prennent de grands airs

    Pour se faire applaudir

     

    J’ai aussi des mots creux

    Des phrases  poitrinaires

    Concepts ténébreux

    Jugements lapidaires

     

    La poésie se meurt

    On en fait une chose

    Qui pue la nuit la mort

    Et les mots saccharoses

                                                            Yfig    26 mai 2011

     

    PS :

    Si vous croisez DSK, dites-lui 'merde' de ma part !